9 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux Évêques amis du Mouvement des Focolari
Je pense à la situation ici, en Occident, désormais trop fortement marquée par les effets de l’individualisme. Les réseaux autrefois solides de la famille, de l’amitié et de la communauté cèdent la place à une fragmentation toujours plus grande, tandis que la liberté est de plus en plus présentée comme une autonomie absolue : la possibilité de rechercher son bonheur sans aucune limite morale, naturelle, ni même humaine (cf. Lettre encyclique Magnifica Humanitas, 118).
Et pourtant, nous observons un paradoxe.
Malgré toute l’importance accordée à la liberté individuelle, les personnes se sentent aujourd’hui souvent moins libres d’être véritablement elles-mêmes ou de poursuivre leurs idéaux les plus élevés, en raison d’une peur cachée d’être jugées ou de ne pas être acceptées.
En outre, cette perte d’ouverture aux autres, qui accentue le sentiment de désunion, finit par nous priver du bonheur pour lequel nous avons été créés, puisque nous sommes faits à l’image du Dieu Trinité, qui est lui-même communion de personnes : Père, Fils et Saint-Esprit.
En nous révélant le cœur du Père, le Christ nous montre le sens le plus profond de notre existence, de nos relations et le chemin du bonheur.
Par le don de l’Esprit, nous sommes devenus enfants de Dieu, participants à la vie divine ; et de cette communion avec Dieu découle notre communion les uns avec les autres, comme frères et sœurs dans le Christ.
La réponse aux douloureuses divisions qui affligent notre monde ne consiste pas à créer davantage de commissions ou à lancer davantage de projets, mais à revenir à la source de notre unité dans la Sainte Trinité.
En effet, nous devons devenir des contemplatifs !
