7 juin 2026 – Discours du Pape Léon XIV avec le monde de la culture, de l’art, de l’économie et du sport »
Tisser des liens signifie, servir de manière désintéressée. Un regard objectif révèle que des hommes et des femmes animés par la foi ont construit des hôpitaux et des écoles, ont donné naissance à des initiatives solidaires et ont parlé un langage redonnant leur dignité aux personnes. C’est pourquoi il convient de se demander en toute honnêteté si le monde — et en particulier l’Europe — aurait forgé son identité sans l’empreinte spirituelle qui a imprégné son histoire. Il ne s’agit pas d’une provocation, mais d’une invitation à réfléchir à la question de savoir si l’éternité, qui a fait irruption dans le temps et l’espace par l’incarnation de Jésus-Christ, peut se réconcilier à nouveau avec le quotidien.
Est-il vraiment possible de croire que l’Europe — que nous aimons tant — serait elle-même sans l’empreinte de la foi ? Pourquoi craindre que l’éternité imprègne le quotidien ? Le cri de mes prédécesseurs résonne encore : « N’ayez pas peur ! Ouvrez grand les portes au Christ ! » Jésus-Christ ne nous enlève rien et nous donne tout.
Je veux me demander à haute voix : quelles sont les personnes exclues malgré leurs vertus et leurs capacités ?
