19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière ru Chapelet au sanctuaire Marial de Mamã Muxima en Angola
Nous avons prié ensemble le Saint Rosaire, une dévotion ancienne et simple, née dans l’Église comme une prière pour tous. Saint Jean-Paul II l’a définie comme la prière d’un christianisme qui a conservé la « fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l’Esprit de Dieu à « avancer au large » […] pour redire, et même pour “crier” au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur » (Lett. ap. Rosarium Virginis Mariae, n. 1).
Nous avons médité les mystères glorieux de la vie de Jésus, en contemplant dans sa glorification notre destin et dans son amour notre mission. Le Christ, à Pâques, a vaincu la mort, nous montrant le chemin pour retourner vers le Père. Et pour que nous puissions, nous aussi, parcourir ce chemin lumineux et exigeant, en faisant participer le monde entier à sa beauté, il nous a donné son Esprit, qui nous anime et nous soutient dans notre cheminement et notre mission. Comme Marie, nous sommes nous aussi faits pour le Ciel, et c’est vers le Ciel que nous marchons avec joie, en regardant vers Elle, Mère bonne et modèle de sainteté, pour porter la lumière du Ressuscité à nos frères et sœurs que nous rencontrons, comme nous l’avons fait symboliquement au début de chaque “dizaine”, avec des représentants de chaque vocation et de tout âge.
Sanctuaire de la “Mère du cœur”. C’est un très beau titre, qui nous fait penser au Cœur de Marie : un cœur limpide et sage, capable de conserver et de méditer les événements extraordinaires de la vie du Fils de Dieu (cf. Lc 2,19.51). En priant ensemble, nous avons nous aussi fait de même, en nous laissant accompagner par Marie dans le souvenir de Jésus. Nous avons retracé avec Elle divers moments de la vie de son Fils, afin de nourrir en nous un amour universel comme le sien (cf. Rosarium Virginis Mariae, n. 11).
Réciter le Rosaire nous engage donc à aimer chaque personne avec un cœur maternel, de manière concrète et généreuse, et à nous dépenser pour le bien les uns des autres, en particulier celui des plus pauvres. Une mère aime tous ses enfants, bien qu’ils soient différents les uns des autres, de la même manière et de tout son cœur. Nous aussi, devant la Mère de notre cœur, nous voulons promettre de faire de même, en nous dévouant sans réserve pour que personne ne manque d’amour, et avec lui, du nécessaire pour vivre dignement et être heureux : pour que ceux qui ont faim aient de quoi se nourrir, pour que tous les malades puissent recevoir les soins nécessaires, pour que les enfants aient accès à une Instruction adéquate, pour que les personnes âgées puissent vivre sereinement leurs années de vieillesse. Une mère pense à toutes ces choses : Marie pense à toutes ces choses, et elle nous invite, nous aussi, à partager sa sollicitude.
La Vierge Marie nous demande de nous laisser toucher par les sentiments de son cœur, afin d’être, comme elle, des artisans de justice et des porteurs de paix
C’est l’amour qui doit triompher, non la guerre ! C’est ce que nous enseigne le cœur de Marie, le cœur de notre Mère à tous.
Offrons tout à Marie, en nous donnant tous à nos frères, et accueillons avec joie, par son intercession, la bénédiction du Seigneur, afin de la transmettre à tous ceux que nous rencontrons.
