Plus Dieu paraît superflu, plus les conflits, la violence, la guerre et la destruction se multiplient entre les hommes

Plus Dieu paraît superflu, plus les conflits, la violence, la guerre et la destruction se multiplient entre les hommes

Publié le 27 juillet 2026

Benoit XVI, in Le Seigneur nous tend la main. Et Artège 2026, pages 211-212

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"La tour de Babel (Gn 11,1-9) raconte comment l’humanité, unie au centre de la terre, avait acquis une puissance incroyable et se sentait capable de construire une tour vers le ciel. Elle n’avait plus besoin de divinité, car elle-même, l’humanité, pouvait créer son propre accès au ciel, était capable de se forger son propre dieu, de tout faire, elle pouvait tout faire. Mais, précisément à ce moment de puissance extrême, elle s’est effondrée, les uns ne comprenaient plus les autres, les uns se dressaient contre les autres, et la tour ne fut pas construite, ne fut pas achevée.

     Il me semble que c’est une image de notre situation. L’homme a véritablement acquis une puissance impressionnante : il peut créer l’homme, il peut le détruire, il peut bâtir le monde, il peut tout faire, il n’a plus besoin de Dieu, il peut créer son propre paradis. Et, précisément au moment où l’homme atteint son apogée, plus Dieu paraît superflu, plus les conflits, la violence, la guerre et la destruction se multiplient entre les hommes. Là où règne l’orguil, nous dit l’Evangile, la véritable humanité ne peut s’épanouir. Apparemment, l’homme peut tout faire, sauf l’essentiel : aimer, connaître la vérité, vivre e harmonie avec autrui et ainsi vivre dans un monde d’amour et de vérité.

     Ce ne sont ni l’orgueil, ni la puissance humaine, ni la science qui ouvrent la porte du ciel, mais Dieu lui-même, qui dans son humilité se donne à nous.

     L’Evangile nous invite à véritablement renoncer à l’orgueil, à nous ouvrir au don de l’Esprit Saint."

    

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