Léon XIV en France : les petites phrases de sa Visite à Paris, Lourdes, Metz

Publié le 2026-10-07

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25 septembre 2026 - Voyage apostolique en France : Paroles du Saint-Père aux journalistes lors du vol aller Rome-Paris

      Je me rends avant tout en France, comme partout ailleurs dans le monde, en tant que disciple de Jésus-Christ désireux de proclamer la paix, la paix du Christ, à travers le monde. C’est un message qui, en cette période, comme nous le savons tous, revêt une importance particulière.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     La France est très souvent au cœur de la prière du Pape, qui n’oublie pas ses origines familiales normandes et béarnaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

  25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

   Depuis des siècles, la France brille comme un phare culturel, artistique et spirituel, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde. Forte de ses Écoles cathédrales, de ses Universités, de ses Académies, lieux essentiels de recherche de la vérité, la France a contribué à forger l’intelligence des populations, bien au-delà de ses frontières. L’illumination d’esprits d’exception français, qui étaient en même temps de grands catholiques, souligne combien les sciences, les arts, la littérature, la philosophie peuvent concourir au bien de l’humanité dès lors qu’ils sont orientés vers la recherche du beau, du bien et du vrai, afin que le monde ait la vie.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Le savoir-faire français est synonyme d’excellence dans de nombreux domaines. Il s’est notamment illustré de manière remarquable dans le vaste chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, auquel nombre d’institutions, tant privées que publiques, ont dès le début participé ; et auquel vous avez, Monsieur le Président, réservé une attention particulière, ce dont je vous remercie. Je salue avec reconnaissance tous les artisans et corps de métiers qui s’y sont investis. La récente réouverture de la cathédrale à la célébration du culte divin, comme aux visiteurs du monde entier, n’est pas seulement le couronnement d’une prouesse technique, mais le symbole d’une espérance retrouvée, la preuve que ce que l’on croyait détruit à jamais peut renaître grâce à la collaboration de chacun, et le témoignage d’une unité réalisée dans l’effort commun. Un si bel accomplissement doit inspirer à tous les acteurs de la vie politique, sociale et religieuse du pays un nouvel élan pour œuvrer sans cesse dans un esprit d’unité, avec la force d’une vivante espérance.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     La France est aussi une terre aux riches racines chrétiennes. Depuis saint Irénée et le baptême de Clovis, l’âme de votre patrie s’est déployée en puisant dans le christianisme un génie spirituel, culturel, intellectuel, artistique et missionnaire, qui rayonne aujourd’hui à travers le monde. C’est ainsi que, dans la France du XVIe siècle, s’est épanoui l’humanisme qui cherchait à unifier l’héritage gréco-romain et la foi chrétienne. Aux célèbres penseurs de la Renaissance, puis du Grand Siècle, feront suite ceux des Lumières, la France apportant alors au monde de véritables conquêtes ; parmi elles, la reconnaissance des Droits de l’homme, inscrits dans la nature de la personne humaine, en particulier la liberté religieuse.   

 

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Cette attention permanente à la dignité inhérente à toute personne humaine trouve un écho dans votre devise nationale. La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots gravés sur les frontons de vos édifices publics, mais renvoient à des exigences éthiques universelles qui trouvent aussi dans le message évangélique une source inépuisable d’inspiration et d’accomplissement.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     La Déclaration universelle des droits de l’homme, qui fut proclamée dans cette ville de Paris - et où le juriste français et prix Nobel de la paix, René Cassin joua un rôle de premier plan dans son élaboration - a eu pour but de créer une conscience générale de la dignité inaliénable de la personne humaine. Saint Jean-Paul II, qui considérait ce document comme « une véritable pierre milliaire sur le chemin du progrès moral de l'humanité », avait conscience que « toute menace contre les droits humains, aussi bien dans le cadre des biens matériels que dans celui des biens spirituels, est également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité ». [1]

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     La question du respect de la dignité humaine et des droits et libertés fondamentaux qui dérivent de la nature humaine se pose à toute époque et doit accompagner les évolutions de la société et du progrès technique. En effet, « au fil des siècles, le développement technologique a contribué à une amélioration significative des conditions de vie de l’humanité ; en même temps, chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguë d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service du bien » ( Magnifica Humanitas, n. 4). Déjà en son temps, Georges Bernanos percevait le risque de voir l’obéissance aveugle et l’irresponsabilité devenir maîtres d’un “Paradis des Machines”. Il soulignait comment, pour leur échapper, la civilisation française avait, au contraire, travaillé pendant des siècles à former des hommes libres, pleinement responsables de leurs actes. [2]

Pour cette raison, il m’est apparu indispensable d’aborder, dans ma première Lettre Encyclique, le thème de l’Intelligence Artificielle, afin de replacer la personne humaine au cœur de toute réflexion. Pour ne pas perdre notre humanité au milieu du “paradis de machines” qui envahissent et conditionnent notre quotidien, il est urgent de former les esprits à un discernement éthique, capable de voir ce qui est moralement bon. Cette exigence est requise pour reconnaître le bien véritable qui fait grandir l’homme selon sa vocation première, dans le respect inconditionnel de sa liberté intérieure et de sa dignité sacrée.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Je voudrais rappeler « qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social » (Discours au Corps Diplomatique, 9 janvier 2026). Ce dialogue est d’autant plus urgent dans le contexte de la France d’aujourd’hui où des personnes de différentes appartenances culturelles et religieuses sont appelées à vivre ensemble et à donner leur contribution à l’édification de la société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Il existe de nos jours la tentation d’attendre de la science une solution et une consolation à toutes nos souffrances. Le risque est souvent de tomber dans l’illusion. Lorsque la science et la technologie ne sont pas éclairées par la conscience, elles peuvent proposer des solutions immédiates qui semblent répondre aux désirs et aux douleurs des hommes et des femmes, mais qui en réalité peuvent gravement les détourner du bien auquel ils aspirent profondément.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     N’oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous, qui commence par une conversion de l’intelligence et du cœur, et qui nécessite un engagement réel et désintéressé envers nos frères et sœurs.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Comment ne pas voir aussi dans un tel engagement l’expression de la juste laïcité de la Cité terrestre ? Le chrétien impliqué dans la vie publique, et agissant selon la lumière de sa conscience éclairée par la foi, ne peut être considéré comme un prosélyte ou une menace à l’unité de la patrie. En effet, « la véritable laïcité n’exclut pas la dimension religieuse, mais sait au contraire en tirer parti comme d’une ressource éducative » (Discours aux participants à la réunion nationale des enseignants de religion catholique, 25 avril 2026).

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     C’est précisément la raison pour laquelle l’École catholique a toute sa place dans le paysage éducatif d’un pays comme la France. « Cela s’inscrit d’ailleurs dans une attitude plus large, indispensable à tout dialogue, à l’école comme dans la société : connaître et aimer ce que l’on est, pour savoir aller à la rencontre de l’autre avec respect et ouverture d’esprit » (Ibid, 25 avril 2026).

     Une juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, mais à travailler pour que l’État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun, pour que le monde ait la vie.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Mais comment évoquer cette région du monde, où est né le Prince de la Paix il y a deux mille ans, sans penser aussi à toutes ces populations affectées par les conséquences de conflits et à tous ceux qui sont affligés par le fléau de la guerre. Nous ne pouvons pas rester indifférents devant de telles souffrances qui blessent la dignité humaine et crient justice à Dieu. La gravité de ces situations doit nous interpeler et appelle chacun, là où il se trouve, à une véritable conversion du cœur et à un changement d’attitude.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de l’Elysée

     Face aux bruits de bottes et aux crises multiformes qui ébranlent notre monde, la France a la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme, notamment au sein de notre chère Europe. Puisse la France, dans la fidélité à ses valeurs, creuser le sillon d’une paix désarmée et désarmante, et offrir avec responsabilité sa contribution irremplaçable en faveur de la paix. Que votre liberté grandisse sans cesse dans le souci du bien commun. Que votre fraternité embrasse l’humanité tout entière. Et que l’égalité à laquelle vous aspirez s’établisse toujours sur les fondements de la justice et de la charité, sans supprimer les différences entre les personnes, mais en les faisant fructifier harmonieusement au profit de la société tout entière.

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Construire ensemble un monde juste est le fondement même de la coopération internationale. Nos expériences, nos aptitudes et nos compétences visent à édifier un espace accueillant pour tous et fécond pour chacun, afin que tous les peuples puissent grandir dans la paix.

 

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     En 2027 [deux mille vingt-sept], nous célébrerons le 75e [soixante-quinzième] anniversaire de la présence du Saint-Siège à l’UNESCO : une présence qui découle de la conviction que l’avenir dépend avant tout du respect et de la promotion de la dignité inaliénable de chaque être humain créé à l’image de Dieu.

 

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Une question fondamentale mérite d’être approfondie, une question qui appelle de toute urgence une réponse : Que signifie être humain ? Chaque culture est confrontée à cette question, qui est au cœur de toute forme de savoir, de tout art et de toute religion. Même au XXIe siècle, après tout, nous ne pouvons pas tenir pour acquis que nous savons qui est la personne humaine ni ce que signifie vivre en tant qu’être humain. En effet, chaque génération est appelée à se confronter à cette question, en particulier face aux tragédies qui, malheureusement, se répètent encore aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

      La personne humaine est un être conçu et né. Ainsi, être humain, c’est d’abord être un enfant. Aucun d’entre nous n’a choisi de l’être. Aucun d’entre nous n’a décidé de qui, quand ni où naître. Cette vérité évidente met en lumière un aspect qui n’est pas seulement biologique, mais éthique : en tant qu’enfants, nous sommes tous frères et sœurs. Dès le départ, notre humanité est un don et une épreuve, une promesse et une responsabilité. Pour chaque être humain, la naissance établit un lien primordial – une communion de vie qui trouve sa source, et son premier cadre éducatif, dans la famille.

 

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Nous naissons tous nus et dans le besoin. Nous sommes pauvres de naissance, nous avons besoin de pain et de paroles, d’attention et d’affection – c’est-à-dire de tout ce qui nourrit le corps et l’esprit. Nous le savons bien, et pourtant, en devenant adultes, nous risquons de l’oublier. Ce sont précisément ceux qui sont dans le besoin qui subissent les conséquences les plus graves de cet oubli, chaque fois que leur humanité est trahie ou mise de côté, exploitée ou trompée. Oublier les circonstances de notre naissance obscurcit l’idée même de la vie humaine, car cela détache la vie de l’histoire commune à nous tous. Ainsi, la vie n’est plus comprise comme un don, mais comme une marchandise. Elle n’est plus considérée comme un appel à la bienveillance et à la responsabilité, mais comme un produit à exploiter. En effet, cette alternative tragique nous rappelle qu’être humain, c’est être libre par nature. Puisque nous avons tous été des enfants, notre liberté commence par notre réponse à la liberté de celui qui se tourne vers nous le premier – que ce soit par des gestes d’affection ou de rejet, d’accueil aimant ou de négligence et de cruauté.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Entretenir la mémoire de notre humanité commune, c’est reconnaître sa grandeur – c’est-à-dire son immense potentiel – même si elle est diminuée par de nombreuses formes de mal et d’injustice. Ceux qui œuvrent dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture sont d’autant plus appelés à prendre soin de chaque personne, afin que la beauté de notre liberté puisse resplendir. Cette beauté a un nom : la justice.

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     La liberté est en effet belle lorsqu’elle est orientée vers le bien et la vérité ; elle est défigurée lorsqu’elle sombre dans l’arbitraire, la violence ou la soif de pouvoir. Être humain implique donc une responsabilité devant l’histoire. L’être humain est celui qui grandit, apprend et travaille à la fois de ses mains et de son esprit. Par ce travail, nous pouvons cultiver la terre ou la défigurer, créer des œuvres d’art ou les détruire. À ce moment précis, nous devons reconnaître que la plus terrible des “œuvres humaines” est la guerre, car c’est alors que la science elle-même est mise au service d’une volonté inhumaine de détruire et de tuer.

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

      Le progrès scientifique, lorsqu’il est dissocié de la sagesse, peut se transformer en arme de destruction ; la culture, lorsqu’elle est soumise à l’idéologie, peut dégénérer en mensonge et en propagande ; l’éducation, lorsqu’elle abandonne la vérité, peut devenir un instrument de manipulation des consciences.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

    La paix ne peut être construite seulement par des traités, ni par des compromis entre des forces opposées. La paix est authentique lorsqu’elle jaillit de la vertu de la justice plutôt que d’un simple contrat, et d’une volonté droite plutôt que d’un équilibre instable d’intérêts. En effet, seule une volonté droite peut reconnaître dans l’autre un frère ou une sœur, une personne comme soi-même.

 

 

 

 

     25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Parmi les défis auxquels sont confrontés aujourd’hui les mondes de la science et de l’éducation, j’attirerais particulièrement l’attention sur ceux qui découlent du vaste domaine de la technologie. Nos efforts dans ce domaine doivent garantir que les nouvelles technologies restent au service de la personne humaine, plutôt que de devenir un instrument supplémentaire de domination et d’injustice

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Au fil des siècles, de nombreuses tâches autrefois accomplies par des êtres humains ont été confiées à des machines, dont les capacités et les applications n’ont cessé de s’étendre. Plus récemment, certains systèmes artificiels ont même reçu le nom de notre faculté humaine de pensée : l’intelligence. Dans le même temps, cependant, nos idées et nos relations risquent d’être appauvries par un processus de déshumanisation. Le paradoxe est devenu de plus en plus évident : alors que l’« intelligence » est attribuée à des systèmes informatiques, nous avons du mal à reconnaître la dignité inaliénable des personnes humaines, dont les vies sont jugées selon le critère de l’efficacité et qui, lorsqu’elles ne sont plus considérées comme productives, sont rejetées et mises au rebut.

     Cette réalité douloureuse nous invite à méditer à la fois sur la fragilité de notre nature humaine et sur l’immense dignité de chaque personne humaine – une dignité qui reste intacte même dans les circonstances les plus précaires, jusqu’à la mort elle-même.

 

 25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

    L’être humain est certes celui qui naît, mais aussi celui qui meurt. Notre dignité n’est pas détruite par la maladie ou la souffrance, et elle ne dépend pas non plus de nos capacités. Au contraire, elle appelle une attention bienveillante à chaque étape de la vie.

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Pour la foi chrétienne, le mystère de la personne humaine trouve sa pleine lumière danss le Christ, qui, « dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation » (Concile Œcuménique Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et Spes, n. 22). À sa lumière, chaque personne nous apparaît comme une créature voulue et aimée de Dieu. Cette lumière nous aide également à saisir plus profondément le sens de notre expérience humaine commune.

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Je voudrais faire appel à deux images tirées de la Bible, le grand trésor culturel de l’humanité. Il s’agit de la tour de Babel et de la place publique de la Pentecôte. Je les propose comme moyens de représenter l’unité de la famille humaine qui, aujourd’hui encore, est sans cesse appelée à discerner la voie qui lui est propre, ainsi que le sens de l’histoire dans laquelle elle est plongée. Ces récits bibliques dépeignent deux formes de vie en société qui nous invitent à réfléchir sur la réalité de notre temps.

      La tour de Babel représente une unité imposée par la domination (cf. Gn 11, 4). En même temps, cet édifice révèle que plus le pouvoir cherche à opprimer, plus il s’affaiblit lui-même, dévoilant ainsi son visage inhumain. Nous le constatons dans les souffrances et les injustices causées par le despotisme, ainsi que dans les formes d’exploitation qui nuisent tant à la société qu’à l’environnement. Comme l’histoire nous l’enseigne, de nombreux empires se sont enivrés de leur puissance avant d’être consumés par celle-ci et de s’effondrer comme une tour. Le résultat de cette fierté, d’abord exaltée puis abaissée, est la dispersion. La prétention de se faire l’égal de Dieu et de soumettre les peuples à un joug unique conduit à une confusion des langues et à une incompréhension mutuelle. Au lieu d’atteindre le ciel, comme elle prétendait le faire, la tour de Babel s’est effondrée, avec un double résultat négatif. Comme l’unité qu’elle imposait était forcée, la diversité qui a suivi son effondrement s’est transformée en source de conflit. Aujourd’hui, la tentation de Babel réapparaît dans une mondialisation poursuivie sans fraternité, dans des formes rapaces de néocolonialisme, dans les impositions idéologiques et dans tous ces « contacts sans liens » qui réduisent la vie humaine au commerce (cf. Commission Théologique Internationale, Quo Vadis, Humanitas ?, n. 42). La science elle-même, lorsqu’elle est réduite à une technique de pouvoir, ne sert plus à élever la personne humaine, mais risque au contraire de dégrader les fruits de l’activité humaine.]

     Aujourd’hui, en particulier, nous disposons des moyens de relier instantanément les personnes et les continents ; pourtant, dans le même temps, nous assistons à l’émergence de nouvelles formes d’isolement, de pauvreté matérielle et spirituelle, et d’abandon. La communication est devenue beaucoup plus rapide, mais pas nécessairement plus véridique. L’information est abondante, mais elle n’est pas synonyme de sagesse. Sans un fondement éthique commun, les nombreux canaux de communication risquent de multiplier les fausses informations et de donner cours à des mots vides de sens, entravant ainsi le dialogue au lieu de le favoriser.]

        L’intelligence artificielle amplifie ce problème. Bien que ces systèmes puissent établir des corrélations entre les données, ils ne peuvent répondre aux questions qui concernent le sens de la vie humaine, lequel trouve ses racines dans l’expérience vécue. Or, les êtres humains ne peuvent vivre sans sens. Le sens est l’oxygène de l’esprit. C’est pourquoi les défis de la communication, qui sont toujours aussi des défis de l’éducation, font de la recherche de la vérité une question de justice sociale et d’équité historique. C’est pourquoi l’éducation dans ce domaine est essentielle, et je salue l’initiative de l’UNESCO à travers son programme d’éducation aux médias et à l’information (EMI), qui promeut l’utilisation responsable des médias et des outils numériques.

      En effet, sans vérité, le langage devient soumis à la logique de la violence et à la volonté arbitraire des puissants. D’autres sont alors exclus au nom du profit, et des innocents sont tués au nom de la liberté. Au lieu de respecter la loi, ceux qui détiennent le pouvoir l’invoquent lorsqu’elle sert leurs intérêts et la bafouent lorsqu’elle les entrave, traitant la justice elle-même comme s’il s’agissait d’une marchandise que l’on peut acheter et vendre. Si nous prenons conscience que la corruption de la loi commence par la corruption du cœur, nous pouvons reconnaître à quel point toute science risque de perdre son sens véritable lorsqu’elle est pratiquée sans éthique, et cesse ainsi de servir et de refléter la dignité humaine.

     À cet égard, j’encourage la communauté internationale dans son ensemble à accorder une attention particulière à la protection des enfants et des jeunes. À l’ère numérique, leur vulnérabilité ne doit jamais devenir une occasion d’exploitation. Puissent ces technologies soutenir leur croissance, leur éducation et leurs relations, en préservant leur liberté de penser et de discerner, et en restant toujours au service de la dignité de la personne humaine.]

       La corruption de la culture que nous examinons trouve sa rédemption sur la place publique de la Pentecôte. Là, un message de paix est accueilli comme une bonne nouvelle par les peuples de toutes les nations. Ce message proclame la résurrection de Jésus, c’est-à-dire la victoire de la vie sur la mort et le salut qui donne de l’espoir au monde. Le jour de la Pentecôte, la place publique devient un lieu où l’on célèbre la paix qui guérit toute atteinte à la personne humaine. Chacun des présents a entendu le message “dans sa propre langue maternelle” (cf. Ac. 2, 8). La communion ne supprime en rien la diversité. Au contraire, elle permet à la diversité de s’épanouir dans l’harmonie des voix et des visages. Dans la proclamation de la paix, la richesse des cultures devient porteuse d’une vérité universelle.   

     L’enseignement biblique nous montre ainsi la voie pour atteindre ce que nous recherchons tous : « cette unité qui n’annule pas les différences, mais valorise l’histoire personnelle de chaque personne et la culture sociale et religieuse de chaque peuple » (Homélie lors de la messe d’intronisation, 18 mai 2025). Ce n’est pas la domination de Babel, mais la paix de la Pentecôte, qui rend possible une telle communion entre tous les peuples. Chaque culture, par conséquent, réalise sa sagesse la plus élevée lorsqu’elle recherche la paix et le bien de tous, témoignant ainsi du sens authentique de notre humanité.

          [Ceux qui œuvrent dans le domaine de l’éducation savent que seule la vérité nous rend libres. Ceux qui enseignent et ceux qui mènent des recherches savent que l’erreur nous asservit à l’ignorance et à la superstition. Chaque fois que nous rencontrons des obstacles à notre mission, rappelons-nous qu’il n’y a qu’une seule Terre pour tous et une nature humaine commune. On ne peut comprendre l’être humain en séparant ce qui est indissociable : le corps et l’âme, la vie personnelle et les relations, notre rapport aux autres et à l’environnement. Tout cela fait partie de l’unité de notre existence. C’est pourquoi cultiver la terre, c’est aussi cultiver l’humanité qui l’habite. L’éducation et la science sont appelées à cette tâche. En effet, ce n’est pas un hasard si chaque culture, selon l’étymologie même du mot, est un acte de culture. Je renouvelle donc l’appel de mes prédécesseurs à prendre soin ensemble de la personne humaine et de la création : le Pape Benoît XVI a évoqué la nécessité d’une écologie de la personne humaine, tandis que le Pape François a développé la perspective d’une écologie intégrale (cf. Benoît XVI, Discours au Bundestag, 22 septembre 2011 ; François, Lett. enc. Laudato Si’, nn. 137–162).]

     La pierre de touche qui nous permet d’évaluer notre engagement est l’attention que nous portons aux plus petits et aux pauvres : les enfants dans le sein e leur mère et sur les différents théâtres de guerre, les personnes souffrant d’un handicap physique ou intellectuel, les personnes âgées, les migrants, les réfugiés, ainsi que tous ceux qui sont exclus avec arrogance au motif qu’ils ne sont pas productifs. Ils constituent le véritable critère de vérification de nos prétentions à respecter la dignité humaine, et leur protection et leur promotion s’étendent également à la création. À cela s’oppose une volonté d’exploiter et de piller, en tirant le maximum de chaque être vivant, en consommant sans préserver, en détruisant sans cultiver. Ainsi, la crise écologique actuelle est une crise anthropologique ; de plus, l’Église est convaincue que chaque culture porte en elle une sagesse qui mûrit au sein d’un écosystème de peuples. L’habitat de la personne humaine c’est la société – non pas un environnement purement physique, comme le désert ou l’océan pour les animaux, mais un environnement moral et relationnel. Là où règne la paix sociale, les peuples s’épanouissent dans la justice.

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Chaque enfant qui naît apporte de l’espérance.

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

    Chaque homme et chaque femme qui consacre sa vie à la recherche de la vérité accomplit un acte d’espérance.

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Nous croyons, en effet, que l’éducation est l’instrument qui permet de surmonter les peurs réciproques et que la science peut être au service de la vie de chaque être humain, en semant aujourd’hui les graines d’une bonne récolte pour l’avenir. Cette confiance nourrit notre espérance dans la charité, c’est-à-dire dans le service pour le bien du prochain : en nous consacrant tous, avec cohérence, à notre magnifique humanité, la paix pourra enfin s’épanouir.

 

 

 

25 septembre 2026 - Visite à l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)

     Nous ne sommes pas en chemin vers le néant. C’est pourquoi l’âme humaine, dans sa relation avec Dieu, ressent encore mieux l’appel à cultiver la paix au moyen d’une alliance entre des peuples qui se reconnaissent comme enfants du même Père et comme frères et sœurs.

 

 

25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

     la prière du soir nous rassemble en ce lieu qui, plus que tout autre, invite depuis des siècles Paris à regarder vers le ciel. Sept années se sont écoulées depuis que le monde entier, retenant son souffle, a vu la cathédrale s’embraser dans un incendie effroyable. À l’époque déjà, nous avions levé les yeux, déconcertés, conscients de l’impuissance humaine face à l’impondérable. Cette douleur n’était pas seulement celle des catholiques, ni celle des seuls croyants. Nous avons pris conscience, en cette heure dramatique, que Notre-Dame est plus qu’un monument. La participation collective à la reconstruction, et aujourd’hui la splendeur du résultat, révèlent que le cœur d’un peuple bat en ce lieu, que nous sommes au centre vital d’une civilisation, que le passé et l’avenir s’étreignent, que le ciel et la terre se rencontrent.

 

 

 

    

25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

     Les chrétiens ne fuient pas la complexité, car Dieu lui-même les a appelés à suivre son Fils dans un monde déjà habité, déjà en mouvement, déjà marqué par les misères et la bonté des êtres humains. Le chemin de la Croix révèle, certes, les ténèbres qui traversent le monde, mais plus radicalement encore l’amour de Dieu qui triomphe de la mort.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

     La cathédrale n’est pas une enveloppe de pierre à admirer : elle vit du mystère sacré qui y est célébré. Vidée de l’action liturgique, elle perdrait son âme.

 

 

 

 

 25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

    À vous qui célébrez quotidiennement l’Eucharistie, je demande de veiller à ce que les célébrations liturgiques soient toujours vécues avec dignité et convenance, même là où de plus petites communautés se rassemblent. Soyez les héritiers conscients des Pères et des Saints de l’Église qui, au fil des siècles, nous ont transmis la signification profonde et la beauté de la liturgie, en témoignant toujours d’une grande humilité face au Mystère célébré. Le Concile Vatican II, dont la richesse doit beaucoup à la France, a recueilli et approfondi cet héritage de manière éminente, en reconnaissant son rôle central dans la vie ecclésiale (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 10).

 

 

 

25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

     Je vous exhorte donc tous, évêques, prêtres, diacres et personnes consacrées, à cultiver un amour authentique pour la liturgie et à être témoins et serviteurs de la vocation prophétique, sacerdotale et royale de tout le peuple de Dieu.

 

 

 

 

  25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

    La liturgie reste en cela un reflet de la vie. La joie eucharistique s’affirme et se répand là où l’harmonie est retrouvée, là où la dignité renaît, là où l’autorité devient service, là où la liberté reprend son cours. C’est le plus grand don que nous puissions partager. Faites donc passer la communion avec le Successeur de Pierre et avec l’Église avant vos sensibilités personnelles, afin de cultiver l’unité du peuple de Dieu. Ensemble, nous serons la prophétie qu’un monde réconcilié est possible.

 

 

 

 

 

  25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

     Préservez donc votre vie intérieure avec le Seigneur, à l’école des nombreux saints qui vous ont précédés, en puisant toujours à la source de l’amour infini de Dieu dans la prière silencieuse. Votre mission découle avant tout de cette relation intime avec le Seigneur qui vous attend.

 

 

 

 

  25 septembre 2026 - Célébration des vêpres avec les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes. Cathédrale Notre-Dame de Paris

     Que Marie, qui a gardé le Verbe dans ses entrailles, garde votre fidélité, et qu’elle soit l’étoile qui guide la mission de l’Église en France. Sainte Marie, Notre-Dame de Paris et Mère de l’Église, prie pour le peuple français, soutiens ses pasteurs et marche toujours à nos côtés.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     Chers amis, la première chose que je voudrais dire est très simple : merci ! Merci à Dieu, merci à vous, merci pour votre courage, merci pour votre présence, merci pour votre foi. Vous êtes les saints de France !

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     « Pour moi, vivre, c’est le Christ » (cf. Ph 1, 21). En répétant cette déclaration d’amour, nous essayons de partager l’expérience de l’Apôtre. Celui-ci témoigne, en effet, que Dieu n’est jamais étranger à sa vie, mais que, au contraire, Il vient à sa rencontre : Il l’appelle auprès de lui, le transforme intérieurement, l’envoie dans le monde.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     Nous sommes tous concernés par cette dynamique spirituelle, aujourd’hui encore. Il est vrai, comme tu le dis, que la société dans laquelle nous vivons semble indifférente à Dieu. Mais le Seigneur n’est pas indifférent à nous ! Voilà ce qui compte… et ce qui nous donne toujours de l’espérance !

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     Que beaucoup soient étrangers à la question de Dieu est, en effet, un problème ; mais que beaucoup soient étrangers à la question de l’homme l’est tout autant.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

      Combien de personnes, malheureusement, se désintéressent de leur prochain, menant une vie égoïste, ou bien méprisent les pauvres en gaspillant leurs biens dans des choses futiles.

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     Combien rejettent les personnes simples ou malades, pensant que chacun ne vaut que par ce qu’il produit.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     L’homme s’égare lorsqu’il affirme que Dieu est mort. Si Dieu n’est pas avec lui, l’homme n’a plus de salut et perd le sens de son existence, qui se réduit à une impasse ou au néant. En revanche, celui qui dit :  Pour moi, vivre, c’est le Christ ! , fait exactement l’expérience du contraire.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     Dans le Christ, en effet, nous savons que Dieu n’est jamais indifférent à l’homme ! Par Jésus, crucifié et ressuscité, Il donne sa propre vie pour que nous en vivions. Voilà donc la manière d’annoncer le Christ qui allie courage et respect : l’annoncer comme Évangile de salut ; comme parole de vérité et de vie. Cet Évangile est une bonne nouvelle pour tous, une annonce libératrice et une règle de vie nouvelle.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     La rencontre avec le Christ ouvre au dialogue et prépare à sa paix, car elle offre à chaque homme et à chaque femme la promesse la plus grande, qui comble tous les désirs : la promesse de la vie éternelle.

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 1ère partie

     Il est impossible de témoigner du Christ sans aimer ceux à qui nous voulons l’annoncer.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Aujourd’hui, cette grande mission est plus urgente que jamais, car elle nous invite à naviguer avec discernement au cœur des mutations technologiques et numériques actuelles, sans diminuer notre humanité.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Lorsque nous nous consacrons à la protection des plus petits et des plus faibles, nous reconnaissons notre propre faiblesse dans laquelle nous nous retrouvons tous. Cette fragilité propre à la vie humaine ne nous effraie pas, mais nous unit en tant que créatures qui se découvrent frères et sœurs dans le Christ. C’est Lui le premier qui se donne à nous, et le signe vivant de cette grâce est l’Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne » (LG 11). Nous tirons de ce sacrement, qui soutient notre foi, la force de nous donner, nous aussi, à notre prochain, en imitant la gratuité du Seigneur Jésus. La recherche de la justice et de la paix nous oblige à constater les conflits que nous vivons nous-mêmes, et à purifier notre cœur. En nous engageant au service de Dieu et des autres, nos blessures trouvent alors consolation et rédemption.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

      Il n’existe aucun échec dont Dieu ne puisse nous relever : sa miséricorde est notre joie. Et pourtant, vous avez cité l’anxiété et l’incertitude comme des obstacles à votre enthousiasme. Ce sont là des sentiments très répandus en raison de la précarité des projets d’avenir, du caractère provisoire des liens affectifs et de la fragilité des relations.

 

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     L’expérience de la fragilité, de toute fragilité, devient pour un disciple du Christ une occasion de témoignage. Celui qui suit Jésus sur le chemin du service humble et gratuit est libéré de l’angoisse et retrouve un nouvel enthousiasme faisant l’expérience de la joie et de la paix intérieures ; non pas des sentiments passagers ou subjectifs, mais ancrées dans la certitude de la foi dont nous témoignons ensemble comme Église.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Ensemble, nous formons l’Église : fragile et sainte, comme des vases d’argile qui renferment un trésor (cf. 2 Co 4, 7). Saint Paul nous rappelle, une fois encore, que c’est précisément dans la faiblesse que nous sommes forts (cf. 2 Co 12, 10). C’est surtout dans les moments de difficulté que Dieu soutient notre liberté et nous encourage par sa grâce. Il a voulu vivre en tant qu’homme, afin que nous puissions vivre avec Lui, pour toujours, comme témoins joyeux de l’espérance.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Chers amis, c’est dans cette amitié avec Jésus que s’opère notre discernement, une réflexion en implorant le don du Saint-Esprit. Il s’agit d’un exercice constant pour avancer avec ordre et assurance.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Inspirez-vous de l’exemple des saints : même dans la persécution, ces frères et sœurs ont ouvert des chemins de paix. Regardez ces prêtres passionnés par le Christ, comme saint Eugène de Mazenod et saint Jean-Marie Vianney ; regardez la beauté mystique de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ; la bienheureuse Pauline Jaricot, fervente dans la charité et la mission ; le courage des 50 [cinquante] martyrs de l’apostolat de la seconde Guerre Mondiale qui ont servi leurs frères jusqu’au sacrifice de leur vie.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Les saints ont changé le cours de l’histoire, faisant passer beaucoup de personnes de la souffrance à l’espérance ; car ils ont d’abord changé leur propre cœur, en le transformant à la lumière de la foi.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Chers jeunes, lorsque vous discernez votre vocation, soyez certains que le Seigneur ne vous parle pas de manière confuse, mais il s’adresse à chacun par votre nom, et il vous invite à le suivre car il vous aime. En accueillant son Évangile, l’esprit clair et le cœur pur, vous comprendrez comment Jésus vous appelle à servir. Il s’agit toujours d’un don de vie : plein, fidèle, débordant d’amour. Pour vaincre l’angoisse ou l’incertitude, ayez le courage de dire un seul mot, simple et magnifique : merci. Merci, Jésus, pour ton amour.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 2ème partie

     Je m’adresse à ceux d’entre vous – et ils sont nombreux ici ce soir – qui pensent entendre l’appel à suivre Jésus sur la voie du sacerdoce ou de la vie consacrée. Chers amis, l’Église en France a tant besoin de vous !... elle prie pour vous, elle vous attend. Chers amis, n’ayez pas peur de cet appel ! Ayez de l’audace ; ayez confiance en Jésus qui veut faire de vous ses plus proches amis : Il ne vous décevra pas et sera toujours à vos côtés ; votre vie sera merveilleusement belle et féconde.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Dans la nuit, la lumière apparaît encore plus éclatante.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     L’Apôtre Saint Paul observe son époque, et il accueille l’inspiration divine, c’est-à-dire l’Esprit Saint qui ouvre toujours des perspectives lumineuses d’avenir.

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Pour éclairer notre époque et transformer le présent à la lumière de l’Esprit, rappelons-nous avant tout que, comme Timothée, nous sommes des hommes et des femmes de Dieu.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Jeunes de France, vous portez dans votre cœur un immense désir de liberté, un mot qui résonne avec force dans votre culture. Mais quelle est donc la source de la vraie liberté ? Jésus nous l’indique clairement lorsqu’Il dit que c’est la vérité qui nous rendra libres (cf. Jn 8, 32) ; et que la Vérité, c’est Lui-même (cf. Jn 14, 6) ! Voilà donc la source de la vraie liberté : la relation vivante avec Jésus.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     La compagnie du Seigneur donne, en effet, sagesse à nos projets et beauté aux désirs que nous portons dans le cœur. Dieu traverse notre âme comme une lumière en nous invitant à un renouveau permanent, à une conversion qui donne tout son sens à l’existence, parce qu’elle fait de nous les acteurs d’une histoire qui passe de la confusion à la recherche de la vérité ; de l’indifférence à l’engagement pour la justice. Saint Paul le dit par trois verbes qui font appel à notre liberté : évite, tends, combats.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     L’Apôtre écrit à Timothée : avant tout, « évite ces choses », c’est-à-dire l’orgueil, la vanité, la violence, la cupidité (cf. 1 Tm 6, 4.10). Ce sont là des sentiments qui nous saisissent et qui nous possèdent. L’égoïsme qui les caractérise cache une solitude effrayante. Pour savourer la proximité de Dieu et la fraternité humaine, il faut rejeter cette convoitise qui consume les relations sans rien donner en retour, et qui nous gave de choses sans nous rassasier. C’est là un style de vie qui pousse à tout avoir, mais à n’être personne ; à recevoir quantité de “j’aime”, mais à rester seul avec soi-même.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Celui qui vit avec Dieu tend vers le meilleur : il est en exercice constant. Il recherche la vertu, c’est-à-dire la force qui le rend bon et vrai.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     La dynamique qui caractérise l’existence chrétienne porte un nom précis : elle s’appelle chemin de sainteté. C’est le chemin que le Seigneur ouvre devant chacun de nous, en nous accompagnant tout au long de la route. Et combien de fils et de filles de cette terre bien-aimée de France se sont laissés conduire sur cette voie ! Pensons, par exemple, au bienheureux Marcel Callo, un jeune Français, scout et ouvrier qui, dans l’obscurité du camp de concentration, n’a pas cessé de tendre vers le bien, en restant libre intérieurement.

 

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Au fur et à mesure que nous avançons sur ce chemin de la sainteté, il apparaît clairement qu’il ne suffit pas d’éviter le mal : il faut choisir le bien.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Pour faire les bons choix, souvenez-vous de ce critère : le bien donne la vie, il ne l’enlève jamais. Le bien prend soin, il ne prend pas pour lui-même. Le bien n’est pas un beau concept, mais le visage rayonnant de l’amour : il est Dieu en personne !

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Les vertus que saint Paul nous indique comme reflets de sa bonté sont les suivantes : la justice envers l’humanité ; la piété et la foi envers Dieu ; la charité envers tous ; la patience envers ceux qui nous font souffrir ; la douceur qui caractérise ceux qui recherchent la paix avec un cœur pur.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Les principes d’égalité et de fraternité qui inspirent votre société trouvent ici leur fondement : plus que des prescriptions légales, ce sont les choix radicaux et courageux d’un cœur libre. Faire nôtres ces principes n’est pas seulement un engagement moral : c’est choisir de devenir des hommes et des femmes authentiques, libres de tout compromis.

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     L’Apôtre nous livre un troisième verbe : combattre. En effet, éviter le mal et tendre vers le bien implique de combattre. Combattre, oui, comme l’a fait saint Paul, souvent représenté une épée à la main, image de la Parole de Dieu, « l’épée de l’Esprit » (Ep 6, 17). Ce verbe résonne avec force, ici en France, terre de sainte Jeanne d’Arc, une jeune fille qui a su combattre avec audace. Mais attention, le verbe comme l’image nous sont désormais clairs : le combat auquel nous sommes invités est celui de la foi, c’est-à-dire l’engagement à vivre selon l’Évangile en tant que disciples de Jésus, le Fils de Dieu qui fait de nous des frères et sœurs. C’est en son nom que nous recevons la force des justes pour résister à la tentation.    

 

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Nous savons, malheureusement, qu’il y a des forces qui s’opposent à notre relation avec Dieu ; des puissances qui cherchent à diviser les personnes et les peuples en les dressant les uns contre les autres. Ces maux ont non seulement un visage violent, mais prennent aussi parfois une apparence insidieuse ; car ils promettent précisément ce qu’ils nous enlèvent, à savoir le bonheur. Mais lorsque nous nous sentons entourés de leur obscurité, la lumière de l’Esprit Saint nous éclaire et nous réconforte : cette nuit, donc, choisissons ensemble les vertus que nous devons développer pour suivre le Seigneur.

 

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     Nous ne sommes pas seuls sur ce chemin de sainteté, car nous le parcourons en union avec tous nos frères et sœurs qui nous entourent. Nous avons aussi pour alliés les saints qui nous soutiennent dans l’épreuve. Chers amis, lorsque les choix de la vie exigent du courage, sollicitez leur intercession et imitez leur exemple. Comme nous l’avons chanté dans les litanies, l’encouragement des saints nous assure que nous ne sommes jamais seuls dans la prière, que nous ne sommes jamais seuls dans l’Église. En ces temps particuliers, demandons leur aide pour être des artisans de paix : désir éternel de Dieu et engagement constant de l’humanité ! Ce soir, j’ai évoqué certains d’entre eux. Demandons également à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de nous enseigner sa petite voie de l’amour quotidien, fondement solide de toute paix durable.

    

 

 

25 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, en présence de 80 000 jeunes – 3ème  partie

     L’œuvre bien faite, celle qui est bonne, c’est la rédemption que Jésus accomplit pour nous. Dans son combat contre le péché et la mort, la victoire du Christ nous libère, elle nous sauve de tout mal et nous invite à faire toute sorte de bien.

 

 

 

26 septembre 2026 - Visite au Centre d’accompagnement et d’intégration sociale Maison Bakhita, à Paris

     L’histoire de l’Église et de l’humanité, à y regarder de plus près, n’est pas écrite par ceux qui donnent l’impression de vaincre en s’imposant et en occupant l’espace, mais par ceux qui « font de la place », instaurent des processus de paix, suscitent la confiance et encouragent la vie. Il ne s’agit pas de simples sentiments, mais de décisions et d’engagements à contre-courant, dont nous comprenons de mieux en mieux l’importance publique et la promesse d’avenir.

 

 

 

 

 26 septembre 2026 - Visite au Centre d’accompagnement et d’intégration sociale Maison Bakhita, à Paris

    Personne n’est si pauvre qu’il n’ait rien à donner ; personne n’est si riche qu’il n’ait rien à recevoir. Il n’y a de vie en abondance que là où la limite de chacun s’ouvre à la présence mystérieuse des autres, en qui c’est l’Autre par excellence, le Dieu de la vie, qui se fait proche.

 

 

 

 

26 septembre 2026 - Rencontre avec les membres de l’Assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes, à l’Institut catholique de Paris

     Je ressens avant tout une grande gratitude pour l’œuvre imprévisible de Dieu. Comme vous et avec vous, je suis émerveillé par le nombre de personnes qui se présentent aujourd’hui sur le seuil de la foi, et par les nombreux adultes qui demandent les sacrements de l’initiation chrétienne.

 

 

 

26 septembre 2026 - Rencontre avec les membres de l’Assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes, à l’Institut catholique de Paris

     Nous sommes en effet appelés à nous tourner vers nos frères et sœurs, en redécouvrant le style propre à Dieu, fait de proximité, de compassion et de tendresse. Avec une tendresse pastorale et une charité fraternelle, nous devons reconnaître, accueillir et préserver la petite flamme que le Saint-Esprit a allumée dans l’obscurité de la nuit, la petite graine qui aspire à grandir même au milieu des épines et des ronces.

 

 

26 septembre 2026 - Rencontre avec les membres de l’Assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes, à l’Institut catholique de Paris

     Les nouveaux baptisés ne sont pas seulement appelés à recevoir : leur foi est un trésor qui s’offre à l’Église de France et à l’Église universelle.

 

 

 26 septembre 2026 - Rencontre avec les membres de l’Assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes, à l’Institut catholique de Paris

     Je pense à ce qui arriva à l’un des catéchumènes les plus célèbres de l’histoire, saint Augustin. Il fut initié à la foi par saint Ambroise, et sa foi n’était qu’une petite graine lorsqu’il fut baptisé. Mais, cette graine a grandi et s’est multipliée, devenant un arbre si grand que, sous son feuillage, nous pouvons encore aujourd’hui trouver du réconfort.

 

 

 

26 septembre 2026 - Rencontre avec les membres de l’Assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes, à l’Institut catholique de Paris

     En vous regardant, chers catéchumènes et néophytes, je ne vois pas seulement le fruit de l’Esprit qui vous a mis en chemin, mais aussi une promesse de fécondité pour l’Église en France. À votre tour, soyez des missionnaires de l’Évangile dans cette société !

 

 

 

26 septembre 2026 - Rencontre avec les membres de l’Assemblée synodale provinciale, les catéchumènes et les néophytes, à l’Institut catholique de Paris

     Que les grands témoins de cette terre bien-aimée vous soutienne sur votre chemin. Je pense à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui nous enseigne, par sa “petite voie”, comment la confiance ouvre les portes de la grâce ; je pense à saint Martin de Tours, figure emblématique du partage et de la charité fraternelle. Avec tant d’autres saints et saintes issus de cette terre de France, ils nous rappellent que la mission se construit aujourd’hui, en préservant avant tout la présence du Seigneur dans la vie quotidienne.

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Je remercie Dieu de la grâce qui m’est offerte de me trouver ici, sur cette place de la Concorde, pour célébrer l’Eucharistie. Oui, comme il est bon et doux pour des frères et sœurs de se retrouver ensemble (cf. Ps 132, 1), afin de magnifier la grandeur de Dieu. Puisse ma présence au milieu de vous confirmer votre foi, et vous encourager à sans cesse rayonner et transmettre la vie, la paix et l’amour de Notre Seigneur bien aimé Jésus-Christ.

 

 

 

 

 26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive » (Jn 7, 37). Frères et sœurs, notre communauté assoiffée s’élance vers le Christ, source d’eau vive ; cette eau qui désaltère et fait fleurir la vie, cette eau de l’amour de Dieu « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Le désir de Dieu habite notre cœur au plus profond, et nous crions avec le Psalmiste : « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant » (Ps 41, 3) ! C’est le cri d’un homme, humble et passionné, dont la soif la plus intérieure et existentielle ne cesse de grandir.

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     C’est Jésus-Christ, par son incarnation, qui rejoint tout homme dans son histoire et se révèle à lui comme la véritable source d’eau vive capable d’étancher sa soif. Il ne s’agit pas tant d’une soif matérielle que d’une soif de sens, de vérité et d’accomplissement qui habite le cœur de chacun. Jésus répond à ce désir profond de relation, de communion avec Dieu, en qui réside la plénitude de la vie pour toujours.

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Frères et sœurs, force est de constater qu’ici-bas, rien ne parvient à nous combler pleinement.

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Lorsque nous croyons enfin notre recherche achevée et nos efforts récompensés, bien souvent le vide intérieur resurgit, plus profond encore. Alors, pour le combler, il se peut que nous recherchions de nouveaux plaisirs, que nous voulions posséder de nouvelles choses, que nous fassions tout pour nous “divertir” afin de ne plus ressentir ce malaise intérieur !

 

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Quelle est notre soif la plus profonde ? Que cherchons-nous vraiment dans la vie ? Nous aspirons tous au bonheur, à l’amour, à l’épanouissement. Mais à quelle source cherchons-nous à étancher notre soif ?    

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide ?

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Baptisés, nous avons reçu l’eau vive dont parle l’Évangile, mais avons-nous vraiment rencontré le Christ personnellement ?

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     L’être humain est fondamentalement un être de désir et seul Dieu peut combler le vide intérieur.

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Jésus-Christ, le Bon Pasteur nous guide, comme le berger guide ses brebis, vers la source du bonheur et de la paix. Il connaît chacun et chacune de nous par son nom. Rien ne lui échappe de nos secrets, de nos intentions, de nos faiblesses. Il scrute les profondeurs de notre cœur. Il a donné sa vie pour nous et continue de la donner par les sacrements. Il porte sur ses épaules les brebis fatiguées ou blessées, et ramène avec délicatesse celles qui se sont égarées. Jésus révèle l’amour inconditionnel de Dieu pour nous. Pour Lui, aucun de nous n’est un numéro sur une carte d’identité, ni un matricule, mais une personne, une personne unique et irremplaçable.

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Vous voyant ici rassemblés, frères et sœurs, héritiers d’une longue et belle histoire sainte en France, je vous dis : abreuvez-vous, à votre tour, à cette source qu’est le Cœur de Jésus transpercé. Oui, vous avez soif de Dieu, de vie, de vérité, d’unité, de paix, de communion, de bonheur. Vous aspirez à redécouvrir un horizon lumineux, à bâtir une nation renouvelée à partir de ses racines irriguées par la foi. Ne gardez pas cette foi en Jésus-Christ pour vous-mêmes, mais laissez-la déborder pour abreuver et combler les personnes que vous rencontrez. Il vous revient d’apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle.

 

 

 

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     C’est en acceptant de vivre en vérité sous le regard de Jésus que nous sommes authentiques, que nous pouvons regarder nos vies avec lucidité.

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Chers frères et sœurs, l’eau vive de l’Esprit Saint s’est répandue en abondance et continue à porter ses fruits dans l’Église par les missionnaires et les témoins dans toutes les cultures et de tous les peuples. Elle féconde tout ce qui se laisse toucher, transformer par elle pour produire son fruit, c’est-à-dire la sainteté de ceux qui adorent le Dieu véritable et servent leurs frères et sœurs dans la charité avec générosité.

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Dans ce beau pays qu’est la France, beaucoup se sont abreuvés à cette eau vive au fil des siècles et ont totalement consacré leur vie au bien : les premiers martyrs tels Blandine, Pothin, Irénée ; les saints fondateurs et fondatrices d’Ordre religieux, les saints évêques comme Martin, François de Sales ; les hommes et les femmes au cœur sensible aux besoins de leurs prochains comme Vincent de Paul, Frédéric Ozanam, Jeanne Jugan, et tant d’autres. Encore aujourd’hui, ils sont nombreux dans notre société, nos paroisses, nos différentes activités, ceux qui continuent à s’engager en faveur de la vie, de la famille, de la vérité, de la paix, de la fraternité, de la justice.

 

 

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     De cette belle ville de Paris, je prie avec ferveur pour que l’eau vive de l’Esprit Saint se répande sur toute la France. Je pense à vous, chères familles, qui, malgré les multiples difficultés que vous affrontez au quotidien, persévérez courageusement dans votre mission.     Je vous remercie du fond du cœur pour tout le bien qui se réalise à travers vous : que Jésus soit toujours concrètement présent au milieu de vous.

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

      Je pense à vous chers jeunes, vous êtes l’Église d’aujourd’hui. Comme il est beau de voir votre enthousiasme, votre dynamisme, votre engagement et la joie au sein des communautés chrétiennes.

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

      Je pense également à vous, chers catéchumènes et néophytes qui entreprenez le chemin de la foi, de la conversion et de l’initiation chrétienne. Puissiez-vous témoigner à d’autres autour de vous du cheminement que vous vivez et les motiver à s’interroger à leur tour. Que le don de l’Esprit Saint fasse de vous des témoins vivants prêts à répandre autour de vous la civilisation de l’amour.

    

 

 

26 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée Place de la Concorde, à Paris

     Tournons-nous vers la Mère de Dieu, Source de Salut, celle qui guide nos vies vers son Fils, Auteur de toute grâce. Par son “oui” libre et confiant, elle est devenue l’écrin, humble et voulu par Dieu, où l’amour du Père s’est incarné pour se donner au monde.

      Invoquons-la avec confiance, afin que par son intercession, des sources d’eau vive jaillissent au sein du Peuple de Dieu et fassent partout fleurir en France des germes de foi, d’espérance et de charité.

 

 

26 septembre 2026 – Prière du Pape Léon XIV à la Grotte des apparitions de Massabielle au Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Nous te prions, Notre-Dame, Obtiens pour la France des dirigeants sages et généreux, prêts au sacrifice d’eux-mêmes, capables d’affronter les défis et voulant servir le bien commun.

 

 

 

26 septembre 2026 – Prière du Pape Léon XIV à la Grotte des apparitions de Massabielle au Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Sainte Vierge Marie, nous te présentons le Peuple de Dieu qui chemine en ce pays que tu as tant marqué de ta proximité. Renouvelle la foi et la ferveur des familles chrétiennes, si chères à ton cœur, pour qu’elles vivent au quotidien de la présence de Jésus, de sa grâce et de son soutien dans les difficultés qu’elles traversent. Qu’elles soient généreusement ouvertes à la vie, et que Dieu suscite en elles des vocations, notamment sacerdotales et religieuses. Donne à ton Église en France, d’indiquer, notamment aux plus jeunes, la voie lumineuse de l’Évangile pour édifier la société juste et fraternelle à laquelle ils aspirent.

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Je suis heureux de vous rencontrer, chers frères dans l’Épiscopat, en ce lieu béni du Ciel, à deux pas de la grotte où la Vierge Marie est apparue à sainte Bernadette, et où vous vous réunissez régulièrement pour vos Assemblées plénières. Vous manifestez clairement par ce choix votre volonté de mettre l’Église en France sous la protection de la Mère de Dieu, la Vierge Immaculée, pour la conduire plus sûrement selon la volonté du Seigneur.

 

 

 

 27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Il n’y a pas de meilleur moyen, en effet, pour aller à Jésus, que de passer par Marie. Tout en elle nous porte vers son Fils.

 

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Vous perpétuez en cela l’héritage que vous avez reçu de vos pères dans la foi, aussi loin que remonte l’évangélisation de votre pays. Le culte de la Mère de Dieu s’y enracina si profondément que la France fut très tôt appelée le « Royaume de Marie » (Pie XI, Lett. Ap. Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam, 2 mars 1922). Ce lien privilégié entre votre Nation et la Sainte Vierge s’exprima de manière singulière lorsque la France lui fut solennellement consacrée, le 10 février 1638, comme j’ai pu en voir avant-hier une belle représentation dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Et mon Prédécesseur Pie XI, en référence à ce vœu, déclara Notre-Dame de l’Assomption Patronne de la France (cf. Ibid).

     Ce long cheminement de confiance et de tendresse avec Marie, marqué par tant de dévotions et de lieux qui portent son nom, tant de supplications exaucées – souvent dans les larmes –, de sanctuaires et de pèlerinages, de cathédrales, se poursuit contre vents et marées, et témoigne de la foi vivante du peuple de Dieu qui vous est confié.

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     L’histoire de l’Église en France est riche, immensément riche. Elle est belle et féconde ; et il est important de s’y référer pour construire l’avenir de vos communautés, comme celui de votre pays. L’Église a assisté, contribué même, à la lente édification de votre Nation, elle fait largement partie aujourd’hui encore de sa culture, de son identité et de sa vocation pour le monde. C’est pourquoi la parole de l’Église a toute sa place dans le débat public en France ; elle possède, par nature, une autorité prophétique. Même si elle n’est pas toujours entendue, elle y est attendue. Même si elle n’est pas suivie, en particulier sur des questions essentielles qui touchent aux fondements de la civilisation, elle est nécessaire ; n’en doutez pas ! Je connais votre détermination et votre courage – vous l’avez bien montré lors des récents débats sur la fin de vie –, et je vous invite à la persévérance, avec toutes les personnes de bonne volonté qui défendent les mêmes valeurs.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Vous vivez actuellement sous un régime de laïcité bien particulier, issu d’une histoire mouvementée, aujourd’hui apaisée, mais qui doit permettre à l’Église d’accomplir sa mission. Que l’équilibre laborieusement obtenu soit peu à peu remis en cause, comme cela se produit ailleurs dans le monde occidental, ne doit pas vous résigner. Je vous invite à faire preuve de vigilance pour défendre la liberté et les droits de l’Église à évangéliser, à éduquer à la vraie liberté et à pratiquer publiquement le culte, afin que, de manière visible, la charité puisse être exercée au nom de Jésus-Christ.

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Ce qui vous a été donné par le Seigneur, à vous catholiques de France, Fille aînée de l’Église, a en effet bien de quoi susciter l’action de grâce : cortège ininterrompu de sainteté jusqu’à nos jours ; fleurissement des arts, des lettres et des sciences sous l’impulsion de la foi et l’action de l’Esprit Saint ; mûrissement irréversible de la conscience de la valeur inaliénable de la personne humaine, de sa dignité et de la nécessité de protéger ses droits et libertés ; sans oublier ce formidable élan missionnaire qui a porté du fruit jusqu’aux extrémités du monde. Oui, Jésus vous a beaucoup donné... et Il veut, dans son amour, vous donner encore...

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Je crois moi aussi que les temps sont mûrs où beaucoup de nos contemporains attendent d’entendre résonner le message rempli d’espérance de l’Évangile et de voir briller à leurs yeux la lumière du Christ ressuscité.

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Jésus a clairement averti ses disciples : « En dehors de Moi, vous ne pourrez rien faire ! » (Jn 15, 5).

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     La jeunesse en particulier nourrit de grandes aspirations. Inquiète du monde qui lui est laissé, soucieuse de l’avenir, elle est prête à œuvrer courageusement et avec générosité à tout ce qui est beau, vrai et bon. Montrez-lui la voie de l’Évangile, la seule direction sûre – quand bien même elle est exigeante –, qui a déjà porté tant de fruits sur cette terre de France.

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Nous avons évoqué hier à Paris le signe encourageant du catéchuménat qui touche majoritairement les jeunes adultes. C’est une grâce et une joie pour tout le peuple de Dieu. Il est important que vous preniez soin d’accompagner cette grâce en particulier par l’accueil, dans des communautés vivantes qui pratiquent la charité et vivent la solidarité ; et par un enseignement doctrinal solide enraciné dans la Parole de Dieu qui leur permette d’affronter les objections et les doutes.

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Pour opérer ce renouveau de l’espérance, dans un nouvel élan missionnaire en France que j’appelle de mes vœux, il n’y a qu’une “feuille de route”, toujours la même : faire connaître et aimer Jésus-Christ, authentiquement, avec passion, encore et encore…

 

 

 

 

    

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     L’éducation est une mission particulièrement vaste qui touche à de multiples secteurs de la vie. Je voudrais simplement évoquer celui de l’enseignement catholique, dont le “caractère propre” se trouve ces temps-ci remis en question. Il est heureux que les établissements d’enseignement catholique soient largement ouverts à ceux qui ne partagent pas notre foi. Cet accueil généreux et respectueux de la liberté de conscience de chacun est prometteur d’une grande fécondité pour tous, pour la société et pour l’Église elle-même. Pour autant, l’enseignement catholique ne peut, en aucune manière, renoncer à son projet éducatif, un projet centré sur le Christ qui vise le développement intégral de la personne humaine dans toutes ses dimensions : spirituelle, culturelle, intellectuelle, morale et sociale. Personne ne doit donc s’étonner des occasions offertes au sein de tout établissement catholique de rencontrer Jésus-Christ et d’entendre sa Parole. Moins encore, aucun élève ne devrait se trouver marginalisé dans sa classe, simplement parce qu’il croit en Jésus.

 

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     votre clergé a besoin d’être soutenu et encouragé

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Pour que naissent les vocations sacerdotales, le prêtre doit être attendu, reçu, aimé et son identité – configurée au Christ – doit être claire et bien comprise au sein du Peuple de Dieu, pour la joie de l’Évangile et le service de sa mission.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Il me tient à cœur de mentionner également le triste recul des vocations à la vie consacrée, en particulier dans la vie contemplative. J’ai appris avec douleur la fermeture, récente ou prochaine, d’anciennes et prestigieuses Communautés monastiques qui ont eu un grand rayonnement dans l’histoire. Engager sa vie à la suite de Jésus sur une voie aussi étroite suppose, outre l’œuvre de la grâce, une particulière générosité, un solide enracinement de la foi, une vie intérieure soutenue, une proximité privilégiée avec Lui.

 

 

 

 

 

 27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     L’approfondissement et l’enracinement de la vie de foi au sein des familles est certainement une clé qui permettra de résoudre bon nombre de crises que connaissent l’Église et nos sociétés.

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     C’est au sein des familles, en effet, que s’apprennent la vie en commun, le respect de l’autre, l’acceptation de la diversité, le soutien réciproque, la générosité, la gratuité du don de soi et l’esprit de sacrifice. Peut-être est-ce là le défi majeur à relever : Que Jésus vive pleinement dans les familles catholiques de France et les illumine de sa présence !

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     L’Église en France est un petit troupeau qui doit rassembler ses forces pour la mission. Les divisions idéologiques rendraient vain son témoignage. Il y a toujours eu des tensions dans l’histoire de l’Église mais, quand elles se manifestent, c’est alors que nous pouvons apprécier mieux encore le don de l’unité. Celle-ci n’est pas une plate uniformité mais permet que toute sensibilité authentiquement catholique converge naturellement dans une profession de foi commune, moyennant l’obéissance aux pasteurs légitimes, et en particulier au Successeur de Pierre, « principe et fondement perpétuels et visibles d’unité de la foi et de communion » (LG, n. 18).

 

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Discours du Pape aux Evêques de France à Lourdes.

     Chers frères ! L’Église en France est précieuse au cœur du Pape ! Combien je voudrais vous transmettre les sentiments d’enthousiasme et d’espérance qui m’habitent lorsque je pense à vous ! Le Peuple de Dieu qui est en France – j’en suis sûr ! –, riche de communautés vivantes, fraternelles et ouvertes sur le monde, riche d’une jeunesse ardente et engagée dans de multiples initiatives, riche aussi d’un héritage qui le porte mais qui aussi l’oblige, poursuivra avec ardeur sa mission d’annoncer et de faire aimer Jésus-Christ, pour que le monde ait la vie.

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Que ce pèlerinage ravive la flamme de la foi dans vos foyers et dans vos paroisses. Portez le réconfort de Lourdes à vos voisins, à vos proches et à tout le peuple français.

  

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

       La Vierge Marie est venue confier à sainte Bernadette : un appel, tendre et pressant, à la conversion. Jésus pose dans l’Évangile un regard de vérité et de profonde tristesse sur les cœurs fermés : « Vous ne vous êtes pas repentis ! » (Mt 21, 32). Pourquoi cette blessure dans le cœur du Christ ? Parce que Dieu ne veut pas la perte de ses enfants. Le prophète Ézéchiel nous le rappelle : « Tout homme qui commet le mal et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra » alors que s’il se convertit, s’il « ouvre les yeux et se détourne de ses crimes, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas » (cf. Ez 18, 26.28).

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Les appels à la pénitence résonnent sans cesse dans les Saintes Écritures, et traversent la prédication de l’Évangile au cours des siècles. Ils revêtent une gravité salutaire pour en manifester l’urgence et la nécessité : c’est aujourd’hui – pas demain – qu’il faut se convertir ; c’est aujourd’hui le moment favorable, le jour du salut (cf. 2 Co 6, 2).

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

      Dieu désire que l’homme vive, qu’il ouvre les yeux et retourne à Lui. Se convertir, c’est quitter les chemins de l’errance pour s’engager sur la voie de la vie, en ouvrant notre cœur à la seule joie qui ne passe pas.

 

 

 

 

 

 27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

    Jésus lui-même ne mâche pas ses mots lorsqu’Il exhorte à la pénitence, comme nous le rapporte, par exemple, saint Luc : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous » (13, 5). Mais Il élargit l’horizon de la vie terrestre à celui de la vie éternelle.

 

 

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Alors que le bonheur ici-bas est une réalité éphémère, relative, parfois hélas inaccessible pour certains, le bonheur véritable est en revanche promis à tous, en espérance ; et il devrait faire l’objet principal de notre recherche, de nos efforts et de nos choix. La Vierge Marie n’a-t-elle pas dit à sainte Bernadette : « Je ne te promets pas d’être heureuse en ce monde mais dans l’autre » ? 

     Cette promesse, proclamée ici-même, résonne avec une force particulière en cette terre de France et bouscule nos mentalités contemporaines. Dans ce moment de l’histoire, au sein d’une société en quête de progrès et de bien-être matériel, mais parfois tentée d’oublier l’horizon de l’éternité, Marie vient nous rappeler la grandeur et l’ampleur de notre vocation à la vie, à la vie éternelle.

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Face aux courants actuels qui cherchent à redéfinir la valeur de la vie humaine devant la maladie, la souffrance ou la vieillesse, la Grotte de Massabielle se dresse comme un sanctuaire de l’espérance chrétienne. Ici, aucune fragilité n’est rejetée. Vos béquilles, vos fauteuils roulants, vos larmes cachées ne sont pas des obstacles : ils sont le lieu par excellence où vous êtes pleinement respectés, accueillis et transformés par l’amour infini de Dieu. Lourdes est le lieu béni d’une profession de foi en la beauté et la sacralité de la vie, car elle y est accueillie comme un don précieux de Dieu, appelé à s’épanouir pour l’éternité dans l’amour du Père.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     « Je te promets » ! Oui, la vie éternelle est une promesse solide, certaine, que le Seigneur nous fait. Il nous l’a déjà obtenue par sa mort sur la croix et sa résurrection, et il la réalise déjà chaque jour en nous par la grâce du baptême. Elle est à notre portée, mais il nous appartient de l’accueillir librement, de la saisir, de ne pas y faire obstacle ; or l’obstacle à la grâce et à la vie éternelle, le seul obstacle, c’est le péché, le repli sur soi, ce refus de Dieu qui nous enferme dans nos obscurités ! Notre responsabilité personnelle est donc en jeu, et elle est grande !

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

      Dieu nous a voulu libres, car la liberté est une condition de l’amour ; on ne peut pas aimer par contrainte. Cette liberté qui nous est donnée, nous devons l’engager dans un “oui” au Christ, avec le secours de sa grâce, et à la suite de Marie ; un “oui” sans cesse renouvelé, et cela jusqu’à notre dernier souffle : “maintenant et à l’heure de notre mort…” disons-nous dans le  “Je vous salue Marie”.

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

      On retrouve cet appel insistant à la conversion dans les paroles que Marie prononça ici-même : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! ». Elle répète le mot trois fois… ! et invite Bernadette à en accomplir certains gestes ! Pourquoi donc ? Serions-nous lents à comprendre ? Nous estimons-nous trop facilement sans péché ? Ne la pratiquons-nous pas assez ?  La Vierge nous demande de faire pénitence, non seulement pour nous-mêmes qui en avons besoin, mais aussi « pour les pécheurs », pour un monde qui va mal.

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Comment nos cœurs ne seraient-ils pas interpellés face aux conflits de plus en plus répandus, qui détruisent tant de vies innocentes. Or le mal que connaît notre époque vient du cœur de l’homme, Dieu n’en n’est pas responsable : « Ce n’est pas ma conduite qui n’est pas bonne – dit-il aux fils d’Israël –, c’est la vôtre » (Ez 18, 25). C’est donc le cœur des hommes qu’il faut changer, à commencer par le nôtre.

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     La pénitence est une œuvre suscitée par l’amour en solidarité avec le genre humain : amour pour Dieu dont on veut réparer la blessure de son Cœur causée par nos péchés ; amour pour tous nos frères les hommes qui n’entendent pas cet appel à la conversion et que leurs fautes entraînent vers la mort. Cette exigence de conversion engage l’Église elle-même dans son pèlerinage terrestre. Elle doit avoir le courage de vivre cette conversion en premier lieu. Pour guérir des blessures profondes, des infidélités et des égarements douloureux commis en son sein, nous devons nous tenir humblement sous le regard purificateur du Seigneur. Reconnaître nos propres fautes est indispensable à notre progression spirituelle, comme l’écrivait Saint Augustin : « Que te déplaise toujours ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n’es pas » (Disc. 169, 15.18)

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Le rappel de notre Mère à notre devoir de prière et de conversion nous remplit d’une grande espérance, car elle nous indique le moyen pour changer le cours des choses, moyen qui n’est autre que celui de nous associer à la passion du Christ.

     Chers malades qui connaissez la souffrance, si nombreux à Lourdes, il vous est possible de vivre vos peines et vos douleurs dans cet esprit d’offrande,pour entrer dans cette démarche rédemptrice dont le monde a tant besoin. En ce sens vous êtes vraiment au cœur de l’Église, et votre rôle est irremplaçable.

 

 

 

  27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

   Pèlerins, frères et sœurs, vous ne repartirez pas de Lourdes comme vous y êtes arrivés :

 

 

 

27 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée sur la Prairie, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     La Vierge Marie guérit nos regards et transfigure nos cœurs en leur donnant la paix.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus, depuis le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes

     Nous allons prier ensemble l'Angélus, cette prière simple et merveilleuse qui nous aide à vivre chaque jour en adhésion à la volonté de Dieu, à l'exemple de la Vierge Marie.

 

 

27 septembre 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus, depuis le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes

     Je voudrais lancer un appel qui me tient particulièrement à cœur, me trouvant en ce lieu. C’est ici que la Vierge Marie est apparue à sainte Bernadette avec le chapelet et qu’elle a, pour ainsi dire, guidé sa prière. C’est pourquoi aujourd’hui, comme si je recevais d’elle cette demande, j’invite tous les fidèles et toutes les communautés chrétiennes à prier le saint Rosaire au cours du mois d’octobre prochain, avec l’intention particulière que cessent les guerres et que la paix s’instaure entre les peuples en conflit. Accompagnons cette prière d’actes concrets de pénitence et de miséricorde, avec l’engagement de toujours favoriser le dialogue et la réconciliation.

     Que notre Très Sainte Mère intercède pour nous !

 

 

 

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

      « Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28). Il met en lumière cet admirable échange entre deux regards, celui du messager du Seigneur et celui de Marie. Dans ce face-à-face, l’humilité et la générosité d’une jeune fille permet à Dieu d’accomplir son œuvre de salut. Marie ne garde pas le Seigneur pour elle, mais l’offre au monde en disant à chacun de nous : « Le Seigneur est avec toi ». Cette vérité fonde notre dignité de personne. Et ici, Marie regarde chacun de nous comme une personne unique, ainsi qu’en témoigne sainte Bernadette lors des apparitions de la grotte. Ce regard maternel nous redit que personne n’est invisible aux yeux de Dieu.

 

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     À l’heure où certaines sociétés tendent à détourner leurs regards et à fermer les yeux sur la dignité de la vie humaine, « il est urgent d’entretenir en nous et chez les autres, un regard contemplatif. […] C’est le regard de celui qui voit la vie dans sa profondeur, en saisit les dimensions de gratuité, de beauté, d’appel à la liberté et à la responsabilité. C’est le regard de celui qui ne prétend pas se faire le maître de la réalité, mais qui l’accueille comme un don, découvrant en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante (cf. Gn 1, 27; Ps 8, 6). Ce regard […] est disposé à percevoir dans le visage de toute personne une invitation à la rencontre, au dialogue, à la solidarité », pour que le monde ait la vie (S. Jean Paul II, Lett. enc. Evangelium Vitae, n. 83).

 

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Dans le dialogue de l’Annonciation, alors que le Seigneur pose sur elle son regard, Marie découvre qu’elle est l’élue de Dieu. Mais au cœur de cette rencontre, c’est chacun de nous qui se découvre personnellement appelé et profondément destiné à l’amour de Dieu qui est source de vie. La personne humaine est digne, par le simple fait qu’elle existe et a pour fin l’éternité. Sa dignité ne se mesure pas et ne se discute pas.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Je sais que pour certains d’entre vous, en raison de pathologies particulières et de douleurs parfois terribles, l’horizon peut apparaître sombre, incertain, sans issue. Mais aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. Au contraire, c’est au nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine que la tentation de donner la mort sous couvert de fausse compassion doit être fermement rejetée. Il est impossible de considérer comme normal de donner la mort. Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Ici, à Lourdes, cité des malades et de l’espérance, j’appelle toute la communauté des soignants à se souvenir du sens profond de sa vocation : veiller sur la personne souffrante et non pas la supprimer.

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Oui chers amis, soyez des serviteurs passionnés de la vie !

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Personne n’a le droit, jamais, « sur la base d’algorithmes de laboratoire, de décider de la vie de tel embryon ou de telle personne âgée ! Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée ! » (Discours aux membres de la Fondation Jérôme Lejeune, 22 juin 2026).

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     En soignant les corps, vous pansez aussi les âmes.

 

 

 

    

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux malades et accompagnateurs, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Chers frères et sœurs malades, je tiens à vous dire : vous n’êtes pas un poids, vous êtes le cœur battant de notre humanité et un trésor précieux pour l’Église.

 

27 septembre 2026 – Paroles du Pape Léon XIV à l’intérieur de l’Accueil Notre-Dame

     Je suis sûr que, vous-mêmes, repartez de Lourdes différents après avoir accompli votre service. Je vous invite à partager et à proposer autour de vous cette expérience unique, notamment aux jeunes, pour leur faire découvrir la joie du don de soi et du service au nom de Jésus.

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Nous sommes rassemblés ce soir pour répondre à la demande que Notre-Dame adressa aux prêtres par l’intermédiaire de sainte Bernadette : « Que l’on vienne ici en procession ». Combien il est émouvant de voir le peuple fidèle, de génération en génération, répondre avec amour et confiance à la tendre invitation de la Vierge Marie. Combien il est consolant d’entendre les chrétiens chanter des cantiques remplis de ferveur et de foi, et marcher, une lumière à la main, vers leur Mère du Ciel, la Mère que Jésus nous a donnée sur la Croix. Je rends grâce au Seigneur de pouvoir, à mon tour, répondre ce soir à l’appel de notre Mère en me faisant pèlerin parmi les pèlerins.

 

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Cette lumière qui nous guide et nous attire, c’est celle de l’espérance qui ne nous quitte jamais alors même que nous pérégrinons en cette vie, souvent traversée d’épreuves mais déjà habitée de la joie de se savoir enfants de Dieu, aimés et sauvés par Jésus.

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Les personnes malades sont les témoins privilégiés de cette transfiguration de l’existence par la foi, et par l’amour de Dieu et du prochain.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Il faut venir ici faire cette procession avec vous, chers malades, pour en ressentir toute la réalité. Comme le disait le Pape Pie XII, « Jamais, en un lieu de la terre, on n’a vu pareil cortège de souffrances ; jamais pareil rayonnement de paix, de sérénité et de joie » (Lett. enc. Le pèlerinage de Lourdes ; 2 juillet 1957).

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Si un tel miracle est possible ­– celui de susciter la sérénité et la joie dans l’épreuve – c’est parce que Dieu nous donne la grâce de percevoir la présence du Christ ressuscité parmi nous. Il nous donne de porter le regard vers un avenir plus lointain, au-delà de notre horizon terrestre, un avenir de bonheur infini en Dieu, que nous sommes assurés d’atteindre si nous tenons fermes dans la foi et la charité.

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     Nous sommes appelés à persévérer dans notre marche, encore et encore, tant que nous sont accordés les jours de notre vie en ce monde, où Marie nous précède. Et nous accourrons avec confiance vers Elle, dont la Conception sans péché resplendit comme un phare dans la nuit. « Elle est le signe de la victoire de l’amour, du bien et de Dieu, donnant à notre monde l’espérance dont il a besoin. Ce soir, tournons notre regard vers Marie, si glorieuse et si humaine, et laissons-la nous conduire vers Dieu qui est vainqueur » (Benoît XVI, Discours lors de la Procession aux flambeaux, 13 septembre 2008).

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     « Je suis l’Immaculée Conception » ! C’est bien de cette manière que Marie s’est désignée ici-même, dans la plus grande humilité, mais reconnaissante à Dieu pour le privilège absolument unique dont elle a eu la faveur et qui représente pour nous l’aurore du salut. Jésus a voulu, par les mérites de sa Passion et de sa Résurrection, préserver sa Mère de toute trace de la faute originelle ; Il en a fait une nouvelle Ève sur qui le démon n’aura jamais aucune prise, et à partir de qui tout recommence, tout redevient possible, pour le monde comme pour chacun de nous.

 

 

 

 

27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

     En la contemplant dans son Immaculée Conception, une joie et une invincible espérance montent dans nos cœurs : car, revêtue du soleil, la lune sous les pieds et couronnée d’étoiles, elle est glorieuse, elle est puissante ; et, en même temps, elle est humble, toute proche de nous. Elle est la mère de Jésus, elle est notre mère.

 

 

 

  27 septembre 2026 – Prière et discours du Pape Léon XIV lors de la Procession aux Flambeaux, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes

   Ô Vierge Immaculée, que cette lumière que nous tenons ce soir ne s’éteigne jamais dans nos vies, mais qu’elle illumine l’avenir, nous ouvrant dès aujourd’hui aux promesses de la vie éternelle.

 

 

28 septembre 2026 – Discours du Pape lors de la rencontre interreligieuse, à Metz

     Invoquer le nom de Dieu pour légitimer la violence ou l’oppression est une profanation de ce nom. Rien de ce qui défigure la dignité humaine ne peut se réclamer d’une authentique inspiration divine. Le discours religieux doit appeler constamment à désarmer les cœurs et les mots. Cela engage la responsabilité directe de chacun de nous, en tant que gardiens de nos traditions respectives.

 

 

 

28 septembre 2026 – Discours du Pape lors de la rencontre interreligieuse, à Metz

     Par ailleurs, si la fécondité des traditions religieuses se manifeste avant tout dans leur service de la paix et de la fraternité, elle s’exprime également dans leur capacité à protéger, à accompagner et à servir la vie. La grandeur d’une civilisation ne se mesure pas à ses réussites matérielles, mais à la manière dont elle entoure, protège et élève la personne humaine. Les religions sont gardiennes de la vie : elles en affirment la valeur sacrée. Leur fécondité se démontre dans leur présence aimante auprès des personnes les plus vulnérables et les plus fragiles. Servir la vie, c’est l’entourer de soins, de présence et de tendresse, surtout dans l’épreuve, jusqu’au bout. À nous qui sommes ouverts à la transcendance, notre mission est d’offrir des repères solides, en particulier aux jeunes, pour construire une communion qui respecte et valorise la dignité de toute personne humaine.

 

28 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », au centre des Congrès Robert Schuman, de Metz

     Mais pour comprendre cette longue histoire, on ne peut passer sous silence un autre Père de l’Europe : saint Benoît, que le saint  Pape Paul VI a proclamé son Patron en 1964 [mille neuf cent soixante quatre], le qualifiant de « messager de paix, artisan de l’union, maître de civilisation ». [1] L’aide aux pauvres, aux malades, aux personnes âgées ; l’éducation des enfants et les universités ; les hôpitaux et la médecine ; l’architecture et l’ingénierie ; le développement des sciences ; le droit et l’organisation des villes et des États eux-mêmes : tant de choses, en Europe, ont été profondément influencées par  saint Benoît et ses moines ! Sans ce terreau monastique, la civilisation européenne, telle que nous la connaissons, n’existerait pas. Ici, à Metz, grâce à l’œuvre, entre autres, de saint Chrodegang, se respira un esprit bénédictin de fraternité, de communion et de partage. C’est d’ici que le chant grégorien s’est répandu dans les territoires carolingiens, apportant harmonie et beauté à tout le continent.

 

 

 

 

 

28 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », au centre des Congrès Robert Schuman, de Metz

     On ne peut donc pas parler de l’Europe sans évoquer le christianisme. Robert Schuman en était lui-même conscient lorsqu’il affirmait : « Le christianisme a enseigné l’égalité de nature de tous les hommes, fils d’un même Dieu, rachetés par le même Christ, sans distinction de race, de couleur, de classe ou de profession. Il a fait reconnaître la dignité du travail et l’obligation pour tous de s’y soumettre. Il a reconnu la primauté des valeurs intérieures qui, seules, ennoblissent l’homme. La loi universelle de l’amour et de la charité a fait de tout homme notre prochain, et c’est sur elle que reposent depuis lors les relations sociales dans le monde chrétien ». [2]

 

 

 

 

28 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », au centre des Congrès Robert Schuman, de Metz

     Il s’agit de remonter à la source des valeurs qui constituent le fondement de la coexistence civile, à savoir « les valeurs universelles que constituent les droits inviolables et inaliénables de la personne humaine, ainsi que la liberté, la démocratie, l’égalité et l’État de droit » (Traité sur l’Union Européenne, Préambule).

     Dans le contexte multiculturel d’aujourd’hui, l’affirmation de l’universalité de ces valeurs, essentielle pour sa survie, passe à la fois par une redécouverte de ses racines et par l’ouverture au dialogue avec l’autre.

     Il s’agit d’une nécessité sociale et politique pour redécouvrir la place centrale de la personne humaine et donner une consistance réelle à des mots tels que liberté, démocratie, paix et unité.

 

 

 

 

 

 

28 septembre 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », au centre des Congrès Robert Schuman, de Metz

     Aux jeunes, je dis : ayez le courage de vivre de manière responsable la mission de construire la paix, dans votre cœur, dans vos relations, au sein de votre famille, dans les écoles et les universités, dans la vie de vos villes, de vos pays et de toute l’Europe.

     Ne vous soumettez pas à la logique de la violence et de l’oppression.

     Aimez la vie à chaque instant, et n’ayez pas peur de l’avenir !

     N’ayez pas peur de fonder une famille, de mettre des enfants au monde, de défendre la dignité de toute personne, du premier instant dans le ventre de sa mère jusqu’à son dernier souffle.

     N’ayez pas peur de travailler sans relâche au service du bien de vos communautés, y compris par l’engagement politique.

     Soyez des bâtisseurs de communautés !

     Et avec vous, l’Europe, solidement enracinée, continuera à s’épanouir et à inspirer le monde entier.

     Que Dieu vous soutienne dans ces résolutions et qu’Il bénisse et protège l’Europe tout entière !

 

 

 

 

 

 

28 septembre 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe en la Cathédrale Saint-Étienne, à Metz
     Dans le désert, lieu de l’essentiel et du silence, le droit s’installe, c’est-à-dire la loi qui aide l’homme à marcher sur la voie du bien. Cette image austère nous rappelle l’importance de l’essentiel et de la simplicité, qui nous permettent d’accorder la juste valeur aux choses, tout en nous formant au renoncement et au sacrifice.

     Le jardin où règne la justice. Si le désert est le lieu de l’essentiel, le jardin est le lieu de la beauté. De l’eau s’y trouve, les graines s’ouvrent, les pousses apparaissent et les fleurs s’épanouissent, chacune avec sa beauté particulière. Tel est l’effet d’une vie juste qui permet à la personne de s’épanouir pleinement en adhérant librement aux desseins du Seigneur.

     La maison, lieu de paix. Notons que si le désert et le jardin sont des contextes où prévaut l’action de Dieu qui fait germer et grandir, la construction d’une maison exige en revanche une contribution plus directe et plus importante de l’homme, avec la mise en œuvre de forces et de compétences, à travers un effort commun ; un véritable “travail de chantier”.    

     Ainsi, la paix qui est un don de Dieu exige une réponse des hommes, dans un effort partagé. Par ailleurs, plus qu’une simple construction de pierres, la maison est un lieu de présence humaine et d’amour. En ce sens, la Parole prophétique nous rappelle que, dans un monde marqué par la limite, la concorde ne se construit que dans la charité qui sait partager les joies et les peines, qui sait encourager et pardonner, sans calcul ni limite, comme dans une famille.

     Jésus nous enseigne la manière de transformer le désert en oasis, de planter des jardins et de construire des maisons. Il nous montre le chemin qui passe par le pardon, la miséricorde et la magnanimité : « Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui » (Mt 5, 39-41).

     Pour certains, ces parolesseraient de la faiblesse, ou bien une capitulation devant le mal ; mais il n’en est rien. Regardons au fond et autour de nous : que produisent, dans le monde et en nous-mêmes, des attitudes telles que la vengeance, la revanche et le rejet ? Et quel avenir pour l’humanité laissent entrevoir les relations et les systèmes imprégnés des logiques impitoyables qui découlent de ces attitudes ? Vous qui êtes les enfants de cette terre déchirée dans le passé par des conflits fratricides, vous savez bien qu’il n’est pas vrai que celui qui se venge est plus fort que celui qui pardonne. Il n’est pas vrai que celui qui ne cède pas est plus fort que celui qui cherche la réconciliation. Il n’est pas vrai que celui qui part en claquant la porte est plus fort que celui qui affronte l’effort de marcher ensemble.

…     Il faut de la force et beaucoup d’équilibre pour ne pas se laisser submerger par le mal, surtout lorsque les blessures subies sont profondes. Mais face à l’injustice, l’unique voie de salut pour l’homme est l’amour qui prend l’autre en charge et qui cherche à faire confiance, quelles que soient les circonstances, et même dans les attitudes les plus difficiles à accepter (cf. Mt 5, 42). Ainsi, la loi, la justice et la paix sont-elles les étapes d’un chemin de conversion qui, de personnelle, devient de plus en plus communautaire, pour une civilisation respectueuse de l’homme et de son Créateur.

     Les principes moraux du monde dans lequel nous vivons nous ont été transmis à partir de là : des principes tels que la primauté de la personne et le caractère sacré et inviolable de la vie humaine, à toutes ses étapes et dans toutes ses conditions ; la protection de la liberté des individus ; l’importance première de la famille en tant que fondement de la société ; l’attention portée aux pauvres et aux plus démunis ; l’accueil de l’étranger, le respect des personnes âgées.

30 septembre 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Au stade, il y avait la nouvelle génération française : nouvelle – dirais-je – non seulement par son âge, mais plus encore par son esprit, par la liberté de son cœur et de sa foi. Des jeunes qui ont chanté, crié, mais qui sont aussi restés silencieux, à l’écoute. Des visages attentifs et émus, qui témoignaient de cœurs avides de vérité et d’amour. Je leur ai dit avec joie : « Vous êtes les saints de France ! ». Cette veillée a été un grand signe d’espérance.

 

 

 

 30 septembre 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

    Il y a dans l’Église de France un signe de renaissance qui perdure depuis quelques années, à savoir le nombre remarquable et croissant de jeunes et d’adultes qui demandent le baptême. .. cette belle “surprise” de Dieu,

 

30 septembre 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Le moment fort de ma visite dans la capitale a été la messe sur la Place de la Concorde. Là, le signe de la renaissance s’est manifesté de manière surprenante : l’assemblée liturgique, qui rassemblait sur cette vaste place les prêtres, le chœur et une foule considérable, s’étendait sur toute l’Avenue desChamps Élysées jusqu’à l’Arc de Triomphe et au-delà. Au moment de la communion, tous ont pu s’approcher de l’Eucharistie, distribuée partout. Voilà la véritable reconstruction, la restauration de l’Église que seul Dieu peut accomplir, par l’intercession de la Vierge Marie.

 

 

30 septembre 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Il était donc naturel et nécessaire qu’après Paris, je me rende en pèlerinage à Lourdes, pour vénérer la Mère de l’Église, Marie, celle qui, à l’heure de la passion et de la mort, maintient allumée la lampe de la foi et de l’espérance. À Lourdes, le Seigneur, par la sollicitude maternelle de la Vierge Marie, adresse à tous, pèlerins et surtout malades dans leur corps et dans leur esprit, un message d’espérance et de renaissance. Un message que j’ai voulu relancer ouvertement : toute vie humaine, quelle que soit sa condition, même dans la plus grande fragilité, conserve sa dignité inviolable et mérite d’être soignée, accompagnée, soulagée de ses souffrances avec une compassion humaine et à l’aide des moyens offerts par la science. C’est pourquoi Lourdes représente pour le monde entier un sanctuaire de la civilisation de l’amour.

 

 

30 septembre 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     La troisième et dernière étape de ce voyage apostolique a été la ville de Metz, située dans une région de France et d’Europe meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. C’est là qu’a œuvré Robert Schuman, l’un des principaux inspirateurs du processus de l’unification européenne. L’Europe contemporaine est née précisément comme un projet de paix après les ravages de la guerre. On peut dire que ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris avec l’incendie s’était produit en Europe avec la Seconde Guerre mondiale. Et l’Europe est née de nouveau, sur la base de ces principes de démocratie, de solidarité et de fraternité entre les peuples qui doivent beaucoup à ses racines chrétiennes.

 

30 septembre 2026 – Résumé de l’enseignement du Pape Léon XIV aux francophones, lors de l’Audience Générale

     La dignité humaine comme critère fondamental de toute collaboration au service du bien commun, déjà rappelée devant les Autorités françaises comme devant les membres de l’UNESCO, a été également au cœur des rencontres avec les plus vulnérables à Paris et à Lourdes, lieu béni où la Vierge Marie offre, de la part de son Fils à tous les pèlerins qui souffrent dans leur corps et dans leur âme, un message d’espérance. J’y ai rappelé avec force que toute vie humaine, y compris dans les situations de plus grande fragilité, conserve son inviolable dignité et mérite d’être soignée, accompagnée et soulagée.

 

 

 

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