Les petites phrases du Pape Léon XIV en 2026

Publié le 2026-01-11

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1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

«La paix soit avec vous!».

     Cette salutation très ancienne, encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses cultures, a retrouvé toute sa vigueur le soir de Pâques sur les lèvres de Jésus ressuscité. «La paix soit avec vous» (Jn20, 19.21) est sa Parole qui non seulement souhaite, mais réalise un changement définitif en celui qui l’accueille et, ainsi, dans toute la réalité. C’est pourquoi les successeurs des Apôtres donnent de la voix, chaque jour et dans le monde entier, à la plus silencieuse révolution: «La paix soit avec vous !». Dès le soir de mon élection comme Évêque de Rome, j’ai voulu inscrire ma salutation dans cette annonce chorale. Et je tiens à le répéter: il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. [1]

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     Voir la lumière et croire en elle est nécessaire pour ne pas sombrer dans les ténèbres.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le doux pouvoir d’éclairer et de dilater l’intelligence, elle résiste à la violence et la surmonte.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

      La paix a le souffle de l’éternel : tandis qu’on crie “assez” au mal, on murmure “pour toujours” à la paix.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     Saint Augustin exhortait les chrétiens à nouer une amitié indissoluble avec la paix, afin que, en la gardant au plus profond de leur esprit, ils puissent en rayonner la chaleur lumineuse tout autour d’eux.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     Que nous ayons le don de la foi ou qu’il nous semble ne pas l’avoir, ouvrons-nous à la paix !

 

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     Avant d’être un objectif, la paix est une présence et un cheminement. Même si elle est entravée à l’intérieur et à l’extérieur de nous, comme une petite flamme menacée par la tempête, gardons-la sans oublier ni les noms ni les histoires de ceux qui en ont témoigné.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

       Tout comme le soir de Pâques, Jésus est entré dans le lieu où se trouvaient ses disciples effrayés et découragés, ainsi la paix du Christ ressuscité continue de franchir les portes et les barrières grâce aux voix et aux visages de ses témoins.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     Bien que beaucoup de personnes aujourd’hui aient un cœur disposé à la paix, un grand sentiment d’impuissance les envahit devant le cours des événements de plus en plus incertain.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

   Lorsque nous traitons la paix comme un idéal lointain, nous finissons par ne plus considérer scandaleux que l’on puisse la nier et en arriver même à la guerre pour atteindre la paix. Les bonnes idées, les phrases pesées, la capacité à dire que la paix est proche semblent faire défaut. Si la paix n’est pas une réalité vécue, à préserver et à cultiver, l’agressivité se répand dans la vie domestique comme dans la vie publique. Dans les relations entre citoyens et gouvernants, on en arrive à considérer comme une faute le fait de ne pas se préparer suffisamment à la guerre, à réagir aux attaques, à répondre à la violence. Bien au-delà du principe de légitime défense, cette logique antagoniste est, sur le plan politique, la donnée la plus actuelle dans une déstabilisation planétaire qui devient chaque jour plus dramatique et imprévisible.

 

 1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

    Ce n’est pas un hasard si les appels répétés à l’augmentation des dépenses militaires et les choix qui en découlent sont présentés par de nombreux gouvernants avec la justification du danger représenté par les autres. En effet, la force dissuasive de la puissance, et en particulier celle de la dissuasion nucléaire, traduisent l’irrationalité d’un rapport entre les peuples, fondé non pas sur le droit, sur la justice ou sur la confiance, mais sur la peur et la domination de la force.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     A la place d’une culture de la mémoire qui préserve les prises de consciences acquises au cours du XXesiècle et n’oublie pas les millions de victimes, on promeut des campagnes de communication et des programmes éducatifs, dans les écoles et les universités comme dans les médias, diffusant la perception de menaces et transmettant une conception purement armée de défense et de sécurité.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     Tout en réitérant l’appel des Pères conciliaires et en estimant que la voie du dialogue est la plus efficace à tous les niveaux, nous constatons combien les progrès technologiques et l’application dans le domaine militaire de l’intelligence artificielle ont radicalisé la dimension tragique des conflits armés. On assiste même à un processus de déresponsabilisation des dirigeants politiques et militaires, en raison de la croissante “délégation” aux machines des décisions concernant la vie et la mort des personnes humaines. Il s’agit d’une spirale destructrice sans précédent de l’humanisme juridique et philosophique sur lequel repose toute civilisation et par lequel toute civilisation est protégée.

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

     La bonté est désarmante. C’est peut-être pour cela que Dieu s’est fait petit enfant.

 

  1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

   Malheureusement, il est de plus en plus courant dans le panorama contemporain de faire entrer des mots de la foi dans le combat politique, de bénir le nationalisme et de justifier religieusement la violence et la lutte armée. Les croyants doivent réfuter activement, avant tout par leur vie, ces formes de blasphème qui obscurcissent le Saint Nom de Dieu.

 

 1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

    Comment vivre une période de déstabilisation et de conflits tout en se libérant du mal ?

 

1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026

 

     Le Jubilé de l’Espérance a incité des millions d’êtres humains à se redécouvrir pèlerins et à entreprendre en eux-mêmes ce désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie auquel Dieu ne tardera pas à répondre en accomplissant ses promesses: «Il jugera entre les nations, il sera l’arbitre de peuples nombreux. Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à faire la guerre. Maison de Jacob, allons, marchons à la lumière de Yahvé» (Is2, 4-5).

 

 

1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre

     Marie, par son “oui”, a contribué à donner un visage humain à la Source de toute miséricorde et de toute bienveillance : le visage de Jésus dont l’amour du Père nous touche et nous transforme, par ses yeux d’enfant, puis de jeune homme.

 

1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre

     En ce début d’année, alors que nous nous mettons en route vers les jours nouveaux et uniques qui nous attendent, demandons au Seigneur de sentir à chaque instant, autour de nous et sur nous, la chaleur de son étreinte paternelle et la lumière de son regard bienveillant, afin de comprendre de mieux en mieux et d’avoir toujours à l’esprit qui nous sommes et vers quelle destinée merveilleuse nous avançons (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, n. 41). Mais en même temps, rendons-Lui gloire par la prière, par la sainteté de notre vie et en devenant les uns pour les autres le reflet de sa bonté.

 

1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre

     Le monde ne se sauve pas en aiguisant les épées, en jugeant, en opprimant ou en éliminant les frères, mais plutôt en s’efforçant inlassablement de comprendre, de pardonner, de libérer et d’accueillir chacun, sans calcul ni crainte.

 

1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre

     Tel est le visage de Dieu que Marie a laissé se former et grandir dans son sein, changeant complètement sa vie. C’est le visage qu’elle a annoncé par la lumière joyeuse et fragile de son regard de future mère ; le visage dont elle a contemplé la beauté jour après jour, tandis que Jésus grandissait dans sa maison, enfant, adolescent et jeune homme ; et qu’elle a ensuite suivi avec son cœur d’humble disciple, alors qu’Il parcourait les sentiers de sa mission, jusqu’à la croix et à la résurrection. Pour cela, elle aussi a abaissé toutes ses défenses en renonçant à ses attentes, à ses prétentions et à ses garanties - comme savent le faire les mères -, en consacrant sans réserve sa vie à son Fils qu’elle a reçu par grâce, afin de le redonner à son tour au monde.

 

1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre

     Repartir comme les humbles témoins de la grotte, en « glorifiant et louant Dieu » (Lc 2,20) pour tout ce que nous avons vu et entendu. Que ce soit notre engagement, notre résolution pour les mois à venir, pour notre vie chrétienne.

1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus

     Alors que le rythme des mois se répète, le Seigneur nous invite à transformer notre époque en inaugurant enfin une ère de paix et d’amitié entre tous les peuples. Sans ce désir du bien, il serait inutile de tourner les pages du calendrier et de remplir nos agendas.

 

 

1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus

     Depuis toujours, Dieu, qui est un créateur bon, connaît le cœur de Marie et notre cœur. Il nous fait connaître le sien en se faisant homme : c’est pourquoi le cœur de Jésus bat pour chaque homme et pour chaque femme. Pour ceux qui sont prêts à l’accueillir, comme les bergers, et pour ceux qui ne le veulent pas, comme Hérode. Son cœur n’est pas indifférent à ceux qui n’ont pas de cœur envers le prochain : il bat pour les justes afin qu’ils persévèrent dans leur dévouement, et pour les injustes afin qu’ils changent de vie et trouvent la paix.

 

1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus

     Le Sauveur vient dans le monde en naissant d’une femme : arrêtons-nous pour adorer cet événement qui resplendit en Marie Très Sainte et se reflète dans chaque enfant à naître, révélant l’image divine qui est imprimée dans notre corps.

 

1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus

     Prions tous ensemble pour la paix : d’abord entre les nations ensanglantées par les conflits et la misère, mais aussi dans nos foyers, dans les familles blessées par la violence et la souffrance. Certains que le Christ, notre espérance, est le soleil de justice qui ne s’éteint jamais, demandons avec confiance l’intercession de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église.

 

2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]

     « Que cherchez-vous ? » Jésus adresse cette question aux disciples parce qu’il connaît leurs cœurs. Ils étaient inquiets, au bon sens du terme. Ils ne voulaient pas se contenter de la routine ordinaire de la vie. Ils étaient ouverts à Dieu et désiraient ardemment trouver un sens. Aujourd’hui, Jésus pose la même question à chacun de vous. Chers jeunes, que cherchez-vous ? Peut-être que vos cœurs aussi sont inquiets, en quête de sens et d’accomplissement, d’une orientation pour votre vie. La réponse se trouve dans une personne. Seul le Seigneur Jésus nous apporte la vraie paix et la vraie joie, et comble chacun de nos désirs les plus profonds.

 

2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]

      Soyez ouverts à ce que le Seigneur a préparé pour vous !


  2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]

   « Nous avons trouvé le Messie » (v. 41), autrement dit : « Nous avons trouvé celui que nous cherchions ! ». C’est la réponse que nous pouvons tous donner lorsque nous apprenons à connaître le Seigneur.

 

2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]

     Le zèle missionnaire naît d’une rencontre avec le Christ.

 

2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]

      Si vous sentez que le Seigneur vous appelle, n’ayez pas peur. Permettez-moi de souligner une fois encore que lui seul connaît les désirs les plus profonds, peut-être cachés, de votre cœur, et le chemin qui vous conduira à la vraie plénitude. Laissez-vous conduire et guider par lui ! 

 

 2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]

    Demandons à Marie, Mère de Dieu de nous conduire vers Jésus Christ, son Fils, afin que nous puissions vraiment le connaître, connaître son amour pour nous et le merveilleux dessein qu’il a pour chacune de nos vies. Ainsi, nos cœurs trouveront véritablement la paix en celui que nous cherchons.

 

4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     L'espérance chrétienne, en effet, ne repose pas sur des prévisions optimistes ou des calculs humains, mais sur le choix de Dieu de partager notre chemin, afin que nous ne soyons jamais seuls dans la traversée de la vie. Telle est l'œuvre de Dieu : en Jésus, il est devenu l'un de nous, il a choisi d'être avec nous, il a voulu être pour toujours Dieu-avec-nous.

 

 4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

    Si la venue de Jésus dans la faiblesse de la chair humaine, d'une part ravive en nous l'espérance, elle nous confie d'autre part un double engagement, l'un envers Dieu et l'autre envers l'homme.

 

4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Nous devons toujours vérifier notre spiritualité et les manières d’exprimer notre foi, afin qu'elles soient vraiment incarnées, c'est-à-dire capables de penser, de prier et d'annoncer le Dieu qui vient à notre rencontre en Jésus : non pas un Dieu lointain qui habite un ciel parfait au-dessus de nous, mais un Dieu proche qui habite notre terre fragile, se rend présent dans le visage de nos frères, et qui se révèle dans les situations quotidiennes.

 

 

4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Envers l'homme, notre engagement doit être cohérent. Si Dieu est devenu l'un de nous, chaque créature humaine est son reflet, porte en elle son image, garde une étincelle de sa lumière. Et cela nous appelle à reconnaître en toute personne sa dignité inviolable et à nous exercer à l'amour mutuel les uns envers les autres.

 

6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

     l’Évangile (cf. Mt 2, 1-12) nous a décrit la grande joie des Mages lorsqu’ils ont revu l’étoile (cf. v. 10), mais aussi le trouble ressenti par Hérode et tout Jérusalem en présence de leur recherche (cf. v. 3). Chaque fois qu’il s’agit des manifestations de Dieu, l’Écriture Sainte ne cache pas ce genre de contrastes : joie et trouble, résistance et obéissance, peur et désir. Nous célébrons aujourd’hui l’Épiphanie du Seigneur, conscients que rien ne reste comme avant en sa présence. C’est le début de l’espérance. Dieu se révèle et rien ne peut rester immobile. Une certaine tranquillité prend fin, celle qui fait répéter aux mélancoliques : « Rien de nouveau sous le soleil » (Qo 1, 9). Quelque chose dont dépendent le présent et l’avenir commence, comme l’annonce le Prophète : « Debout, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1).

 

6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

     La Porte Sainte de cette Basilique, qui est la dernière à être refermée aujourd’hui, a vu le passage d’innombrables hommes et femmes, pèlerins d’espérance, en route vers la Cité aux portes toujours ouvertes, la nouvelle Jérusalem (cf. Ap 21, 25). Qui sont-ils et qu’est-ce qui les a animés ? À la fin de l’année jubilaire, la recherche spirituelle de nos contemporains, bien plus riche que nous ne pouvons peut-être le comprendre, nous interpelle avec une gravité particulière. Des millions d’entre eux ont franchi le seuil de l’Église. Qu’ont-ils trouvé ? Quels cœurs, quelle attention, quelle correspondance ? Oui, les Mages existent encore. Ce sont des personnes qui acceptent le défi de risquer chacun son propre voyage, et qui, dans un monde tourmenté comme le nôtre, repoussant et dangereux à bien des égards, ressentent le besoin d’aller, de chercher.

 

6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

     Homo viator, disaient les anciens. Nous sommes des vies en chemin. L’Évangile engage l’Église à ne pas craindre ce dynamisme, mais à bien le saisir et à l’orienter vers Dieu qui l’inspire. C’est un Dieu qui peut nous troubler, car il ne reste pas immobile entre nos mains comme les idoles d’argent et d’or : il est au contraire vivant et vivifiant, comme cet Enfant que Marie a trouvé dans ses bras et que les Mages ont adoré.

 

 

6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

     Demandons-nous : y a-t-il de la vie dans notre Église ? Y a-t-il de la place pour ce qui naît ? Aimons-nous et annonçons-nous un Dieu qui remet en route ?

 

6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

     Dans le récit, Hérode craint pour son trône, il s’agite pour ce qui échappe à son contrôle. Il tente de profiter du désir des Mages et cherche à détourner leur quête à son avantage. Il est prêt à mentir, il est prêt à tout ; la peur, en effet, aveugle. La joie de l’Évangile, en revanche, libère : elle rend prudent, certes, mais aussi audacieux, attentif et créatif ; elle suggère des voies différentes de celles déjà empruntées.

 

 6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

    Dieu remet en question l’ordre existant : il a des rêves qu’il inspire encore aujourd’hui à ses prophètes ; il est déterminé à nous racheter des servitudes anciennes et nouvelles ; il implique des jeunes et des personnes âgées, des pauvres et des riches, des hommes et des femmes, des saints et des pécheurs dans ses œuvres de miséricorde, dans les merveilles de sa justice. Il ne fait pas de bruit, mais son Royaume germe déjà partout dans le monde.

 

6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

     Combien d’épiphanies nous sont données ou sont sur le point de nous être données ! Mais elles doivent être soustraites aux intentions d’Hérode, aux peurs toujours prêtes à se transformer en agressivité. « Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer » (Mt 11,12). Cette expression mystérieuse de Jésus, rapportée dans l’Évangile de Matthieu, ne peut pas ne pas nous faire penser aux nombreux conflits par lesquels les hommes peuvent résister et même agresser la Nouveauté que Dieu réserve à tous. Aimer la paix, rechercher la paix, c’est protéger ce qui est saint et, précisément pour cette raison, en train de naître : petit, délicat, fragile comme un enfant. Autour de nous, une économie faussée tente de tirer profit de tout.  

   

6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

      Nous le voyons : le marché transforme en affaires même la soif humaine de chercher, de voyager, de recommencer. Demandons-nous : le Jubilé nous a-t-il appris à fuir ce type d’efficacité qui réduit toute chose à un produit, et l’être humain à un consommateur

 

 6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025

    La manière dont Jésus a rencontré chacun et s’est laissé approcher par tous nous enseigne à estimer le secret des cœurs que Lui seul sait lire. Avec lui, nous apprenons à saisir les signes des temps (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, 4). Personne ne peut nous vendre cela. L’Enfant que les Mages adorent est un bien sans prix et sans mesure. Il est l’Épiphanie de la gratuité. Il ne nous attend pas dans des lieux prestigieux, mais dans des réalités humbles. « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda » (Mt 2, 6). Combien de villes, combien de communautés ont besoin d’entendre : « Tu n’es certes pas le dernier ». Oui, le Seigneur nous surprend encore ! Il se laisse trouver. Ses voies ne sont pas nos voies, les violents ne parviennent pas à les dominer, et les puissants de ce monde ne peuvent les bloquer. D’où la grande joie des Mages qui laissent derrière eux le palais et le temple et partent vers Bethléem : c’est alors qu’ils revoient l’étoile !

6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

     Nous avons célébré ces temps-ci plusieurs jours festifs ainsi que la solennité de l’Épiphanie qui, déjà par son nom, nous suggère ce qui rend la joie possible même dans les moments difficiles. Comme vous le savez, en effet, le mot “épiphanie” signifie “manifestation”, et notre joie naît d’un Mystère qui n’est plus caché. La vie de Dieu s’est révélée : à plusieurs reprises et de différentes manières, mais avec une clarté définitive en Jésus, de sorte que nous savons maintenant, même au milieu de nombreuses tribulations, que nous pouvons espérer. “Dieu sauve” : il n’a pas d’autres intentions, il n’a pas d’autre nom. Seul ce qui libère et sauve vient de Dieu et est épiphanie de Dieu.

6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

     S’agenouiller comme les Mages devant l’Enfant de Bethléem c’est, pour nous aussi, confesser que nous avons trouvé la véritable humanité, dans laquelle resplendit la gloire de Dieu.

 

 6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

    La vraie vie est apparue en Jésus, l’homme vivant, celui qui n’existe pas pour lui-même mais qui est ouvert et en communion, ce qui nous fait dire : « Sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10). Oui, la vie divine est à notre portée. Elle s’est manifestée pour nous impliquer dans son dynamisme libérateur qui détruit les peurs et nous permet de nous rencontrer dans la paix. C’est une possibilité, une invitation : la communion ne peut être une contrainte, mais que peut-on désirer de plus ?

 

 

6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

     Nous ne savons pas ce que possédaient les Mages venus d’Orient, mais leur départ, leur prise de risque, leurs dons eux-mêmes nous suggèrent que tout, absolument tout ce que nous sommes et possédons, demande à être offert à Jésus, trésor inestimable.

 

6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

     Et le Jubilé nous a rappelé cette justice fondée sur la gratuité : en soi il appelle à réorganiser la coexistence, à redistribuer la terre et les ressources, à rendre “ce que l’on a” et “ce que l’on est” aux rêves de Dieu, plus grands que les nôtres.

 

6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

     L’espérance que nous annonçons doit être les pieds sur terre : elle vient du ciel, mais pour engendrer ici-bas une histoire nouvelle. Alors, voyons dans les dons des Mages ce que chacun de nous peut mettre en commun, ce qu’il ne peut plus garder pour lui mais partager, afin que Jésus grandisse parmi nous. Que son Royaume grandisse, que ses paroles s’accomplissent en nous…

 

 

6 janvier 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière de l’Angelus

     Je souhaite à chacun le meilleur pour la nouvelle année, dans la lumière du Christ ressuscité.

 

7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Tout en ressentant l’appel à ne pas en éteindre la portée prophétique et à chercher encore des voies et des moyens pour en mettre en œuvre les intuitions, il sera important de le connaître à nouveau de près, non pas à travers le « on-dit » ou les interprétations qui en ont été données, mais en relisant ses Documents et en réfléchissant à leur contenu.

 

7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Le Concile Vatican II a redécouvert le visage de Dieu comme Père qui, en Christ, nous appelle à être ses enfants.

 

7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Ce que saint Paul VI a dit aux Pères conciliaires (vatican II) à la fin des travaux demeure aussi pour nous aujourd’hui un critère d’orientation.

 

7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     En nous approchant des Documents du Concile Vatican II et en en redécouvrant la prophétie et l’actualité, nous accueillons la riche tradition de la vie de l’Église et, en même temps, nous interrogeons le présent et renouvelons la joie d’aller à la rencontre du monde pour y porter l’Évangile du Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de justice et de paix.
 

7 janvier 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux fidèles présents sur le parvis de la Salle Paul VI

     Que Dieu bénisse tous ceux qui le cherchent avec un cœur ouvert.

7 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV pour l’ouverture du Consistoire Extraordinaire

      Saint Paul écrit : « Caritas Christi urget nos » ( 2 Co 5, 14). Le verbe sunechei dit que l’amour du Christ nous pousse parce qu’Il nous possède, nous enveloppe, nous captive. Voilà la force qui attire tout le monde vers le Christ, comme Il l’a Lui-même prophétisé : « Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » ( Jn 12, 32). Dans la mesure où nous nous aimons les uns les autres comme le Christ nous a aimés, nous sommes siens, nous sommes sa communauté et Il peut continuer à attirer à travers nous. En effet, seul l’amour est crédible, seul l’amour est digne de foi. [1]

     L’unité attire, la division disperse. Il me semble que la physique le confirme également, tant dans le microcosme que dans le macrocosme.

 

7 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV pour l’ouverture du Consistoire Extraordinaire

     Pour être une Église véritablement missionnaire, c’est-à-dire capable de témoigner de la force d’attraction de la charité du Christ, nous devons avant tout mettre en pratique son commandement, le seul qu’Il nous ait donné après avoir lavé les pieds de ses disciples : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres ». Et Il ajoute: « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 34-35). Saint Augustin commente : « C’est pour cela qu’Il nous a aimés, afin que nous nous aimions aussi les uns les autres. En nous aimant, Il nous a donné l’aide nécessaire pour que, par l’amour mutuel, nous nous unissions les uns aux autres et, liés par un lien si doux, nous formions le corps d’un seul Chef » (Homélie 65 sur l’Évangile de Jean, 2).

 

7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]

     Au début de sa vie évangélique, il avait entendu un appel : « Le Seigneur me révéla que nous devions dire ce salut : “Que le Seigneur te donne la paix” » [1]. Par ces paroles essentielles, il confie à ses Frères et à tout croyant l’émerveillement intérieur que l’Évangile avait apporté à son existence : la paix est la somme de tous les biens de Dieu, un don qui vient d’en haut. Quelle illusion que de penser pouvoir la construire par les seules forces humaines ! Et pourtant, c’est un don actif, à accueillir et à vivre chaque jour

 

 


7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]

     Le soir de Pâques, le Seigneur ressuscité adresse à ses disciples, effrayés et enfermés dans le Cénacle : « La paix soit avec vous » [3]. Ce n’est pas une formule de politesse, mais l’annonce certaine de la victoire du Christ sur la mort. Comme la voix des anges dans la nuit de Noël – « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » [4] –, ainsi la paix que le Père séraphique annonce est celle que le Christ lui-même a fait résonner entre le ciel et la terre.   

 

 7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]

    En cette époque marquée par tant de guerres qui semblent interminables, par des divisions intérieures et sociales qui engendrent défiance et peur, Saint François continue de nous parler. Non parce qu’il offrirait des solutions techniques, mais parce que sa vie indique la source authentique de la paix.

 


7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]

     La vision franciscaine de la paix ne se limite pas aux relations entre les êtres humains, mais embrasse toute la création. François, qui appelle le soleil « frère » et la lune « sœur », qui reconnaît en chaque créature un reflet de la beauté divine, nous rappelle que la paix doit s’étendre à toute la famille du Créé. Cette intuition résonne avec une urgence particulière en notre temps, lorsque la maison commune est menacée et gémit sous l’exploitation. La paix avec Dieu, la paix entre les hommes et avec la Création sont des dimensions inséparables d’un unique appel à la réconciliation universelle.

 

8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre

     Nous ne sommes pas ici pour promouvoir des “agendas” – personnels ou collectifs –, mais pour confier nos projets et nos inspirations au discernement qui nous dépasse « autant le ciel est élevé au-dessus de la terre » (Is 55, 9) et qui ne peut venir que du Seigneur.

    

8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre

     Il est important que maintenant, dans l’Eucharistie, nous déposions nos désirs et nos pensées sur l’autel, ainsi que le don de notre vie, en les offrant au Père en union au Sacrifice du Christ, pour les retrouver purifiés, illuminés, fondus et transformés, par la grâce, en un seul Pain. Ce n’est qu’ainsi, en effet, que nous saurons vraiment écouter sa voix, en l’accueillant dans le don que nous sommes les uns pour les autres : raison pour laquelle nous sommes réunis.

 

8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre

     Notre Collège, bien que riche de nombreuses compétences et talents remarquables, n’est pas appelé à être, en premier lieu, une équipe d’experts, mais une communauté de foi, dans laquelle les dons que chacun apporte, offerts au Seigneur et rendus par Lui, produisent, selon sa Providence, le plus grand fruit.

 

8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre

     Notre “arrêt” est alors avant tout un grand acte d’amour – envers Dieu, envers l’Église, envers les hommes et les femmes du monde entier –, par lequel nous nous laissons modeler par l’Esprit : avant tout dans la prière et le silence, mais ensuite aussi en nous regardant dans les yeux, en nous écoutant les uns les autres et en nous faisant la voix, à travers le partage, de tous ceux que le Seigneur a confiés à notre sollicitude de pasteurs, dans les parties les plus diverses du monde. Un acte à vivre le cœur humble et généreux, en sachant que c’est par grâce que nous sommes ici, et qu’il n’y a rien, de ce que nous apportons, que nous n’ayons reçu comme un don et un talent à ne pas laisser se perdre, mais à investir avec prudence et courage (cf. Mt 25, 14-30).

 

8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre

     Nous aussi, face à la “grande foule” d’une humanité affamée de bien et de paix, dans un monde où la satiété et la faim, l’abondance et la misère, la lutte pour la survie et le vide existentiel désespéré continuent de diviser et de blesser les personnes, les nations et les communautés, aux paroles du Maître, « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37), nous pouvons nous sentir comme les disciples : inadéquats et dépourvus de moyens. Mais Jésus nous répète : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir » (Mc 6, 38), et cela, nous pouvons le faire ensemble. Nous ne parviendrons pas toujours à trouver des solutions immédiates aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Mais toujours, en tout lieu et en toute circonstance, nous pourrons nous aider mutuellement – et en particulier aider le Pape – à trouver les “cinq pains et deux poissons” que la Providence ne manque jamais de fournir là où ses enfants demandent de l’aide ; et à les accueillir, les remettre, les recevoir et les distribuer, enrichis de la bénédiction de Dieu et de la foi et de l’amour de tous, afin que personne ne manque du nécessaire (cf. Mc 6, 42).

 

8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre

     La responsabilité que vous partagez avec le Successeur de Pierre est grave et lourde.

 

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

     inspiré par les événements tragiques du sac de Rome en 410 ap. J.-C., saint Augustin a écrit l’une des œuvres les plus puissantes de sa production théologique, philosophique et littéraire : le De Civitate Dei, La Cité de Dieu. Comme l’a observé le Pape Benoît XVI, il s’agit d’une « oeuvre imposante et décisive pour le développement de la pensée politique occidentale et pour la théologie chrétienne de l’histoire ». [1] Il s’inspire d’un « récit » – dirions-nous en termes contemporains – qui se répandait : « Les païens, encore nombreux à cette époque, et même bon nombre de chrétiens pensaient que le Dieu de la nouvelle religion et les apôtres eux-mêmes avaient montré qu’ils étaient incapables de protéger la ville. À l’époque des divinités païennes, Rome était caput mundi, la grande capitale, et personne ne pouvait imaginer qu’elle serait tombée aux mains de ses ennemis. À présent, avec le Dieu des chrétiens, cette grande ville ne paraissait plus sûre ». [2]

     Notre époque est certes très éloignée de ces événements. Il ne s’agit pas seulement d’une distance temporelle, mais aussi d’une sensibilité culturelle différente et d’un développement des catégories de pensée. Cependant, on ne peut ignorer le fait que notre sensibilité culturelle s’est inspirée de cette œuvre qui, comme tous les classiques, parle aux hommes de tous les temps.

     Augustin interprète les événements et la réalité historique selon le modèle des deux cités : la cité de Dieu, qui est éternelle et caractérisée par l’amour inconditionnel de Dieu (amor Dei), auquel est lié l’amour du prochain, en particulier des pauvres ; et la cité terrestre, qui est un lieu de séjour temporaire où les êtres humains vivent jusqu’à leur mort. De nos jours, elle comprend toutes les institutions sociales et politiques, de la famille à l’État national et aux organisations internationales. Pour Augustin, cette cité était incarnée par l’Empire romain. La cité terrestre est centrée sur l’amour orgueilleux de soi (amor sui), sur la soif de pouvoir et de gloire mondains qui mènent à la destruction. Il ne s’agit toutefois pas d’une lecture de l’histoire qui vise à opposer l’au-delà à l’ici-bas, l’Église à l’État, ni d’une dialectique sur le rôle de la religion dans la société civile.

     Dans la perspective augustinienne, les deux cités coexistent jusqu’à la fin des temps et possèdent une dimension à la fois extérieure et intérieure, car elles ne se mesurent pas seulement à l’aune des attitudes extérieures avec lesquelles elles sont construites dans l’histoire, mais aussi à l’aune de l’attitude intérieure de chaque être humain face aux réalités de la vie et aux événements historiques. Dans cette perspective, chacun de nous est protagoniste et donc responsable de l’histoire. Augustin souligne en particulier que les chrétiens sont appelés par Dieu à séjourner dans la cité terrestre avec le cœur et l’esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie. Cependant, le chrétien, vivant dans la cité terrestre, n’est pas étranger au monde politique et cherche à appliquer l’éthique chrétienne, inspirée des Écritures, au gouvernement civil.

     La Cité de Dieu ne propose pas de programme politique, mais offre de précieuses réflexions sur des questions fondamentales de la vie sociale et politique, telles que la recherche d’une coexistence plus juste et plus pacifique entre les peuples. Augustin met également en garde contre les graves dangers pour la vie politique dérivant de fausses représentations de l’histoire, d’un nationalisme excessif et d’une distorsion de l’idéal de l’homme d’État.

     Bien que le contexte dans lequel nous vivons aujourd’hui soit différent de celui du V e siècle, certaines analogies restent très actuelles. Comme à ce moment-là, nous vivons une époque de profonds mouvements migratoires ; comme à ce moment-là, nous vivons une période de profonde réorganisation des équilibres géopolitiques et des paradigmes culturels ; comme à ce moment-là, nous ne sommes pas, selon l’expression bien connue du Pape François, dans une époque de changement, mais dans un changement d’époque [3].

     Ces temps-ci, la faiblesse du multilatéralisme sur le plan international est particulièrement préoccupante. Une diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus de tous est remplacée par une diplomatie de la force, des individus ou de groupes d’alliés. La guerre est revenue à la mode et une ferveur guerrière se répand. Le principe établi après la Seconde Guerre mondiale, qui interdisait aux pays d’utiliser la force pour violer les frontières d’autrui, a été enfreint. On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi « dans la poursuite d’un ordre voulu par Dieu, qui implique une justice plus parfaite entre les hommes », [4] mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination. Cela menace gravement l'État de droit qui est le fondement de toute coexistence civile pacifique.

     D’ailleurs, comme le note saint Augustin, « il n’y a personne qui ne veuille la paix. Même ceux qui veulent la guerre ne veulent rien d’autre que gagner, ils souhaitent donc atteindre une paix glorieuse par la guerre. La victoire, en effet, n’est rien d’autre que la soumission de ceux qui opposent une résistance et, lorsque cela se produira, la paix sera là. [...] Même ceux qui veulent que la paix dans laquelle ils vivent soit rompue ne haïssent pas la paix, mais souhaitent qu’elle soit transmise à leur libre pouvoir. Ils ne veulent donc pas qu’il n’y ait pas de paix, mais qu’il y ait celle qu’ils veulent ». [5]

     C’est précisément cette attitude qui a conduit l’humanité au drame de la Seconde Guerre mondiale dont les cendres ont donné naissance aux Nations Unies, dont le 80e anniversaire a été récemment célébré. Elles ont été voulues par la détermination de 51 nations comme pivot central de la coopération multilatérale afin de prévenir de futures catastrophes mondiales, de préserver la paix, de défendre les droits humains fondamentaux et de promouvoir un développement durable.

     Je tiens à rappeler en particulier l’importance du droit international humanitaire dont le respect ne peut dépendre des circonstances et des intérêts militaires et stratégiques. Le droit humanitaire, en plus de garantir un minimum d’humanité dans les fléaux de la guerre, est un engagement que les États ont pris. Il doit toujours prévaloir sur les velléités des belligérants, afin d’atténuer les effets dévastateurs de la guerre, y compris dans une perspective de reconstruction. On ne peut passer sous silence le fait que la destruction d’hôpitaux, d’infrastructures énergétiques, d’habitations et de lieux essentiels à la vie quotidienne constitue une grave violation du droit international humanitaire. Le Saint-Siège réaffirme fermement sa condamnation de toute forme d’implication des civils dans les opérations militaires et souhaite que la Communauté internationale se souvienne que la protection du principe de l’inviolabilité de la dignité humaine et du caractère sacré de la vie compte toujours plus que tout intérêt national.

     Dans cette perspective, les Nations Unies ont joué un rôle médiateur dans les conflits, encouragé le développement et aidé les États à protéger les droits humains et les libertés fondamentales. Dans un monde confronté à des défis complexes tels que les tensions géopolitiques, les inégalités et les crises climatiques, l’organisation devrait jouer un rôle fondamental pour favoriser le dialogue et l’aide humanitaire, contribuant ainsi à construire un avenir plus juste. Il est donc nécessaire de faire des efforts pour que les Nations Unies reflètent non seulement la situation du monde actuel et non celle de l’après-guerre, mais aussi pour qu’elles soient plus orientées et efficaces dans la poursuite non pas d’idéologies, mais de politiques visant à l’unité de la famille des peuples.

     Le but du multilatéralisme est donc d’offrir un lieu où les personnes peuvent se rencontrer et parler, sur le modèle de l’ancien forum romain ou de la place médiévale. Cependant, pour dialoguer, il faut s’entendre sur les mots et les concepts qu’ils représentent. Redécouvrir le sens des mots est peut-être l’un des premiers défis de notre époque. Lorsque les mots perdent leur rapport à la réalité et que la réalité elle-même devient sujette à opinion et, en fin de compte, incompréhensible, on devient comme ces deux personnes dont parle saint Augustin qui sont obligées de rester ensemble sans qu’aucune des deux ne connaisse la langue de l’autre. Il observe que « les animaux muets, même s’ils sont d’espèces différentes, se comprennent plus facilement qu’elles, bien que toutes les deux soient des êtres humains. En effet, puisque par la seule diversité de la langue elles ne peuvent se communiquer leurs pensées, une grande affinité de nature ne sert à rien pour établir des relations, au point qu’un homme préfère rester avec son chien plutôt qu’avec un étranger ». [6]

     De nos jours, le sens des mots est de plus en plus flou et les concepts qu’ils représentent de plus en plus ambigus. Le langage n’est plus le moyen privilégié de la nature humaine pour connaître et rencontrer, mais, dans les replis de l’ambiguïté sémantique, il devient de plus en plus une arme pour tromper ou frapper et offenser ses adversaires. Nous avons besoin que les mots recommencent à exprimer sans équivoque des réalités certaines. C’est seulement ainsi qu’un dialogue authentique et sans malentendus pourra reprendre. Cela doit se produire dans nos foyers et sur nos places, en politique, dans les moyens de communication et sur les réseaux sociaux, ainsi que dans le contexte des relations internationales et du multilatéralisme, afin que ce dernier puisse retrouver la force nécessaire pour jouer son rôle de rencontre et de médiation, indispensable pour prévenir les conflits, et que personne ne soit tenté de dominer l’autre par la logique de la force, qu’elle soit verbale, physique ou militaire.

     Il convient également de noter que le paradoxe de cet affaiblissement de la parole est souvent revendiqué au nom de la liberté d’expression elle-même. Mais à y regarder de plus près, c’est le contraire qui est vrai : la liberté de parole et d’expression est garantie précisément par la certitude du langage et par le fait que chaque terme est ancré dans la vérité. Il est douloureux de constater, en revanche, que, surtout en Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent.

     Malheureusement, cette dérive en entraîne d’autres qui finissent par restreindre les droits fondamentaux de la personne, à commencer par la liberté de conscience. Dans ce contexte, l’objection de conscience autorise l’individu à refuser des obligations légales ou professionnelles qui sont en contradiction avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans sa sphère personnelle : qu’il s’agisse du refus du service militaire au nom de la non-violence ou du refus de pratiques telles que l’avortement ou l’euthanasie pour des médecins et des professionnels de santé. L’objection de conscience n’est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. En ce moment particulier de l’histoire, la liberté de conscience semble faire l’objet d’une remise en question accrue de la part des États, y compris ceux qui se déclarent fondés sur la démocratie et les droits de l’homme. Cette liberté établit au contraire un équilibre entre l’intérêt collectif et la dignité individuelle, soulignant qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social.

     De même, la liberté religieuse risque d’être restreinte, alors qu’elle est, comme le rappelait Benoît XVI, le premier des droits humains puisqu’elle exprime la réalité la plus fondamentale de la personne. [7] Les données les plus récentes indiquent que les violations de la liberté religieuse sont en augmentation et que 64 % de la population mondiale subit de graves violations de ce droit.

 

 

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

     On ne peut ignorer que la persécution des chrétiens reste l’une des crises des droits humains les plus répandues à l’heure actuelle, touchant plus de 380 millions de croyants partout dans le monde, lesquels subissent des niveaux élevés ou extrêmes de discrimination, de violence et d’oppression en raison de leur foi. Ce phénomène touche environ un chrétien sur sept dans le monde et s’est aggravé en 2025 en raison des conflits en cours, des régimes autoritaires et de l’extrémisme religieux. Toutes ces données montrent malheureusement que, dans de nombreux contextes, la liberté religieuse est davantage considérée comme un “privilège” ou une concession que comme un droit humain fondamental.

  

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

     Il ne faut toutefois pas oublier une forme subtile de discrimination religieuse à l’égard des chrétiens qui se répand également dans des pays où ils sont majoritaires, comme en Europe ou en Amérique, où ils voient parfois leur possibilité d’annoncer les vérités évangéliques limitée pour des raisons politiques ou idéologiques, en particulier lorsqu’ils défendent la dignité des plus faibles, des enfants à naître, des réfugiés et des migrants, ou lorsqu’ils promeuvent la famille.

 

 

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

     Dans le cadre de ses relations et actions au niveau international, le Saint-Siège défend constamment une position en faveur de la dignité inaliénable de toute personne. …

     … Les détenus, qui ne peuvent jamais être réduits au rang des crimes qu’ils ont commis. À cette occasion, je tiens à exprimer ma vive gratitude aux Gouvernements qui ont répondu positivement à l’appel de mon vénéré prédécesseur en faveur de gestes de clémence au cours de l’Année jubilaire, en exprimant le souhait que l’esprit du Jubilé inspire de manière permanente et structurelle l’administration de la justice, afin que les peines soient proportionnées aux délits commis, que des conditions dignes soient garanties aux détenus et, surtout, que l’on s’efforce d’abolir la peine de mort, mesure qui anéantit tout espérance de pardon et de renouveau. [9] Nous ne pouvons pas non plus oublier la souffrance de nombreux détenus pour raisons politiques présents dans de nombreux États.

 

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

     Dans la perspective chrétienne, l’être humain est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu qui, « en l’appelant à l’existence par amour, l’a appelé en même temps à l’amour ». [10] Cette vocation se manifeste de manière privilégiée et unique au sein de la famille. C’est dans ce contexte que l’on apprend à aimer et que l’on développe la capacité de se mettre au service de la vie, contribuant ainsi au développement de la société et à la mission de l’Église.

      Malgré son caractère central, l’institution familiale est aujourd’hui confrontée à deux défis cruciaux. D’une part, on assiste à une tendance inquiétante dans le système international qui consiste à négliger et à sous-estimer son rôle social fondamental, ce qui conduit à sa marginalisation institutionnelle progressive. D’autre part, on ne peut ignorer la réalité croissante et douloureuse des familles fragiles, désagrégées et souffrantes, affligées par des difficultés internes et des phénomènes inquiétants, y compris la violence domestique.

     La vocation à l’amour et à la vie, qui se manifeste de manière éminente dans l’union exclusive et indissoluble entre la femme et l’homme, impose un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante. Cela est plus que jamais prioritaire, en particulier dans les pays qui connaissent une baisse dramatique du taux de natalité. La vie est en effet un don inestimable qui se développe dans le cadre d’un projet relationnel fondé sur la réciprocité et le service.

     C’est à la lumière de cette vision profonde de la vie comme un don à protéger et de la famille comme sa gardienne responsable qu’il faut rejeter catégoriquement les pratiques qui nient ou instrumentalisent l’origine de la vie et son développement. Parmi celles-ci, il y a l’avortement, qui interrompt une vie naissante et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation face aux projets visant à financer la mobilité transfrontalière visant à accéder au soi-disant « droit à l’avortement sûr » et estime déplorable que des ressources publiques soient consacrées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien aux mères et aux familles. L’objectif premier doit rester la protection de chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin qu’elle puisse accueillir la vie.

     De même, la maternité de substitution, qui transforme la gestation en un service négociable, viole la dignité tant de l’enfant, réduit à un “produit”, que de la mère, en instrumentalisant son corps et le processus de génération et en altérant le projet relationnel originel de la famille.

     De semblables considérations peuvent être étendues aux malades et aux personnes âgées et seules, qui ont parfois du mal à trouver une raison de continuer à vivre. Il incombe également à la société civile et aux États de répondre concrètement aux situations de fragilité, en proposant des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de compassion illusoires comme l’euthanasie.

     Une réflexion similaire peut être faite à propos de beaucoup de jeunes confrontés à de nombreuses difficultés, parmi lesquelles la dépendance aux drogues. Un effort conjoint de tous est nécessaire pour éradiquer ce fléau de l'humanité et le trafic de drogue qui l'alimente, afin d'éviter que des millions de jeunes à travers le monde ne finissent victimes de la consommation de drogues. Conjointement à cet effort, il devra y avoir des politiques adéquates de désintoxication et des investissements plus importants dans la promotion humaine, l'éducation et la création d'emplois.

     À la lumière de ces défis, il faut réaffirmer avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. Une société n'est saine et avancée que lorsqu'elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s'efforce activement de la promouvoir.

     Les considérations que j’ai présentées conduisent à penser que, dans le contexte actuel, on assiste à un véritable “court-circuit” des droits humains. Le droit à la liberté d’expression, à la liberté de conscience, à la liberté religieuse et même à la vie subissent des restrictions au nom d’autres droits dits nouveaux, avec pour conséquence que tout le système des droits humains perd de sa vigueur, laissant place à la force et à l’oppression. Cela se produit lorsque chaque droit devient autoréférentiel et surtout lorsqu’il perd son lien avec la réalité des choses, leur nature et la vérité.

 

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

     L’orgueil obscurcit la réalité elle-même et l’empathie envers le prochain. Ce n’est pas un hasard si à l’origine de tout conflit se trouve toujours une racine d’orgueil.

 

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

     La guerre se contente de détruire, tandis que la paix exige un effort continu et patient de construction et une vigilance constante.

 

9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année

    La paix reste un bien difficile mais possible. Comme le rappelle Augustin, elle « est la fin de notre bien », [15] car elle est la fin même de la cité de Dieu, à laquelle nous aspirons, même inconsciemment, et dont nous pouvons goûter l’anticipation dans la cité terrestre. Au cours de notre pèlerinage sur cette terre, elle exige humilité et courage. L’humilité de la vérité et le courage du pardon.

 

10 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les collaborateurs et aux bénévoles du Jubilé, Salle Paul VI

     Je voudrais rappeler en particulier la présence à Rome, à l’occasion du Jubilé, de tant de jeunes et d’adolescents de toutes les nations. Il a été beau de toucher du doigt leur enthousiasme, d’être témoins de leur joie, de voir le sérieux avec lequel ils ont prié, médité et célébré, de les observer, si nombreux et si différents, et pourtant unis, ordonnés (aussi grâce à votre service !), désireux de se connaître et de vivre ensemble des moments de grâce, de fraternité et de paix. Réfléchissons à ce qu’ils nous ont montré. Tous, à divers niveaux, nous sommes responsables de leur avenir, dans lequel se joue l’avenir du monde. Demandons-nous donc, à la lumière de ce que nous avons vu : de quoi ont-ils réellement besoin ? Qu’est-ce qui les aide vraiment à mûrir et à donner le meilleur d’eux-mêmes ? Où peuvent-ils trouver de vraies réponses aux questions les plus profondes qu’ils portent dans leur cœur ? Les jeunes ont besoin de modèles sains, qui les orientent vers le bien, l’amour et la sainteté, comme nous l’ont montré les figures de saint Carlo Acutis et de saint Pier Giorgio Frassati, canonisés en septembre dernier. Gardons devant nous leurs regards limpides et vivants, pleins d’énergie et en même temps si fragiles : ils pourront nous être d’une grande aide pour discerner avec sagesse et prudence dans les graves responsabilités qui nous attendent à leur égard.
    

 

 

11 janvier 2026 – homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe dans la Chapelle Sixtine en la fête du Baptême de Jésus. Le Pape y célébrant des Baptêmes

     (Mt 3, 14). Comme une lumière dans les ténèbres, le Seigneur se trouve là où nous ne l’attendons pas : il est le Saint parmi les pécheurs, qui veut habiter parmi nous sans garder ses distances, mais en assumant pleinement tout ce qui est humain. « Laisse faire », répond Jésus à Jean, « car il convient que nous accomplissions toute justice » (v. 15). Quelle justice ? Celle de Dieu, qui dans le baptême de Jésus opère notre justification : dans son infinie miséricorde, le Père nous rend justes par son Christ, l’unique Sauveur de tous. Comment cela se produit-il ? Celui qui est baptisé par Jean dans le Jourdain fait de ce geste un signe nouveau de mort et de Résurrection, de pardon et de communion.

 

 

11 janvier 2026 – homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe dans la Chapelle Sixtine en la fête du Baptême de Jésus. Le Pape y célébrant des Baptêmes

     Les enfants que vous tenez maintenant dans vos bras sont transformés en créatures nouvelles. Tout comme ils ont reçu la vie de vous, leurs parents, ils reçoivent maintenant le sens de cette vie : la foi. Lorsque nous savons qu’un bien est essentiel, nous le recherchons immédiatement pour ceux que nous aimons. Qui d’entre nous, en effet, laisserait les nouveau-nés sans vêtements ni nourriture, en attendant qu’ils choisissent eux-mêmes, une fois grands, comment s’habiller et quoi manger ? Très chers amis, si la nourriture et les vêtements sont nécessaires pour vivre, la foi est plus que nécessaire, car avec Dieu, la vie trouve le salut.

 

11 janvier 2026 – homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe dans la Chapelle Sixtine en la fête du Baptême de Jésus. Le Pape y célébrant des Baptêmes

     Son amour providentiel se manifeste sur terre à travers vous, mères et pères qui demandez la foi pour vos enfants. Bien sûr, le jour viendra où ils deviendront trop lourds à porter dans vos bras ; et le jour viendra aussi où ce sera eux qui vous soutiendront. Que le baptême, qui nous unit dans l’unique famille de l’Église, sanctifie à tout moment toutes vos familles, en donnant force et constance à l’affection qui vous unit.


11 janvier 2026 – homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe dans la Chapelle Sixtine en la fête du Baptême de Jésus. Le Pape y célébrant des Baptêmes  

       Les gestes que nous allons accomplir dans un instant en sont de magnifiques témoignages : l’eau du baptistère est le lavage dans l’Esprit, qui purifie de tout péché ; la robe blanche est le vêtement neuf que Dieu le Père nous donne pour la fête éternelle de son Royaume ; le cierge allumé à la flamme pascale est la lumière du Christ ressuscité, qui illumine notre chemin. Je vous souhaite de le poursuivre avec joie tout au long de l’année qui vient de commencer et tout au long de votre vie, certain que le Seigneur accompagnera toujours vos pas.

 

11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Dieu ne regarde pas le monde de loin, sans toucher notre vie, nos maux et nos attentes ! Il vient parmi nous avec la sagesse de son Verbe fait chair, nous impliquant dans un projet d’amour surprenant pour toute l’humanité.

 

11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

      Jean-Baptiste, émerveillé, demande à Jésus : « Toi, tu viens à moi ? » (v. 14). Oui, dans sa sainteté, le Seigneur se fait baptiser comme tous les pécheurs pour révéler l’infinie miséricorde de Dieu.

 

11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Le Fils unique, en qui nous sommes frères et sœurs, vient en effet pour servir et non pour dominer, pour sauver et non pour condamner. Il est le Christ rédempteur : il prend sur lui ce qui est nôtre, y compris le péché, et nous donne ce qui est sien, c’est-à-dire la grâce d’une vie nouvelle et éternelle.

 

11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

       Dans les heures sombres, le baptême est lumière ; dans les conflits de la vie, le baptême est réconciliation ; à l’heure de la mort, le baptême est la porte du ciel.

11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Prions ensemble la Vierge Marie, en lui demandant de soutenir chaque jour notre foi et la mission de l’Église.

 

14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     la Constitution dogmatique Dei Verbum sur la Révélation divine. Il s'agit de l'un des documents les plus beaux et les plus importants du concile

 

14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     C'est un point fondamental de la foi chrétienne, que Dei Verbum nous rappelle : Jésus-Christ transforme radicalement la relation de l'homme avec Dieu, qui sera désormais une relation d'amitié. C'est pourquoi l’unique condition de la nouvelle alliance est l'amour.

 

14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Il y a dans l'Alliance un premier moment de distance, dans la mesure où le pacte entre Dieu et l'homme reste toujours asymétrique : Dieu est Dieu et nous sommes des créatures ; mais, avec la venue du Fils dans la chair humaine, l'Alliance s'ouvre à sa fin ultime : en Jésus, Dieu fait de nous ses enfants et nous appelle à devenir semblables à Lui dans notre fragile humanité. Notre ressemblance avec Dieu ne s'obtient donc pas par la transgression et le péché, comme le suggère le serpent à Ève (cf. Gn 3, 5), mais dans la relation avec le Fils fait homme.

 

14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Dans la Révélation chrétienne, lorsque Dieu, pour venir à notre rencontre, s'incarne dans son Fils, le dialogue qui avait été interrompu est définitivement rétabli : l'Alliance est nouvelle et éternelle, rien ne peut nous séparer de son amour. La Révélation de Dieu a donc le caractère dialogique de l'amitié et, comme dans l'expérience de l'amitié humaine, elle ne supporte pas le mutisme, mais se nourrit de l'échange de paroles vraies.

 

14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     La Constitution Dei Verbum nous le rappelle également : Dieu nous parle. Il est important de saisir la différence entre la parole et le bavardage : ce dernier s'arrête à la surface et ne réalise pas de communion entre les personnes, tandis que dans les relations authentiques, la parole ne sert pas seulement à échanger des informations et des nouvelles, mais à révéler qui nous sommes. La parole possède une dimension révélatrice qui crée une relation avec l'autre. Ainsi, en nous parlant, Dieu se révèle à nous comme un Allié qui nous invite à l’amitié avec Lui.

 

14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Dans cette perspective, la première attitude à cultiver est l'écoute, afin que la Parole divine puisse pénétrer nos esprits et nos cœurs ; en même temps, nous sommes appelés à parler avec Dieu, non pas pour lui communiquer ce qu'il sait déjà, mais pour nous révéler à nous-mêmes.

     D'où la nécessité de la prière, dans laquelle nous sommes appelés à vivre et à cultiver l'amitié avec le Seigneur. Cela se réalise tout d'abord dans la prière liturgique et communautaire, où ce n'est pas nous qui décidons ce que nous voulons entendre de la Parole de Dieu, mais c'est Lui-même qui nous parle à travers l'Église ; cela se réalise également dans la prière personnelle, qui se déroule dans l'intimité du cœur et de l'esprit. Le temps consacré à la prière, à la méditation et à la réflexion ne peut manquer dans la journée et la semaine du chrétien. Ce n'est que lorsque nous parlons avec Dieu que nous pouvons aussi parler de Lui.

 

14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Notre expérience nous montre que les amitiés peuvent prendre fin à cause d'un geste spectaculaire de rupture, ou d'une série de négligences quotidiennes qui effritent la relation jusqu'à la perdre. Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse. Accueillons-le, prenons soin de cette relation et nous découvrirons que c'est précisément l'amitié avec Dieu qui est notre salut.

15 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux familles des jeunes décédés à Crans-Montana (Suisse) :

    Je vous avoue très sincèrement que je suis très ému de vous rencontrer. Quand j’ai appris que certains d’entre vous avaient demandé cette audience, j’ai immédiatement répondu : « Oui, nous trouverons le temps ». Je voulais au moins avoir l’occasion de partager un moment qui, pour vous, au milieu de tant de douleur et de souffrance, est vraiment une mise à l’épreuve de notre foi, une mise à l’épreuve de ce en quoi nous croyons. On se demande souvent : « Pourquoi, Seigneur ? ». Quelqu’un m’a rappelé un moment similaire, précisément lors de la messe des funérailles où, au lieu de faire un sermon, le prêtre parlait comme dans un dialogue entre la personne et Dieu lui-même, avec cette question qui nous accompagne toujours : « Pourquoi, Seigneur, pourquoi ? ».

     Ce sont des moments de grande peine et de grande souffrance. L’un de vos êtres le plus aimé, le plus cher, a perdu la vie dans une catastrophe d’une extrême violence, ou bien se trouve pour longtemps hospitalisé, le corps défiguré des conséquences d’un terrible incendie qui a frappé l’imagination du monde entier. Et cela au moment le plus imprévu, en un jour où tout le monde se réjouissait et faisait la fête pour s’échanger des vœux de joie et de bonheur.

Que dire en pareille circonstance ? Quel sens donner à de tels événements ? Où trouver une consolation à la hauteur de ce que vous éprouvez ?... une consolation qui ne soit pas de vaines paroles superficielles mais qui touche en profondeur et ranime l’espérance ? Il n’y a qu’une parole, frères et sœurs, qui convienne : celle du Fils de Dieu sur la Croix – dont vous êtes si proches aujourd’hui – et qui, du profond de son abandon et de sa peine cria vers le Père : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46).

      La réponse du Père à la supplique de son Fils se fait attendre trois jours, dans le silence. Mais quelle réponse ! Jésus ressuscite glorieux, vivant pour toujours dans la joie et la lumière éternelle de Pâques.

     Je ne peux pas vous expliquer, frères et sœurs, pourquoi il vous est demandé, à vos proches comme à vous-mêmes, de traverser une telle épreuve. L’affection et les paroles humaines de compassion que je vous adresse aujourd’hui paraissent bien limitées et impuissantes.  En revanche, le Successeur de Pierre que vous êtes venus rencontrer aujourd’hui vous l’affirme avec force et conviction : votre espérance n’est pas vaine car le Christ est vraiment ressuscité ! La Sainte Église en est témoin et l’annonce avec certitude.   Saint Paul, qui l’avait vu vivant, le disait au chrétiens de Corinthe : « Si nous avons mis notre espérance dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » (1 Co 15, 19.20).

     Chers frères et sœurs, rien ne pourra jamais vous séparer de l’amour du Christ (cf. Rm 8, 35), de même vos proches qui souffrent ou que vous avez perdu. La foi qui nous habite éclaire les moments les plus sombres et les plus douloureux de nos vies d’une lumière irremplaçable, qui nous aide à continuer courageusement la route vers le but. Jésus nous précède sur ce chemin de mort et de résurrection qui demande patience et persévérance. Soyez assurés de sa proximité et de sa tendresse, Il n’est pas loin de ce que vous vivez, au contraire, Il le partage et le porte avec vous. De même l’Église tout entière le porte avec vous. Soyez assurés de sa prière – et de ma prière personnelle – pour le repos de vos défunts, pour le soulagement de ceux que vous aimez et qui souffrent, et pour vous-mêmes qui les accompagnez de votre tendresse et de votre amour.

     Votre cœur est aujourd’hui transpercé, comme le fut celui de Marie au pied de la Croix, Marie qui voyait son Fils. Notre Dame des Douleurs est toute proche de vous en ces jours, et c’est à elle que je vous confie. Adressez-lui sans retenue vos larmes et cherchez auprès d’elle le réconfort maternel qu’elle pourra vous donner. Comme Marie, vous saurez attendre avec patience, dans la nuit de la souffrance mais la certitude de la foi, que se lève un jour nouveau ; et vous retrouverez la joie.

     En signe de réconfort, je vous donne à chacun, ainsi qu’à tous vos proches qui souffrent, la Bénédiction Apostolique.

 

17 janvier 2026 – Lettre du Pape Léon XIV, à l’occasion du 325ème anniversaire de la Fondation de l’Académie Pontificale ecclésiastique. Publié le 17 janvier, portant la date du 21 novembre 2025

     Le service diplomatique n’est pas une profession, mais une vocation pastorale: c’est l’art évangélique de la rencontre, qui recherche des voies de réconciliation là où les hommes élèvent des murs et des méfiances. Notre diplomatie, en effet, naît de l’Evangile: elle n’est pas tactique, mais elle est une charité réfléchie; elle ne cherche ni vainqueurs ni vaincus, ne construit pas de barrières, mais rétablit des liens authentiques.

 

17 janvier 2026 – Lettre du Pape Léon XIV, à l’occasion du 325ème anniversaire de la Fondation de l’Académie Pontificale ecclésiastique. Publié le 17 janvier, portant la date du 21 novembre 2025

     Les diplomates du Pape sont appelés à être des ponts: des ponts invisibles pour soutenir, des ponts solides lorsque les événements semblent difficiles à contenir, et des ponts d’espérance lorsque le bien vacille.

 

17 janvier 2026 – Lettre du Pape Léon XIV, à l’occasion du 325ème anniversaire de la Fondation de l’Académie Pontificale ecclésiastique. Publié le 17 janvier, portant la date du 21 novembre 2025

     A l’image de saint Antoine Abbé, votre patron, qui sut transformer le silence du désert en un dialogue fécond avec Dieu, soyez des prêtres à la spiritualité profonde, afin de puiser dans la prière la force de la rencontre avec les autres.

17 janvier 2026 - Message du Pape Léon XIV aux participants à la ‘‘Marche pour la vie’’ de Washington D.C. le 23 janvier 2026. Message publié sur le site du Vatican, le 22 janvier 2026

      J’adresse de cordiales salutations à tous ceux d’entre vous qui participent à la March for Life 2026. J’exprime également ma profonde reconnaissance et je vous assure de ma proximité spirituelle tandis que vous vous rassemblez pour ce témoignage public éloquent, afin d’affirmer que « la protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tout autre droit humain » (Discours aux membres du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, 9 janvier 2026).
     En effet, « une société est saine et progresse seulement lorsqu’elle protège la sacralité de la vie humaine et s’emploie activement à la promouvoir » (ibid.). À ce propos, je voudrais vous encourager, en particulier vous les jeunes, à continuer de veiller à ce que la vie soit respectée à toutes ses étapes, par des efforts appropriés à chaque niveau de la société, y compris par le dialogue avec les responsables civils et politiques.
     Que Jésus, qui a promis d’être avec nous toujours (cf. Mt 28,20), vous accompagne aujourd’hui tandis que vous marchez avec courage et pacifiquement au nom des enfants à naître. En les défendant, sachez que vous accomplissez le commandement du Seigneur de le servir dans les plus petits de nos frères et de nos sœurs (cf. Mt 25,31-46).
     Dans ces sentiments, je vous confie tous, ainsi que ceux qui vous soutiennent par leurs prières et leurs sacrifices, à l’intercession de Marie Immaculée, Patronne des États-Unis d’Amérique, et je vous accorde bien volontiers ma Bénédiction apostolique, en gage d’abondantes grâces célestes.

Du Vatican, le 17 janvier 2026

Léon PP. XIV

18 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

     L’approbation, le consensus et la visibilité revêtent souvent une importance excessive, au point d’influencer les idées, les comportements et les états d’esprit des personnes, de causer des souffrances et des divisions, de produire des modes de vie et des relations éphémères, décevants et emprisonnants. En réalité, nous n’avons pas besoin de ces “succédanés de bonheur”. Notre joie et notre grandeur ne reposent pas sur des illusions passagères de succès et de popularité, mais sur le fait de nous savoir aimés et désirés par notre Père qui est aux cieux.

     C’est l’amour dont nous parle Jésus : celui d’un Dieu qui, aujourd’hui encore, vient parmi nous non pas pour nous émerveiller avec des effets spéciaux, mais pour partager nos peines et prendre sur lui nos fardeaux, nous révélant qui nous sommes vraiment et ce que nous valons à ses yeux.

 

 

18 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus

     Que le Seigneur ne nous trouve pas distraits à son passage. Ne gaspillons pas notre temps et notre énergie à courir après ce qui n’est qu’apparence. Apprenons de Jean le Baptiste à garder l’esprit vigilant, à aimer les choses simples et les paroles sincères, à vivre avec sobriété et profondeur d’esprit et de cœur, à nous contenter du nécessaire et à trouver possiblement chaque jour un moment privilégié, où nous pouvons nous arrêter en silence pour prier, réfléchir, écouter, en somme pour “faire le désert” afin de rencontrer le Seigneur et rester avec Lui

 

18 janvier 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière Mariale de l’Angelus

     Notre engagement en faveur de l’unité doit aller de pair avec celui en faveur de la paix et de la justice dans le monde

 

19 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la Délégation Œcuménique Finlandaise à l’occasion de la fête de Saint Henri

     A une époque où les personnes sont souvent tentées par un sentiment de désespoir, nous avons la mission essentielle, en tant que messagers chrétiens d’espérance, d’apporter la lumière du Seigneur dans les lieux les plus sombres du monde.

 

 

19 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la Délégation Œcuménique Finlandaise à l’occasion de la fête de Saint Henri

      Encouragés et renforcés par la grâce de Jésus Christ, qui est la véritable incarnation de l’espérance pour tous, nous sommes appelés et envoyés pour témoigner de cette vérité salvatrice à travers des paroles constructives et des actions charitables.

 

22 janvier 2026 -  MESSAGE DU PAPE LÉON XIV pour la Journée Internationale de la Fraternité Humaine 2026 . Publié par le Vatican le 4 février 2026

      Ce qu’il y a de plus précieux et d’universel dans notre humanité : notre fraternité, ce lien indestructible qui unit tous les êtres humains, créés à l’image de Dieu.

 

25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026

     Être chrétien n’est pas avant tout un ensemble de pratiques ou d’idées : c’est une vie en union avec le Christ, dans laquelle nous sommes rendus participants de la relation filiale qu’Il vit avec le Père dans l’Esprit Saint. Cela signifie demeurer dans le Christ comme les sarments en la vigne (cf. Jn 15, 4), immergés dans la vie trinitaire.

 

25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026

     Etre « un dans le Christ » nous appelle à toujours garder les yeux tournés vers le Seigneur, afin qu’Il soit vraiment au centre de la vie personnelle et communautaire, de toute parole, action, relation interpersonnelle, de sorte que nous puissions dire avec émerveillement : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).

25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026

     Plus nous serons unis dans le Christ, plus nous pourrons accomplir ensemble la mission qu’Il nous confie.

 

25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026

     L’unité des disciples n’est pas une fin en soi : elle est ordonnée à la mission.

 

25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026

     La Bonne Nouvelle que nous sommes envoyés annoncer au monde n’est pas un idéal abstrait : c’est l’Évangile de l’amour fidèle de Dieu, incarné dans le visage et la vie de Jésus-Christ.

 

25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026

     Le monde a encore besoin de ces courageux témoins du Christ, et les communautés ecclésiales ont encore besoin de nouvelles vocations missionnaires, que nous devons toujours garder à cœur et pour lesquelles nous devons sans cesse prier le Père.

 

25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026

     « l’amour n’est pas aimé », comme l’a dit saint François d’Assise, vers qui nous tournons notre regard tout particulièrement 800 ans après son entrée au ciel. Laissons-nous contaminer par son désir de vivre dans l’amour du Seigneur et de le transmettre à nos proches comme à ceux qui sont loin, car, comme il l’affirmait, « il faut beaucoup aimer l’amour de Celui qui nous a tant aimés » (Saint Bonaventure de Bagnoregio, Leggenda maggiore, chap. IX, 1 ; Fonti francescane, 1161).

 

 

25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs

      Alors que nous sommes réunis auprès de la dépouille mortelle de l’Apôtre des Gentils, nous nous rappelons que sa mission est aussi celle de tous les chrétiens d’aujourd’hui : annoncer le Christ et inviter tout le monde à avoir confiance en lui. En effet, toute véritable rencontre avec le Seigneur est un moment qui transforme, qui donne une nouvelle vision et une nouvelle orientation pour accomplir la tâche d’édifier le Corps du Christ (cf. Ep 4, 12).

 

25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs

     Il est du devoir commun de tous les chrétiens de dire au monde, avec humilité et joie : « Regardez le Christ ! Approchez-vous de Lui ! Accueillez sa Parole qui illumine et console ! » (Homélie de la messe pour le début du Pontificat, 18 mai 2025).

 

 

25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs

     Puisse aujourd’hui encore le Saint-Esprit trouver en nous l’intelligence docile pour communiquer d’une seule voix la foi aux hommes et aux femmes de notre temps !

 

25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs

     Dans le passage de la Lettre aux Éphésiens nous entendons sans cesse répéter le qualificatif “un” : un seul corps, un seul Esprit, une seule espérance, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu (cf. Ep 4, 4-6). Comment ces paroles inspirées pourraient-elles ne pas nous toucher profondément ? Comment notre cœur pourrait-il ne pas brûler sous leur impact ?

28 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     L'apôtre Paul exhorte à plusieurs reprises son disciple et collaborateur Timothée : « O Timothée, garde le dépôt qui t'a été confié » (1Tm 6, 20 ; cf. 2 Tm 1, 12.14). La constitution dogmatique Dei Verbum fait écho à ce texte paulinien lorsqu'elle dit : « La sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu, confié à l’Église », interprété par le « Magistère vivant de l’Église dont l’autorité s’exerce au nom de Jésus Christ » (n° 10). Le terme « dépôt » est, dans son sens originel, de nature juridique et impose au dépositaire le devoir de conserver le contenu, qui dans ce cas est la foi, et de le transmettre intact.

     Le « dépôt » de la Parole de Dieu est encore aujourd'hui entre les mains de l'Église et nous tous, dans les différents ministères ecclésiaux, devons continuer à le préserver dans son intégrité, comme une étoile polaire pour notre cheminement dans la complexité de l'histoire et de l'existence.

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     Je sais que souvent ce ministère se déroule dans la fatigue, dans des situations complexes et dans un dévouement silencieux dont seul Dieu est témoin.

 

 

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

      Le temps que vit l’Église nous invite à nous arrêter ensemble pour une réflexion sereine et honnête. Non pas tant pour nous en tenir à des diagnostics immédiats ou à la gestion des urgences, mais pour apprendre à lire en profondeur le moment que nous vivons, en reconnaissant, à la lumière de la foi, les défis et aussi les possibilités que le Seigneur ouvre devant nous. Sur ce chemin, il devient de plus en plus nécessaire d’éduquer notre regard et de nous exercer au discernement, afin de pouvoir percevoir plus clairement ce que Dieu est déjà en train d’accomplir, souvent de manière silencieuse et discrète, au milieu de nous et de nos communautés.

     Cette lecture du présent ne peut faire abstraction du cadre culturel et social dans lequel la foi est aujourd’hui vécue et exprimée. Dans de nombreux milieux, nous constatons des processus avancés de sécularisation, une polarisation croissante du discours public et une tendance à réduire la complexité de la personne humaine, en l’interprétant à partir d’idéologies ou de catégories partielles et insuffisantes. Dans ce contexte, la foi risque d’être instrumentalisée, banalisée ou reléguée au rang de l’insignifiant, tandis que s’affirment des formes de coexistence qui font abstraction de toute référence transcendante.
     À cela s’ajoute un changement culturel profond qui ne peut être ignoré : la disparition progressive des références communes. Pendant longtemps, la graine chrétienne a trouvé un terrain largement préparé, car le langage moral, les grandes questions sur le sens de la vie et certaines notions fondamentales étaient, au moins en partie, partagés. Aujourd’hui, ce substrat commun s’est considérablement affaibli. Bon nombre des présupposés conceptuels qui, pendant des siècles, ont facilité la transmission du message chrétien, ne sont plus évidents et, dans bien des cas, ne sont même plus compréhensibles. L’Évangile ne se heurte pas seulement à l’indifférence, mais aussi à un horizon culturel différent, où les mots n’ont plus le même sens et où la première annonce ne peut être considérée comme acquise.
     Cependant, cette description n’épuise pas ce qui se passe réellement. Je suis convaincu – et je sais que beaucoup d’entre vous le perçoivent dans l’exercice quotidien de votre ministère – qu’au cœur de nombreuses personnes, en particulier des jeunes, s’ouvre aujourd’hui une nouvelle inquiétude. L’absolutisation du bien-être n’a pas apporté le bonheur escompté ; une liberté détachée de la vérité n’a pas généré la plénitude promise ; et le progrès matériel, à lui seul, n’a pas réussi à combler le désir profond du cœur humain.
     En effet, les propositions dominantes, ainsi que certaines lectures herméneutiques et philosophiques qui ont voulu interpréter la destinée de l’homme, loin d’offrir une réponse suffisante, ont souvent laissé un sentiment accru de lassitude et de vide. C’est précisément pour cette raison que nous constatons que de nombreuses personnes commencent à s’ouvrir à une recherche plus honnête et plus authentique, une recherche qui, accompagnée de patience et de respect, les conduit à nouveau à la rencontre du Christ. Cela nous rappelle que pour le prêtre, ce n’est pas le moment de se replier sur soi-même ou de se résigner, mais d’être fidèle et généreusement disponible. Tout cela naît de la reconnaissance que l’initiative vient toujours du Seigneur, qui est déjà à l’œuvre et nous précède par sa grâce.

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     Se dessine le type de prêtres dont l’Église tout entière  a besoin en ce moment. Certainement pas des hommes définis par la multiplication des tâches ou par la pression des résultats, mais des hommes configurés au Christ, capables de soutenir leur ministère à partir d’une relation vivante avec Lui, nourrie par l’Eucharistie et exprimée dans une charité pastorale marquée par le don sincère de soi. Il ne s’agit pas d’inventer de nouveaux modèles ni de redéfinir l’identité que nous avons reçue, mais de proposer à nouveau, avec une intensité renouvelée, le sacerdoce dans son essence la plus authentique — être alter Christus —, en laissant Dieu façonner notre vie, unifier notre cœur et donner forme à un ministère vécu dans l’intimité avec Dieu, le dévouement fidèle à l’Église et le service concret aux personnes qui nous ont été confiées.

 

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     Le prêtre ne vit pas pour s’exhiber, mais pas non plus pour se cacher. Sa vie est appelée à être visible, cohérente et reconnaissable, même si elle n’est pas toujours comprise.

 

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     Le prêtre n’est jamais une fin en soi. Toute sa vie est appelée à renvoyer à Dieu et à accompagner le passage vers le Mystère, sans usurper sa place.

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     En arrivant au seuil d’une cathédrale, nous comprenons qu’il ne convient pas que tout entre à l’intérieur, car c’est un espace sacré. Le seuil marque un passage, une séparation nécessaire. Avant d’entrer, quelque chose reste à l’extérieur. Le sacerdoce se vit également ainsi : être dans le monde, mais sans être du monde (cf. Jn 17, 14). C’est à ce carrefour que se situent le célibat, la pauvreté et l’obéissance ; non pas comme un renoncement à la vie, mais comme la forme concrète qui permet au prêtre d’appartenir entièrement à Dieu sans cesser de marcher parmi les hommes.

 

 

 


28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     La vie sacerdotale ne se soutient pas d’elle-même, mais dans le témoignage apostolique reçu et transmis dans la Tradition vivante de l’Église, et gardé par le Magistère (cf. 1 Co 11, 2 ; 2 Tm 1, 13-14). Lorsque le prêtre reste ancré dans ce fondement, il évite de construire sur le sable des interprétations partielles ou des accents circonstanciels, et s’appuie sur le roc solide qui le précède et le dépasse (cf. Mt 7, 24-27).

 

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     Célébrez les sacrements avec dignité et foi, en étant conscients que ce qui s’y produit est la véritable force qui édifie l’Église et qu’ils sont la fin ultime à laquelle tout notre ministère est ordonné. Mais n’oubliez pas que vous n’êtes pas la source, mais le canal, et que vous avez aussi besoin de boire de cette eau. C’est pourquoi, ne cessez pas de vous confesser, de toujours revenir à la miséricorde que vous annoncez.

 

28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026

     Sur l’autel, par vos mains, le sacrifice du Christ s’actualise dans la plus haute action confiée à des mains humaines ; dans le tabernacle, demeure Celui que vous avez offert, confié à nouveau à vos soins. Soyez des adorateurs, des hommes de prière profonde, et enseignez à votre peuple à faire de même.    

 

29 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi

    En vérité, nombreux sont les jeunes qui vivent désormais sans aucune référence à Dieu et à l’Eglise; et si, d’une part, cela provoque en nous croyants une profonde douleur, d’autre part, cela doit nous conduire à redécouvrir «la douce et réconfortante joie d’évangéliser» , qui est au cœur même de la vie et de la mission de l’Epouse du Christ.

 

29 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi

     Le fondement de la vie du Corps du Christ est l’amour du Père, qui nous a été révélé dans le Fils fait homme, présent et œuvrant en nous par le don de l’Esprit; c’est pourquoi «ce n’est pas l’Eglise qui attire, mais le Christ, et si un chrétien ou une communauté ecclésiale attire, c’est parce qu’à travers ce “canal” passe la sève vitale de la Charité qui jaillit du Cœur du Sauveur»

29 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de prière contre la  Traite des êtres humains. Publié le 6 février 2026 sur le site du Vatican
     La paix véritable commence par la reconnaissance et la protection de la dignité donnée par Dieu à chaque personne.

 

 

 

29 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de prière contre la  Traite des êtres humains. Publié le 6 février 2026 sur le site du Vatican
     La prière est la “petite flamme” que nous devons préserver au milieu de la tempête, car elle nous donne la force de résister à l’indifférence face à l’injustice.

31 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Political Innovation Hackathon: one humanity, one planet »

     Je vous invite à réfléchir au fait qu’il n’y aura pas de paix sans mettre fin à la guerre que l’humanité se fait à elle-même lorsqu’elle écarte les plus faibles, lorsqu’elle exclut les pauvres, lorsqu’elle demeure indifférente face au réfugié et à l’opprimé. Seul celui qui prend soin des plus petits peut accomplir des choses vraiment grandes. Mère Teresa de Calcutta, sainte des derniers et prix Nobel de la paix, affirmait à ce sujet que « le plus grand destructeur de la paix est l’avortement » (cf. Discours au National Prayer Breakfast, 3 février 1994). Sa voix demeure prophétique : aucune politique ne peut en effet se mettre au service des peuples si elle exclut de la vie ceux qui sont sur le point de venir au monde, si elle ne secourt pas ceux qui sont dans la misère matérielle et spirituelle.

 

1er février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus.

     L’illusion réside dans le manque de foi au Christ : il est le pauvre qui partage sa vie avec tous, le doux qui persévère dans la souffrance, l’artisan de paix persécuté jusqu’à la mort sur la croix.

 

 

1er février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus.

     Les Béatitudes deviennent pour nous un test du bonheur, et nous amènent à nous demander si nous le considérons comme une conquête que l’on achète ou comme un don que l’on partage ; si nous le plaçons dans des objets qui se consomment ou dans des relations qui nous accompagnent.

 

 

1er février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus.

     « A cause du Christ” (cf. v. 11) et grâce à Lui que l’amertume des épreuves se transforme en joie des rachetés : Jésus ne parle pas d’une consolation lointaine, mais d’une grâce constante qui nous soutient toujours, surtout à l’heure de l’affliction.

 

1er février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière mariale de l’Angelus

     Chaque jour on recense des victimes civiles d’actions armées qui violent ouvertement la morale et le droit. Les morts et les blessés d’hier et d’aujourd’hui seront véritablement honorés lorsque cette injustice intolérable prendra fin.

2 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Présentation de Jésus au Temple

     Du côté de Dieu, le fait que Jésus soit présenté comme le fils d’une famille pauvre dans le grand cadre de Jérusalem nous montre comment Il s’offre à nous dans le plein respect de notre liberté et dans le partage total de notre pauvreté. En effet, il n’y a rien de contraignant dans son agir, mais seulement la puissance désarmante de sa gratuité désarmée.

 

 

 

2 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Présentation de Jésus au Temple

     Vos fondateurs et fondatrices, dociles à l’action du Saint-Esprit, vous ont laissé de merveilleux modèles pour vivre concrètement cette mission. Dans une tension constante entre la terre et le ciel, ils se sont laissés conduire avec foi et courage, de la Table eucharistique, les uns vers le silence des cloîtres, les autres vers les défis de l’apostolat, d’autres encore vers l’enseignement dans les écoles ou la misère des rues, d’autres enfin vers les fatigues de la mission. Et avec la même foi, ils sont à chaque fois retournés, humblement et avec sagesse, au pied de la Croix et devant le Tabernacle pour tout offrir, et retrouver en Dieu la source et la fin de toutes leurs actions. Avec la force de la grâce, ils se sont également lancés dans des entreprises risquées, se faisant présence priante dans des milieux hostiles et indifférents, main généreuse et épaule amicale dans des contextes de déclin et d’abandon, témoignage de paix et de réconciliation au milieu de situations de guerre et de haine, prêts même à subir les conséquences d’une action à contre-courant qui les rendait dans le Christ « signe de contradiction » (Lc 2, 34), parfois jusqu’au martyre.

 

2 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Présentation de Jésus au Temple

     Aujourd’hui encore, par la profession des conseils évangéliques et les multiples services de charité que vous offrez, vous êtes appelés à témoigner que Dieu est présent dans l’histoire comme salut pour tous les peuples (cf. Lc 2, 30-31), et cela dans une société où la foi et la vie semblent s’éloigner de plus en plus l’une de l’autre, au nom d’une conception fausse et réductrice de la personne. Vous êtes appelés à témoigner que le jeune, le vieillard, le pauvre, le malade, le prisonnier occupent d’abord une place sacrée sur son Autel et dans son Cœur, et qu’en même temps chacun d’eux est un sanctuaire inviolable de sa présence, devant lequel il convient de s’agenouiller pour le rencontrer, l’adorer et le glorifier.

     En témoignent les nombreux “avant-postes de l’Évangile” que beaucoup de vos communautés maintiennent dans les contextes les plus divers et les plus difficiles, même au milieu des conflits. Elles ne partent pas, elles ne fuient pas. Elles restent, dépouillées de tout, pour être un rappel, plus éloquent que mille paroles, du caractère sacré et inviolable de la vie dans sa plus pure essence, se faisant l’écho, par leur présence – même là où grondent les armes et où semblent prévaloir l’arrogance, l’intérêt et la violence – des paroles de Jésus : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car […] leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père » (Mt 18, 10).

4 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     L'origine divine de l'Écriture rappelle que l'Évangile, confié au témoignage des baptisés, tout en embrassant toutes les dimensions de la vie et de la réalité, les transcende : il ne peut être réduit à un simple message philanthropique ou social, mais c’est l'annonce joyeuse de la vie pleine et éternelle que Dieu nous a donnée en Jésus.

 

 

 

4 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Rendons grâce au Seigneur qui, dans sa bonté, ne laisse pas notre vie manquer de la nourriture essentielle de sa Parole, et prions pour que nos paroles, et plus encore notre vie, n'obscurcissent pas l'amour de Dieu qui y est raconté.

 

5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026

     Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.

 5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026

   Il existe un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère.  

5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026

     L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.

 

 5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026

    Je voudrais vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.

5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026

     Évangéliser consiste avant tout à rendre Jésus-Christ présent et accessible.

 

 

5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026

      Toute action de l’Église doit chercher à introduire l’être humain dans une relation vivante avec lui, qui éclaire l’existence, interpelle la liberté et ouvre à un chemin de conversion, disposant à accueillir le don de la foi comme réponse à l’Amour qui donne sens et soutient la vie dans toutes ses dimensions.

 

 

5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026

    Aucune culture, aussi précieuse soit-elle, ne peut s’identifier purement et simplement à la Révélation ni devenir le critère ultime de la foi.

 

 

 

5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026

     Aujourd’hui, la transmission de la foi ne peut plus être présumée, en particulier dans les grands centres urbains et dans des sociétés plurielles, marquées par des visions de l’homme et de la vie qui tendent à reléguer Dieu dans la sphère privée ou à s’en passer.

 

 

 

6 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie

     Le désir des parents de donner la vie à leurs enfants ne naît pas du besoin d’avoir quelque chose, mais du désir de donner, de partager la surabondance d’amour et de joie qui habite en eux, et c’est là que toute œuvre de formation trouve également ses racines.

 

6 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie

     Regardez Marie : en nous donnant le Christ, elle « a œuvré par charité pour que naissent dans l’Église des fidèles, membres de ce Chef » (saint Augustin, De sancta virginitate 6, 6). Imitez sa foi et confiez-vous toujours à son intercession.

8 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au personnel des Services de la « Floreria » et d'entretien des bâtiments, avec leurs familles

     La basilique Saint-Pierre est un lieu sacré qui demande d’être gardé avant tout comme un temple de contemplation, de recueillement et d’émerveillement spirituel.

 

 8 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au personnel des Services de la « Floreria » et d'entretien des bâtiments, avec leurs familles

    La foi et la prière donnent leur plein sens à tout ce que nous faisons.          


8 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au personnel des Services de la « Floreria » et d'entretien des bâtiments, avec leurs familles

     Dans les moments d’épreuve, rappelons-nous que nous sommes les membres d’un seul corps, dont la finalité est le témoignage de l’Évangile selon le commandement du Seigneur, Bon Pasteur et Chef de l’Église.
 

8 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière mariale de l’Angelus

     Continuons à prier pour la paix. Les stratégies de puissance économique et militaire – l’histoire nous l’enseigne – ne donnent pas d’avenir à l’humanité. L’avenir réside dans le respect et la fraternité entre les peuples.

11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.

     L'Église est le lieu propre de l'Écriture Sainte. Sous l'inspiration du Saint-Esprit, la Bible est née du peuple de Dieu et est destinée au peuple de Dieu. Elle a pour ainsi dire son habitat dans la communauté chrétienne : c'est en effet dans la vie et dans la foi de l'Église qu'elle trouve l'espace où révéler sa signification et manifester sa force.

 

11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.

     « L'ignorance de l'Écriture est en effet ignorance du Christ ». [1] Cette célèbre expression de saint Jérôme nous rappelle le but ultime de la lecture et de la méditation de l'Écriture : connaître le Christ et, à travers Lui, entrer en relation avec Dieu, relation qui peut être comprise comme une conversation, un dialogue.

 

11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.

     Lorsque nous lisons la Bible dans une attitude intérieure de prière : alors Dieu vient à notre rencontre et entre en conversation avec nous.

 

11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.

     Ce que l'Église désire ardemment, c'est que la Parole de Dieu puisse atteindre chacun de ses membres et en nourrir le cheminement de foi.

 

 11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.

    Nous vivons entourés de tant de paroles, mais combien d'entre elles sont vides ! Parfois, nous entendons aussi des paroles sages, mais qui ne touchent pas notre destin ultime. La Parole de Dieu, en revanche, répond à notre soif de sens, de vérité sur notre vie. Elle est la seule Parole toujours nouvelle : en nous révélant le mystère de Dieu, elle est inépuisable, elle ne cesse jamais d'offrir ses richesses.

    

11 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux pèlerins francophones lors de l’Audience Générale

     A l’école de Marie, Mère de l’Église, accueillons le Christ, Parole vivante de Dieu, qui réalise notre conversion intérieure, renouvelant notre esprit et notre cœur pour vivre selon l’Évangile.

15 février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Jésus nous enseigne que la vraie justice, c’est l’amour et que, dans chaque précepte de la Loi, nous devons saisir une exigence d’amour. En effet, il ne suffit pas de ne pas tuer physiquement une personne si ensuite je la tue avec des mots, ou si je ne respecte pas sa dignité (cf. vv. 21-22). De même, il ne suffit pas d’être formellement fidèle à son conjoint et de ne pas commettre d’adultère si cette relation manque de tendresse réciproque, d’écoute, de respect, de prise en charge de l’autre et de cheminement conjoint dans un projet commun (cf. vv. 27-28.31-32). À ces exemples, que Jésus lui-même nous offre, nous pourrions en ajouter d’autres encore. L’Évangile nous donne cet enseignement précieux : une justice minimale ne suffit pas, il faut un grand amour, possible grâce à la force de Dieu.

 

 

15 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse Sainte Marie Regina Pacis, à Ostia.

     Le Seigneur dit: «Vous avez entendu qu’il a été dit aux ancêtres: Tu ne tueras point; et si quelqu’un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien! moi je vous dis: Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal; mais s’il dit à son frère: “Crétin!”, il en répondra au Sanhédrin; et s’il lui dit: “Renégat!”, il en répondra dans la géhenne de feu» (Mt 5, 21-22). Il indique ainsi, comme voie de plénitude de l’homme, une fidélité à Dieu fondée sur le respect et sur le soin de l’autre dans son caractère sacré inviolable, qui doit être cultivé dans le cœur avant même que dans les gestes et dans les paroles. C’est là, en effet, que naissent les sentiments les plus nobles, mais aussi les profanations les plus douloureuses: les fermetures, les envies, les jalousies, de sorte que si quelqu’un pense du mal de son frère, en nourrissant de mauvais sentiments à son égard, c’est comme s’il le tuait déjà au fond de lui. Ce n’est pas un hasard si saint Jean affirme: «Quiconque hait son frère est un homicide» (Jn 3, 15).

     Comme ces paroles sont vraies! Et s’il nous arrivait à nous aussi de juger les autres et de les mépriser, rappelons-nous que le mal que nous voyons dans le monde puise ses racines précisément là où le cœur devient froid, dur et pauvre de miséricorde.

    

15 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse Sainte Marie Regina Pacis, à Ostia.

     Saint Augustin enseignait que «la paix [il n’est pas] difficile de la posséder. […] Voulons-nous la posséder? Sans travail elle est à nous, nous la tenons» (Sermon 357, 1). Et cela parce que notre paix est le Christ, elle se conquiert en se laissant conquérir et transformer par Lui, en lui ouvrant notre cœur, et en l’ouvrant, avec sa grâce, à tous ceux qu’Il place lui-même sur notre chemin.

 

18 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l’Association « Pro Petri Sede »

     L’Évêque de Rome, en effet, a reçu du Christ la charge de rassembler dans l’unité le peuple fidèle, et d’annoncer l’Évangile du Salut par toute la terre ; et le charisme de ses Successeurs implique la liberté souveraine de pouvoir le faire. Or l’annonce du Royaume est entravée en bien des lieux dans le monde, et de bien des manières. Combien il est donc important, dans les temps troublés que nous vivons, que “Pierre” garde sa totale liberté pour dire la vérité, dénoncer l’injustice, défendre les droits des plus faibles, promouvoir la paix, et surtout annoncer Jésus-Christ mort et ressuscité, seul horizon possible d’une humanité réconciliée.

 

18 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

    Lorsque Dieu agit dans l'histoire, il implique dans son activité les personnes qui sont les destinataires de son action. C'est par l'Église que Dieu atteint son objectif d'unir les personnes à lui et de les réunir entre elles.

 

18 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     L'union avec Dieu trouve son reflet dans l'union des personnes humaines.

18 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux pèlerins francophones, au terme de l’Audience Générale

      Appartenir à l’Église est une grâce qu’il vous appartient de faire fructifier car elle est une présence sanctifiante au milieu d’une humanité encore fragmentée, mais qui aspire à l’unité.

18 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux jeunes, malades et nouveaux époux, au terme de l’Audience Générale

     Au début du Carême, je vous exhorte à vivre avec un intense esprit de prière ce temps liturgique afin d’arriver, intérieurement renouvelés, à la célébration du grand Mystère de la Pâques de Jésus-Christ, révélation suprême de l’amour miséricordieux de Dieu

 

18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin

     Le mal ne vient pas de prétendus ennemis, mais qu’il a atteint les cœurs, qu’il est présent dans la vie de chacun et qu’il doit être affronté en assumant courageusement ses responsabilités. Nous devons admettre qu’il s’agit d’une attitude à contre-courant mais qui, alors qu’il est si naturel de se déclarer impuissant face à un monde en feu, constitue une véritable alternative, honnête et attirante.

 

18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin

     Certes, le péché est personnel, mais il prend forme dans les milieux réels et virtuels que nous fréquentons, dans les attitudes avec lesquelles nous nous conditionnons mutuellement, souvent au sein de véritables “structures de péché” d’ordre économique, culturel, politique et même religieux. Opposer le Dieu vivant à l’idolâtrie – nous enseigne l’Écriture – c’est oser la liberté et la retrouver à travers un exode, un cheminement.

 

 

 18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin

    Ce n’est pas un hasard si de nombreux jeunes, même dans des contextes sécularisés, ressentent plus que par le passé l’appel de ce jour, le Mercredi des Cendres. Ce sont eux, en effet, les jeunes, qui saisissent distinctement qu’un mode de vie plus juste est possible et qu’il existe des responsabilités quant à ce qui ne va pas dans l’Église et dans le monde.

 

 

18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin

     Il y a soixante ans, quelques semaines après la fin du Concile Vatican IIsaint Paul VI voulut célébrer publiquement le rite des cendres, rendant visible à tout le monde, lors d’une Audience générale dans la Basilique Saint-Pierre, le geste que nous sommes sur le point d’accomplir aujourd’hui. Il en parla comme d’une « cérémonie pénitentielle sévère et impressionnante » (Paul VI, Audience générale, 23 février 1966), qui heurte le sens commun et en même temps rejoint les questions de la culture. Il disait : « Nous, les modernes, nous pouvons nous demander si cette pédagogie est encore compréhensible. Nous répondons par l’affirmative. Parce qu’il s’agit d’une pédagogie réaliste. Elle est un rappel sévère à la vérité. Elle nous ramène à la vision juste de notre existence et de notre destin ».

     Cette « pédagogie pénitentielle » – disait Paul VI – « surprend l’homme moderne sous deux aspects » : le premier est « celui de son immense capacité d’illusion, d’autosuggestion, de tromperie systématique de lui-même sur la réalité de la vie et ses valeurs ». Le second aspect est « le pessimisme fondamental » que le Pape Montini constatait partout : « La plupart des témoignages humains que nous offrent aujourd’hui la philosophie, la littérature, le spectacle – disait-il – concluent en proclamant la vanité inéluctable de toute chose, l’immense tristesse de la vie, la métaphysique de l’absurde et du néant. Ces témoignages sont une apologie des cendres ».

     Nous pouvons aujourd’hui reconnaître la prophétie que contenaient ces paroles et sentir dans les cendres qui nous sont imposées le poids d’un monde en feu, de villes entières détruites par la guerre : les cendres du droit international et de la justice entre les peuples, les cendres d’écosystèmes entiers et de la concorde entre les personnes, les cendres de la pensée critique et des anciennes sagesses locales, les cendres de ce sens du sacré qui habite toute créature.

 

18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin

     « Où donc est leur Dieu ? », se demandent les peuples. Oui, très chers amis, l’histoire nous le demande, et avant cela, notre conscience : appeler la mort par son nom, en porter les signes, mais témoigner de la résurrection. Reconnaître nos péchés pour nous convertir est déjà un présage et un témoignage de résurrection : cela signifie en effet ne pas s’arrêter dans les cendres, mais se relever et reconstruire. Alors, le Triduum pascal, que nous célébrerons au sommet du cheminement du Carême, libérera toute sa beauté et sa signification. Il le fera en nous ayant engagés, par la pénitence, dans le passage de la mort à la vie, de l’impuissance aux possibilités de Dieu.

 

18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin

     Les martyrs d’hier et d’aujourd’hui brillent comme des pionniers de notre chemin vers Pâques. L’ancienne tradition romaine des stations de Carême – dont celle d’aujourd’hui est la première – est instructive : elle renvoie autant au mouvement, en tant que pèlerins, qu’à la pause – statio – auprès des “mémoires” des martyrs sur lesquelles s’élèvent les basiliques de Rome. N’est-ce pas une invitation à nous mettre sur les traces des témoignages admirables dont le monde entier est désormais parsemé ? Reconnaître les lieux, les histoires et les noms de ceux qui ont choisi la voie des Béatitudes et en ont assumé les conséquences jusqu’au bout. Une myriade de semences qui, alors qu’elles semblaient perdues, ensevelies dans la terre, ont préparé la moisson abondante qu’il nous appartient de récolter. Le Carême, comme nous le suggère l’Évangile, en nous libérant du désir d’être vus à tout prix (cf. Mt 6, 2.5.16), nous apprend plutôt à voir ce qui naît, ce qui grandit, et nous pousse à le servir. C’est l’harmonie profonde qui s’établit dans le secret de celui qui jeûne, prie et aime avec le Dieu de la vie, notre Père et celui de tous. C’est vers Lui que nous réorientons, avec sobriété et joie, tout notre être, tout notre cœur.

 

 

19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome

     Les paroles que l’apôtre Paul adresse à Timothée sont éclairantes: «Je t’invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi» (2 Tm 1, 6). Ces paroles sont adressées non seulement à chaque personne, mais aussi à la communauté, et aujourd’hui, nous pouvons sentir qu’elles sont adressées à nous: Église de Rome, rappelle-toi de raviver le don de Dieu!

     Que signifie raviver ? Paul adresse cette exhortation à une communauté qui a perdu d’une certaine manière la fraîcheur des origines et l’élan pastoral ; avec le contexte qui change et le temps qui passe, on constate une certaine lassitude, quelques déceptions ou frustrations, et une certaine déchéance spirituelle et morale. Et alors, l’apôtre dit à Timothée et à cette communauté : rappelle-toi de raviver le don que tu as reçu. Ce verbe utilisé par Paul — raviver — évoque l’image de la braise sous les cendres et, comme le disait le Pape François, «suggère l’image de celui qui souffle sur le feu pour en raviver la flamme» (Catéchèse, 30 octobre 2024).

 

 

19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome

     Le feu allumé est le don irrévocable que le Seigneur nous a fait, c’est l’Esprit qui a tracé le chemin de notre Église, l’histoire et la tradition que nous avons reçues et ce que nous réalisons, de façon ordinaire, dans nos communautés. Dans le même temps, nous devons admettre avec humilité que la flamme de ce feu ne conserve pas toujours la même vitalité et a besoin d’être attisée à nouveau. Harcelés par les brusques changements culturels et par les contextes dans lesquels se déroule notre mission, en proie parfois à la fatigue et au poids de la routine, ou encore découragés par l’éloignement croissant à l’égard de la foi et de la pratique religieuse, nous ressentons le besoin que ce feu soit alimenté et ravivé. 

Cela vaut en particulier pour certains domaines de la vie pastorale, que je voudrais brièvement évoquer.

 

 19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome

    Il est nécessaire que la pastorale paroissiale replace au centre l’annonce, pour chercher des voies et des façons qui aident les personnes à entrer à nouveau en contact avec la promesse de Jésus. Dans ce contexte, l’initiation chrétienne, souvent modulée sur des rythmes scolaires, a besoin d’être revue : il faut expérimenter d’autres modalités de transmission de la foi, notamment en dehors des chemins classiques, pour chercher à toucher à nouveau les enfants, les jeunes et les familles.

 

 

19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome

     Un grand nombre de jeunes — nous le savons — «vivent désormais sans aucune référence à Dieu et à l’Église» (Discours aux participants à la session plénière du Dicastère pour la doctrine de la foi, 29 janvier 2026). Il s’agit donc de saisir et de lire le profond malaise existentiel qui les habite, leur égarement, leurs multiples difficultés, ainsi que les phénomènes qui les entraînent dans le monde virtuel et les symptômes d’une agressivité préoccupante qui débouche parfois sur la violence. Je sais que vous connaissez cette réalité et vous vous engagez à l’affronter. Nous n’avons pas de solutions faciles qui nous assurent des résultats immédiats mais, dans la mesure du possible, nous pouvons rester à l’écoute des jeunes, nous rendre présents, les accueillir, partager un peu leur vie. Dans le même temps, étant donné que les problématiques concernent diverses dimensions de la vie, efforçons-nous également, en tant que paroisses, de dialoguer et d’interagir avec les institutions présentes sur le territoire, avec l’école, avec les spécialistes dans le domaine de l’éducation et des sciences humaines et avec tous ceux qui ont à cœur le destin et l’avenir de nos jeunes. 

 

 

19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome

     Dans un contexte social et ecclésial plus difficile et moins gratifiant, on peut courir le risque d’épuiser rapidement ses énergies, d’accumuler de la frustration et de tomber dans la solitude. Je vous exhorte à la fidélité quotidienne dans la relation avec le Seigneur et à travailler avec enthousiasme même si vous ne voyez pas à présent les fruits de l’apostolat.

 

 19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome

    Surtout, je vous invite à ne jamais vous renfermer sur vous-mêmes: n’ayez pas peur de vous confronter, également sur vos fatigues et sur vos crises, en particulier avec les confrères que vous jugez en mesure de vous aider. Il nous est demandé à tous, bien évidemment, une attitude d’écoute et d’attention, à travers laquelle vivre concrètement la fraternité sacerdotale.  Accompagnons-nous et soutenons-nous mutuellement.

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

     Première question

      C’est la réalité des familles et les défis auxquels nous sommes confrontés, surtout avec les jeunes d’aujourd’hui, car beaucoup viennent de familles qui ont traversé de graves crises : l’absence du père, des parents divorcés ou remariés, et pour beaucoup, l’abandon. Ce sont les difficultés auxquelles les jeunes doivent faire face dans la vie d’aujourd’hui.

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

     Première question     Le jeune prêtre peut offrir aux jeunes un modèle de vie, en montrant qu’être ami de Jésus peut véritablement enrichir leur existence.

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

     Première question     Beaucoup de jeunes vivent isolés, dans une solitude terrible, … cela ne date pas d’hier. Avec le fameux smartphone, que presque tout le monde a dans sa poche aujourd’hui, ils vivent seuls, même s’ils disent : « Non, mon ami est là », mais il n’y a aucun contact humain.
     Ils vivent à distance des autres, dans une froide indifférence, inconscients de la richesse et de la valeur des relations humaines authentiques. C’est pourquoi nous devons aussi trouver des moyens d’offrir aux jeunes une autre forme d’amitié, de partage et, peu à peu, de communion, et, à partir de cette expérience, les inviter à connaître Jésus, qui nous invite à être non pas ses serviteurs, mais ses amis.

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

     2ème question

     Concernant la réalité du monde actuel, nous n’avons pas encore abordé une réalité incontournable : l’intelligence artificielle et l’utilisation d’Internet, qui font désormais partie intégrante de la vie d’un prêtre. (D’ailleurs, je vous exhorte à résister à la tentation de préparer vos homélies à l’aide d’une intelligence artificielle.) De même que les muscles du corps s’atrophient s’ils ne sont pas sollicités, le cerveau a besoin d’être utilisé. De même, notre intelligence, votre intelligence, doit être exercée régulièrement pour ne pas perdre cette capacité. Mais elle a besoin de bien plus, car pour prononcer une véritable homélie, c’est-à-dire partager la foi, l’IA ne pourra jamais le faire !

 

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

     Voici l’essentiel : si nous pouvons offrir un service adapté à la culture locale, dans la paroisse où nous exerçons notre ministère, les fidèles souhaitent voir leur foi, leur expérience de la connaissance et de l’amour de Jésus-Christ et de son Évangile. Et c’est ce que nous devons sans cesse cultiver.

 

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

   Une partie de la réponse réside dans l’importance d’une vie de prière. Non pas seulement le fait de réciter le Bréviaire le plus rapidement possible, que j’ai aussi sur mon téléphone, sans prendre le temps d’être avec le Seigneur, d’écouter la Parole de Dieu, de prier avec les Psaumes, de louer le Seigneur. Mais aussi la capacité d’entrer en dialogue, d’écouter vraiment et d’exprimer les difficultés que je porte dans mon cœur : « Pourquoi, Seigneur ? Que veux-tu de moi ? Que puis-je faire ? »


19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

     Ce n’est pas en raison de qui je suis que j’offre ce que je suis ; c’est souvent une illusion sur Internet, sur TikTok, où nous voulons rester nous-mêmes : « J’ai beaucoup d’abonnés, beaucoup de likes, parce qu’ils voient ce que je dis… » Ne soyons pas comme ça : si nous ne transmettons pas le message de Jésus-Christ, nous nous trompons peut-être, et nous devons aussi réfléchir très attentivement, avec une grande humilité, pour voir qui nous sommes et ce que nous faisons.

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

      Quatrième question

      Si l’on vit sa vie comme un cheminement qui nous porte en avant, malgré le poids des années, et souvent – ​​jeune ou vieux – avec la maladie et les difficultés, on aura la capacité, avec la grâce de Dieu, d’accepter la croix, les souffrances qui en découlent, car on le fera avec le même esprit de prière et de sacrifice que celui qu’on a manifesté le jour de son ordination sacerdotale, lorsqu’on a dit au Seigneur : « Oui, Seigneur, je veux te suivre en toutes choses et accepter ce que la vie me donne comme faisant partie de ta volonté. »

 

 

 19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

      Quatrième question

     Commençons par la gratitude d’avoir été appelés au sacerdoce. Nous oublions souvent combien notre vocation est grande et combien elle est importante pour la vie de l’Église.

 

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

      Quatrième question

     Vous savez pertinemment que dans de nombreux pays – en Europe, en Italie… Au Canada, c’est déjà légal – l’euthanasie est un sujet largement débattu : la question de la fin de vie, les personnes qui ne trouvent plus de sens à leur existence, qui portent le fardeau de la maladie et qui disent : « Je ne veux plus le porter, je préfère mettre fin à mes jours. » Si nous sommes si négatifs envers notre propre vie, et parfois avec moins de souffrance que beaucoup d’autres, comment pouvons-nous leur dire : « Non, vous ne pouvez pas mettre fin à vos jours, vous devez l’accepter… » ? Mais alors, nous agissons nous-mêmes de la même manière, avec une vision très négative de tout. Autrement dit, nous devons être les premiers à témoigner de la grande valeur de la vie. Et la gratitude tout au long de la vie est essentielle.

 


19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

      Quatrième question

     L’humilité aussi. L’humilité : cette attitude qui consiste à reconnaître que ce n’est pas moi, mais le Seigneur qui m’a donné la vie, qui nous accompagne et nous porte dans ses bras, même dans nos moments de plus grande faiblesse. Le Seigneur est là, avec nous. Et vivre avec cet esprit donne vie et espérance.

 

 

19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome

      Quatrième question

      Les prêtres âgés ont eux aussi un service à rendre. Même alités, s’ils ont véritablement vécu une vie de service et de sacrifice, ils savent pertinemment que leur prière peut être un grand service, un don précieux. Leur vie continue d’avoir un sens profond. Et ils peuvent encore se souvenir et accompagner de nombreuses personnes, situations et communautés qui ont besoin de leur offrande.

22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II

    L’être humain est libre de reconnaître et d’accueillir l’altérité du Créateur, qui Lui-même reconnaît et accueille l’altérité des créatures.


22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II

     Pour empêcher cette possibilité, le serpent insinue la prétention de pouvoir supprimer toute différence entre les créatures et le Créateur, séduisant l’homme et la femme par l’illusion de devenir comme Dieu. Satan les pousse à s’emparer de quelque chose que – selon lui – Dieu voudrait leur refuser afin de les maintenir dans un état d’infériorité. Cette fresque de la Genèse est un chef-d’œuvre inégalé qui représente le drame de la liberté.

 

 


  22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II

   L’Évangile semble répondre à l’ancien dilemme : puis-je réaliser pleinement ma vie en disant « oui » à Dieu ? Ou bien, pour être libre et heureux, dois-je me libérer de Lui ?

 

22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II

      Que Marie Auxiliatrice soutienne toujours notre chemin, qu’elle nous rende forts au moment de la tentation et de l’épreuve, afin de vivre pleinement la liberté et la fraternité des enfants de Dieu.

 

22 février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     En ce temps de grâce du Carême, pratiquons- généreusement, avec la prière et les œuvres de miséricorde : faisons place au silence ; faisons taire un peu les télévisions, les radios, les smartphones. Méditons la Parole de Dieu, approchons-nous des Sacrements ; écoutons la voix du Saint-Esprit qui nous parle dans le cœur, et écoutons-nous mutuellement, dans les familles, sur les lieux de travail, dans les communautés. Consacrons du temps à ceux qui sont seuls, en particulier aux personnes âgées, aux pauvres, aux malades. Renonçons au superflu et partageons ce que nous économisons avec ceux qui manquent du nécessaire. Alors, comme le dit saint Augustin, notre prière, « appuyée ainsi sur l’humilité et la charité, sur le jeûne et sur l’aumône, sur l’abstinence et le pardon, sur le soin de faire le bien sans rendre le mal, d’éviter le mal et de faire du bien » (Sermo 206, 3), atteindra le Ciel et nous donnera la paix.

28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles

    L’homme n’est pas fait pour vivre enfermé en lui-même, mais dans une relation vivante avec Dieu. Lorsque cette relation s’obscurcit ou s’affaiblit, la vie commence à se désordonner de l’intérieur. L’antinaturel n’est pas seulement ce qui est scandaleux ; il suffit de vivre en faisant abstraction de Dieu dans le quotidien, en le laissant à la marge des critères et des décisions avec lesquels on affronte l’existence.

 

 

 28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles

    Qu’y aurait-il de plus antinaturel qu’un séminariste ou un prêtre qui parle de Dieu avec familiarité, mais qui vit intérieurement comme si sa présence n’existait que dans les mots, et non dans l’épaisseur de la vie ? Rien ne serait plus dangereux que de s’habituer aux choses de Dieu sans vivre de Dieu.

 

28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles

     Avoir une vision surnaturelle ne signifie pas fuir la réalité, mais apprendre à reconnaître l’action de Dieu dans les événements concrets de chaque jour ; un regard qui ne s’improvise ni ne se délègue, mais qui s’apprend et s’exerce dans les circonstances ordinaires de la vie. C’est pourquoi, si la vision surnaturelle est si décisive pour la vie chrétienne, elle l’est à plus forte raison pour celui qui agira in persona Christi, et elle mérite d’être gardée avec une attention particulière dès la phase formative, car elle est le principe qui donne unité à tout le reste.

 

28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles

     La vie spirituelle ne porte pas du fruit à cause de ce qui se voit, mais à cause de ce qui est profondément enraciné en Dieu. Lorsque cette racine est négligée, tout finit par se dessécher intérieurement, jusqu’à ce que, silencieusement, on « meure debout ».
   

 28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles

    Le regard surnaturel naît de l’aspect le plus simple et le plus décisif de la vocation : demeurer avec le Maître. Jésus a appelé ceux qu’il a choisis afin qu’« ils soient avec lui » (Mc 3, 14). Tel est le fondement de toute formation sacerdotale : rester avec Lui et se laisser former de l’intérieur ; voir Dieu agir et reconnaître comment il œuvre dans sa propre vie et dans celle de son peuple.

1er mars 2026 – Méditation du Pape L éon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

Place Saint-Pierre
     Quand il se montre, le Seigneur révèle sa surabondance à notre regard : devant Jésus, dont le visage brille « comme le soleil » et dont les vêtements deviennent « blancs comme la lumière » (cf. v. 2), les disciples admirent la splendeur humaine de Dieu. Pierre, Jacques et Jean contemplent une gloire humble, qui ne s'exhibe pas comme un spectacle pour les foules, mais comme une confiance solennelle.

 

1er mars 2026 – Méditation du Pape L éon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

Place Saint-Pierre
    La Transfiguration anticipe la lumière de Pâques, événement de mort et de résurrection, de ténèbres et de lumière nouvelle que le Christ fait rayonner sur tous les corps flagellés par la violence, sur les corps crucifiés par la douleur, sur les corps abandonnés dans la misère. En effet, alors que le mal réduit notre chair à une marchandise d'échange ou à une masse anonyme, cette même chair resplendit de la gloire de Dieu. Le Rédempteur transfigure ainsi les plaies de l'histoire, illuminant notre esprit et notre cœur : sa révélation est une surprise de salut ! En sommes-nous fascinés ? Le vrai visage de Dieu trouve-t-il en nous un regard d'émerveillement et d'amour ?

 

1er mars 2026 – Méditation du Pape L éon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

Place Saint-Pierre
     Au désespoir de l'athéisme, le Père répond par le don de son Fils Sauveur ; de la solitude agnostique, le Saint-Esprit nous rachète en nous offrant une communion éternelle de vie et de grâce ; face à notre faible foi, se tient l'annonce de la résurrection future : voilà ce que les disciples ont vu dans la splendeur du Christ, mais pour le comprendre, il faut du temps (cf. Mt 17, 9). Un temps de silence pour écouter la Parole, un temps de conversion pour goûter la compagnie du Seigneur.

 

1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV au terme de la prière mariale de l’Angelus
     Je suis avec une profonde inquiétude ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient et en Iran, en ces heures dramatiques. La stabilité et la paix ne se construisent pas par des menaces réciproques, ni par les armes, qui sèment la destruction, la douleur et la mort, mais uniquement par un dialogue raisonnable, authentique et responsable.

     Face à la possibilité d’une tragédie d'une ampleur incommensurable, j'adresse un appel pressant aux parties prenantes pour qu'elles assument leur responsabilité morale et qu'elles mettent fin à la spirale de la violence avant qu'elle ne devienne un gouffre irréparable ! Que la diplomatie retrouve son rôle et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice.Continuons à prier pour la paix.

      … Seule la paix, don de Dieu, peut guérir les blessures entre les peuples.

 

1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV avec les enfants au terrain de sport Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

 

     Toujours refuser la tentation de faire du mal à l’autre. La violence n’est jamais le bon choix. Et nous devons toujours choisir le bien.
 

1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV avec les enfants au terrain de sport Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     Il faut apprendre à se respecter les uns les autres, à dire non aux choses qui font du mal, et à toujours choisir le bien, en refusant ce qui nuit à la santé. Par exemple, le problème de la drogue qui existe aussi dans de nombreux endroits, y compris ici, dans cette région. Toujours refuser ce qui fait du mal et essayer de dire « oui » à la santé, « oui » à ce qui fait du bien. Toujours « non » à la drogue, mais toujours « oui » à ce qui fait du bien.
     Et vous aussi, les jeunes, vous avez une responsabilité : être des maîtres en ce sens, avec un témoignage qui peut beaucoup aider les enfants, les adolescents, les jeunes, en essayant également d’éliminer de la rue ces problèmes qui sont si graves

 

1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     Lorsque nous nous réunissons en communauté, il y a une force bien plus grande que chacun d’entre nous : c’est la force qui vient de l’amour de Dieu, qui fait de nous une véritable famille où nous formons une famille les uns avec les autres, où même lorsqu’un de nous est malade, est détenu, a perdu la santé, souffre, si nous sommes tous ensemble, nous nous soutenons et pouvons continuer à avancer, et c’est vraiment très beau.

1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

      Il est vraiment important de prier pour la paix ici, chez nous.

 

 

1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     Il est important que la voix de la paroisse « réveille » un peu les réponses des autorités – la police, l’État – qui pourraient souvent faire plus pour aider à surmonter les problèmes qui existent ici. Alors, cette voix qui vient d’une communauté de fidèles d’une paroisse peut aussi s’élever et on peut essayer d’apporter des changements importants pour le bien de tous. Travaillons ensemble. Essayons de vivre notre foi ensemble et essayons d’être toujours ce témoignage.


1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     Que la grâce de Dieu nous accompagne et nous aide toujours. Vivons vraiment avec une très grande confiance dans la grâce de Dieu.

1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV au Conseil paroissial lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     J’ai l’impression qu’il y a ici une communauté de foi vraiment forte, « coriace » – j’aime cette expression ! – qui tire sa force avant tout de la foi et de la conviction que, malgré toutes les difficultés, elle vit dans un quartier qui a manifestement de sérieux problèmes et en même temps, il y a cette communauté qui est un témoignage vivant, un témoignage qu’il est possible de trouver la vie, l’amour, la charité et cette fraternité.

 

 

1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV au Conseil paroissial lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

       Personne ne devrait donc se sentir seul. En rendant visite aux personnes âgées, aux malades, malgré toutes les difficultés, nous vivons vraiment ce que Jésus a voulu. Je suis nouveau dans ce diocèse de Rome en tant qu’évêque : je suis vraiment heureux de vous trouver, vous, cette communauté, et de sentir aussi cet esprit vivant dans la célébration eucharistique, qui est l’expression de la vie que vous avez et que vous partagez, et que j’espère que vous pourrez toujours offrir aujourd’hui, demain et à l’avenir. Merci beaucoup pour ce témoignage !

1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV a terme de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

      On dit que les personnes qui sortent la nuit peuvent le faire parce qu’elles portent la lumière en elles et que, dans chacun de nous, le Christ, dans la foi, nous a donné la lumière : la lumière qui nous accompagne jour et nuit et qui nous aide à être aussi des témoins.

1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV a terme de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

      Merci, merci ! Encore une fois, un grand salut à vous tous ! Merci d’être ici, merci pour votre accueil ! On dit que les personnes qui sortent la nuit peuvent le faire parce qu’elles portent la lumière en elles et que, dans chacun de nous, le Christ, dans la foi, nous a donné la lumière : la lumière qui nous accompagne jour et nuit et qui nous aide à être aussi des témoins.

 

1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     La vie est un voyage qui demande de la confiance, qui demande de s’en remettre à la Parole de Dieu qui nous appelle et qui nous demande parfois de tout quitter. On peut alors être tenté de fuir la précarité comme un vertige qui bouleverse, alors que c’est précisément en son sein que l’on peut apprécier une promesse de grandeur inattendue. Il arrive chaque jour – parce que le monde raisonne ainsi – que nous prenions la mesure de tout, que nous nous efforcions de tout contrôler. Mais de cette manière, nous perdons l’occasion de découvrir le véritable trésor, la perle précieuse, comme nous l’enseigne l’Évangile, que Dieu a cachée de manière surprenante dans notre champ (cf. Mt 13, 44).


1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     Si nous nous laissons appeler par la foi à cheminer, à prendre de nouvelles décisions de vie et d’amour, nous cesserons de craindre de perdre quelque chose, car nous sentirons que nous grandissons dans une richesse que personne ne peut nous voler.

 

 

1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     Les disciples de Jésus ont eux aussi dû faire face à un voyage, celui qui les mènerait à Jérusalem (cf. Lc 9, 51). Là, dans la Ville sainte, le Maître accomplirait sa mission, donnant sa vie sur la croix et devenant pour tous et pour toujours une bénédiction. Nous savons combien Pierre et tous les autres ont résisté à l’idée de le suivre. Mais ils devaient comprendre qu’on ne peut être une bénédiction qu’en surmontant l’instinct de se défendre et en accueillant ce que Jésus confie au geste eucharistique : la volonté d’offrir son corps comme pain à manger, de vivre et de mourir pour donner la vie. Voici le dimanche, chers frères et sœurs : c’est la pause sur le chemin qui nous rassemble autour de Jésus. Jésus nous encourage à ne pas nous arrêter et à ne pas changer de direction. Il n’y a pas de plus grande promesse, il n’y a pas de trésor plus précieux que de vivre pour donner la vie !

 

1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     La voix qui sort de la nuée est celle du Père et ressemble à une supplication : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (v. 5). Cette voix résonne aujourd’hui pour nous : « Écoutez Jésus ! ». Et moi, très chers, parmi vous, je veux me faire l’écho de cet appel et vous dire : Je vous en prie, mes sœurs et mes frères, écoutons-le ! Il voyage avec nous, encore aujourd’hui, pour nous enseigner dans cette ville la logique de l’amour inconditionnel, de l’abandon de toute défense qui devient offense. Écoutons-le, entrons dans sa lumière pour devenir lumière du monde, à commencer par le quartier où nous vivons.

 


1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

      Lorsque nous constatons que tant de choses autour de nous ne vont pas, nous nous demandons parfois : mais ce que nous faisons a-t-il un sens ? La tentation du découragement s’insinue, avec la perte de motivation et d’élan. Au contraire, c’est précisément face au mystère du mal que nous devons témoigner de notre identité de chrétiens, de personnes qui veulent rendre perceptible le Royaume de Dieu dans les lieux et les temps où elles vivent.

1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome

     Face à tout ce qui défigure l’homme et la vie, nous continuons à annoncer et à témoigner de l’Évangile, qui transfigure et donne la vie. Que la Très Sainte Vierge, Mère de l’Église, nous accompagne toujours et intercède pour nous.

2 mars 2026 - Message du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre internationale pour la paix et la réconciliation à l’Université Loyola University Chicago. Publié sur le site du Vatican le 8 mars 2026

     La véritable paix n’est pas simplement l’absence de conflit, mais elle est un don de Dieu. Cette paix n’est pas comme celle que le monde nous offre (cf. Jn 14, 27), laquelle, malheureusement, est souvent imposée par la violence et la tromperie.

7 mars 2026 - Aux participants aux événements organisés par l’Ordinariat militaire pour l’Italie

     Nous vivons dans une société qui risque de perdre le sens de la mémoire. Notre époque possède une capacité extraordinaire à transmettre des informations, mais une capacité toujours plus faible à les intérioriser. La mémoire est souvent « externalisée » et disponible, mais elle n’est pas toujours pleinement assumée ni mise en œuvre. Pour l’Église, au contraire, elle est une conscience vivante : non pas accumulation de données, mais appel constant à la responsabilité ; non pas nostalgie, mais racine qui engendre la prophétie. Pour les chrétiens, la mémoire a un caractère unique : elle est célébration de Dieu qui entre dans l’histoire, car la foi chrétienne se fonde sur un fait historique, et le salut n’est pas une idée, mais la personne vivante du Seigneur Jésus-Christ.
 

8 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Le Seigneur dit encore à son Église : « Lève les yeux et reconnais les surprises de Dieu ! ». Dans les champs, quatre mois avant la moisson, on ne voit presque rien. Mais là où nous ne voyons rien, la Grâce est déjà à l’œuvre et les fruits sont prêts à être récoltés. La moisson est abondante : peut-être les ouvriers sont-ils peu nombreux, parce qu’ils sont distraits par d’autres activités.

8 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Demandons à Marie, Mère de l’Église, de pouvoir servir, avec Jésus et comme Jésus, l’humanité assoiffée de vérité et de justice. Ce n’est pas le moment des oppositions entre un temple et un autre, entre « nous » et « les autres » : les adorateurs que Dieu recherche sont des hommes et des femmes de paix, qui l’adorent en Esprit et en vérité (cf. Jn 4, 23-24).

 

8 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux jeunes, lors de sa Visite dans la paroisse romaine Sainte Marie de la Présentation
     Ton cœur est une porte, et Jésus te cherche.


8 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux jeunes, lors de sa Visite dans la paroisse romaine Sainte Marie de la Présentation
     Combien il est important que nous apprenions tous à prier. À écouter Dieu, mais aussi à parler avec Dieu, avec les prières que nous avons mémorisées et que nous récitons toujours, mais aussi avec nos propres mots : parler avec Jésus, apporter à Jésus nos préoccupations, nos difficultés, les souffrances que nous vivons chaque jour. Jésus est près de nous.

8 mars 2026 – Rencontre du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite à la paroisse Santa Maria della Presentazione, à Rome.
     Chacun de vous, même la personne la plus âgée, la personne la plus malade, la personne la plus faible, chacun de vous a une grande valeur, car nous sommes tous créés à l’image de Dieu, nous partageons tous cette dignité d’être fils et filles de Dieu. Et souvent, le monde d’aujourd’hui voudrait nous faire oublier ce fait, mais il n’en est rien.

8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)

       La soif de vie et d’amour de la Samaritaine est notre soif : celle de l’Église et de l’humanité tout entière, blessée par le péché mais encore plus intimement habitée par le désir de Dieu. Nous le recherchons comme l’eau, même lorsque nous n’en sommes pas conscients, chaque fois que nous nous interrogeons sur le sens des événements, chaque fois que nous ressentons à quel point nous manque le bien que nous voulons pour nous-mêmes et pour ceux qui nous entourent.

 

8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)

     Comme au puits de l’Évangile, des hommes et des femmes blessés dans leur âme, offensés dans leur dignité et assoiffés d’espoir viennent dans cette paroisse. C’est à vous qu’incombe la tâche urgente et libératrice de montrer la proximité de Jésus, sa volonté de racheter notre existence des maux qui la menacent en proposant une vie juste, vraie et pleine.

 

8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)

     À partir de l’Eucharistie, cœur battant de toute communauté chrétienne, je vous encourage à faire en sorte que les activités paroissiales soient le signe d’une Église qui, comme une mère, prend soin de ses enfants, sans les condamner, mais en les accueillant, en les écoutant et en les soutenant face au danger.

 

8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)

     Que la parole de l’Évangile, qui jaillit en nous comme une source de vérité, aide chacun à ouvrir les yeux, afin de savoir évaluer avec sagesse ce qui est bien et ce qui est mal, formant ainsi des consciences libres et adultes.

11 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience générale

     Dieu, qui a créé le monde et l'humanité et qui désire sauver chaque homme et chaque femme, accomplit son œuvre de salut dans l'histoire en choisissant un peuple concret et en habitant parmi lui. C'est pourquoi il appelle Abraham et lui promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et le sable de la mer (cf. Gn 22, 17-18). Avec les enfants d'Abraham, après les avoir affranchis de l'esclavage, Dieu fait alliance avec eux, les accompagne, prend soin d'eux et les rassemble lorsqu'ils s'égarent. Ainsi, l'identité de ce peuple est donnée par l'action de Dieu et par la foi en lui. Il est appelé à être une lumière pour les autres nations, comme un phare qui attirera tous les peuples, toute l'humanité (cf. Is 2, 1-5).

 

 

 

11 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience générale

      Avant toute tâche ou fonction, ce qui importe donc véritablement dans l'Église, c'est d'être greffés sur le Christ, d'être, par grâce, enfants de Dieu. C'est aussi le seul titre honorifique que nous devrions rechercher en tant que chrétiens.

 

11 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience générale

     C’est un grand signe d’espérance – surtout à notre époque, marquée par tant de conflits et de guerres – de savoir que l’Église est un peuple où des femmes et des hommes de nationalités, de langues et de cultures différentes coexistent par la force de la foi : c’est un signe inscrit au cœur même de l’humanité, un rappel et une prophétie de cette unité et de cette paix auxquelles Dieu le Père appelle tous ses enfants.

12 mars 2026 – discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Chaire de l'accueil » :

     En un temps marqué par de profondes transformations culturelles et sociales, les jeunes, qui sont naturellement l’avenir de la société et de l’Église, en constituent en réalité déjà le présent vivant et fécond.

12 mars 2026 – discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Chaire de l'accueil » :

     Nous tenons pour acquise la présence de Jésus dans notre existence, jusqu’au moment où soudain il semble qu’il ne soit plus là où nous l’avions laissé. Nous ressentons alors un sentiment de perte. En réalité, ce n’est pas lui qui s’est perdu, mais nous qui nous sommes éloignés. Lorsque cela arrive, nous sommes appelés à le chercher avec confiance, avec le courage d’emprunter des chemins inexplorés, en regardant le monde avec des yeux nouveaux, remplis d’espérance. Ainsi, nous cesserons de chercher un Dieu à notre mesure pour le rencontrer là où il demeure. Chercher Jésus signifie donc passer de la sécurité de nos convictions à la responsabilité de la rencontre, en apprenant à voir et à accueillir la présence de Dieu qui est toujours « au-delà ».

 

 12 mars 2026 – discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Chaire de l'accueil » :

    Que la Très Sainte Vierge Marie et saint Joseph vous gardent et intercèdent pour vous.

13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     Que le quatrième sacrement soit toujours mieux connu, correctement célébré et ainsi vécu sereinement et efficacement par tout le peuple saint de Dieu.

 

 

13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     La possibilité répétée de recevoir ce sacrement ne correspond pas toujours, chez les baptisés, un réel empressement à y recourir : c’est comme si l’infini trésor de la miséricorde de l’Église restait « inutilisé », à cause d’une distraction répandue parmi les chrétiens qui, bien souvent, demeurent longtemps en état de péché plutôt que de s’approcher du confessionnal avec simplicité de foi et de cœur pour accueillir le don du Seigneur ressuscité.

 


13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     Ce fut le IVᵉ Concile du Latran, en 1215, qui établit que chaque chrétien est tenu de se confesser sacramentellement au moins une fois par an ; et le Catéchisme de l’Église catholique, après le Concile Vatican II, a confirmé cette norme (cf. CEC, n° 1457), qui est aussi loi de l’Église : « Tout fidèle parvenu à l’âge de discrétion est tenu par l’obligation de confesser fidèlement ses péchés graves au moins une fois par an » (CIC 989).

 


13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     Le sacrement de la réconciliation est un « laboratoire d’unité » : il rétablit l’unité avec Dieu, par le pardon des péchés et l’infusion de la grâce sanctifiante. Cela engendre l’unité intérieure de la personne et l’unité avec l’Église ; c’est pourquoi il favorise aussi la paix et l’unité dans la famille humaine.

 

 

13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     On pourrait se demander : les chrétiens qui portent de graves responsabilités dans les conflits armés ont-ils l’humilité et le courage de faire un sérieux examen de conscience et de se confesser ?

 


13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     Mais – demandons-nous encore – l’homme, petite et simple créature, peut-il vraiment « rompre l’unité » avec le Créateur ? Cette image n’est-elle pas partielle et, en définitive, appauvrissante de la Révélation que Jésus nous a faite de Dieu ?


13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

      Le péché rompt l’unité spirituelle avec Dieu : il consiste à lui tourner le dos. Cette possibilité dramatique est aussi réelle que le don de la liberté que Dieu lui-même a fait aux êtres humains. Nier la possibilité que le péché rompe réellement l’unité avec Dieu revient en réalité à méconnaître la dignité de l’homme, qui est – et demeure – libre et donc responsable de ses actes.

 


13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     Très chers jeunes prêtres et ordinands, soyez toujours conscients de la très haute mission que le Christ lui-même, à travers l’Église, vous confie : reconstruire l’unité des personnes avec Dieu par la célébration du sacrement de la réconciliation. La vie entière d’un prêtre peut s’accomplir pleinement dans la célébration assidue et fidèle de ce sacrement. En effet, combien de prêtres sont devenus saints dans le confessionnal ! Pensons seulement à saint Jean-Marie Vianney, à saint Léopold Mandić et, plus récemment, à saint Pio de Pietrelcina et au bienheureux Michał Sopoćko.

 

13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     L’Église accueille les personnes comme « maison de miséricorde » parce qu’elle accueille d’abord continuellement son Seigneur dans la Parole écoutée et proclamée et dans la grâce des sacrements.

 


13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     Pour cette raison, dans la célébration de la confession sacramentelle, tandis que les pénitents sont réconciliés avec Dieu et avec l’Église, l’Église elle-même se construit : elle est enrichie par la sainteté renouvelée de ses enfants repentants et pardonnés.

 

13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

   Dans le confessionnal, chers frères, nous collaborons à l’édification continue de l’Église : une, sainte, catholique et apostolique ; et ce faisant nous donnons aussi de nouvelles énergies à la société et au monde.

 


13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique

     L’unité avec Dieu et avec l’Église est enfin le présupposé de l’unité intérieure des personnes, aujourd’hui si nécessaire dans ce temps de fragmentation que nous traversons. Cette unité intérieure apparaît comme un désir réel surtout chez les jeunes générations. Les promesses non tenues d’un consumérisme débridé et l’expérience frustrante d’une liberté détachée de la vérité peuvent se transformer, par la miséricorde divine, en occasions d’évangélisation : en faisant apparaître le sentiment d’inachèvement, elles permettent de susciter ces questions existentielles auxquelles seul le Christ répond pleinement. Dieu s’est fait homme pour nous sauver, et il le fait aussi en éduquant notre sens religieux, notre irrépressible désir de vérité et d’amour, afin que nous puissions accueillir le Mystère en qui « nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17,28).
 

14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican

     Saint Thomas en particulier, en se basant sur le droit romain, définit la justice comme « constans et perpetua voluntas ius suum unicuique tribuendi », c’est-à-dire comme volonté constante et perpétuelle et donner à chacun ce qui lui est dû [2]. Avec cette définition, le Docteur Angélique met en lumière le caractère stable et objectif de la justice, qui ne dépend pas d’intérêts contingents, mais s’enracine dans la vérité de chaque personne et dans la recherche du bien commun. Ce n’est pas par hasard qu’il affirme que « iustitia ad bonum commune ordinatur » [3]

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[2] Cf. Dig. 1.1.10; Saint Thomas D’Aquin, Summa Theologiae, II-II, q. 58, a. 1
[3] Saint Thomas D’Aquin, Summa Theologiae, II-II, q. 58, a. 5

 

 

14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican

     Là où il n’y a pas une véritable justice, il ne peut y avoir non plus de droit authentique car le droit naît de la reconnaissance de la vérité de l’être et de la dignité de chaque personne.

 

 


14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican

     La justice, est la vertu cardinale qui nous appelle « à respecter les droits de chacun et à établir dans les relations humaines l’harmonie qui promeut l’équité à l’égard des personnes et du bien commun » [5]. Cette reconnaissance ouvre la voie à la charité, car ce n’est que lorsque les relations sont ordonnées selon la vérité que cette communion qui est le fruit suprême de l’amour devient possible. La restauration de la justice devient donc la condition de l’avènement de la charité, qui est don de l’Esprit et le principe d’unité de l’Église. Dans cette perspective, l’on comprend aussi comment l’amour et la vérité ne peuvent être séparées : c’est uniquement en aimant que l’on connaît la vérité, et l’amour de la vérité conduit à découvrir la charité comme son accomplissement.

 

 

 

 

14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican

     Que la justice soit toujours éclairée par la vérité et accompagnée par la miséricorde, car toutes deux trouvent leur plénitude en Christ. Ainsi, le droit, appliqué avec droiture et dans un esprit ecclésial, devient un instrument précieux pour édifier la communion et renforcer l’unité du Peuple de Dieu.
    

15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Dieu a envoyé son Fils, lumière du monde, pour ouvrir les yeux des aveugles et éclairer notre vie.

 

 

 

15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Nous pouvons dire que nous sommes tous « aveugles de naissance », car, seuls, nous ne parvenons pas à voir en profondeur le mystère de la vie. C’est pourquoi Dieu s’est fait chair en Jésus, afin que la boue de notre humanité, pétrie du souffle de sa grâce, puisse recevoir une lumière nouvelle, capable de nous faire voir enfin les autres, Dieu et nous-mêmes dans la vérité.

 

 

 

 15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

    Il est frappant de constater qu’au fil des siècles s’est répandue l’opinion, encore présente aujourd’hui, selon laquelle la foi serait une sorte de “saut dans le noir”, un renoncement à penser, de sorte qu’avoir la foi signifierait croire “aveuglément”. L’Évangile nous dit au contraire qu’au contact du Christ, les yeux s’ouvrent, au point que les autorités religieuses demandent avec insistance à l’aveugle guéri : « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » (Jn 9, 10) ; et encore : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » (v. 26).

 

 

15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Guéris par l’amour du Christ, nous sommes appelés à vivre un christianisme “les yeux ouverts”. La foi n’est pas un acte aveugle, une abdication de la raison, un repli dans quelque certitude religieuse qui nous éloigne du monde. Au contraire, la foi nous aide à regarder « du point de vue de Jésus, avec ses yeux : elle est une participation à sa façon de voir » (Enc. Lumen fidei, n. 18) et, par conséquent, elle nous demande d’“ouvrir les yeux”, comme Lui le faisait, en particulier sur les souffrances des autres et sur les blessures du monde.

   

 

 

15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Aujourd’hui, notamment, face aux nombreuses questions que se pose le cœur humain et aux situations dramatiques d’injustice, de violence et de souffrance qui marquent notre époque, une foi éveillée, attentive et prophétique est nécessaire, une foi qui ouvre les yeux sur les ténèbres du monde et y apporte la lumière de l’Évangile à travers un engagement pour la paix, la justice et la solidarité.

 

15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière de l’Angelus

     Au nom des chrétiens du Moyen-Orient et de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté, je m’adresse aux responsables de ce conflit : cessez le feu ! Que les voies du dialogue s’ouvrent à nouveau ! La violence ne pourra jamais conduire à la justice, à la stabilité et à la paix que les peuples attendent.

 

15 mars 2026 - Paroles du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les enfants et les jeunes sur le terrain de sport à la paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo
     Le Sacré-Cœur de Jésus. Le cœur, que représente-t-il ? L’amour, la charité, cette expression si grande de Dieu infini ; et chez Dieu, ce qui est infini, c’est son amour, sa grâce, sa miséricorde.

15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec le Conseil Paroissial à la paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo

     Devant l’autel se trouve la fontaine baptismale. C’est un beau signe, surtout pendant le Carême, qui dans la tradition de l’Église est un temps de préparation au baptême. C’est le désir de nombreuses personnes de s’approcher du Christ. Mais il faut se purifier pour venir à lui dans la plénitude de la communion : c’est le chemin de la charité et de l’amour de Dieu.
 

15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec le Conseil Paroissial à la paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo

     Devant l’autel se trouve l’image de ceux qui pensent voir mais qui sont aveugles, et de ceux qui, par la grâce de Dieu, commencent à voir et comprennent que la vie est bien plus grande que ce que l’on perçoit à la surface. Souvent il faut quelqu’un qui accompagne, qui aide à faire l’expérience de Jésus.

 

15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV saluant la paroisse au terme de sa visite. Paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo

     C’est une joie de célébrer avec vous l’Eucharistie, notre foi et notre communion.

15 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de sa Visite dans la paroisse romaine isse du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo

      Actuellement, dans le monde, beaucoup de nos frères et sœurs souffrent à cause de conflits violents, provoqués par la prétention absurde de résoudre les problèmes et les divergences par la guerre, alors qu’il faut dialoguer sans relâche pour la paix. Certains vont même jusqu’à prétendre impliquer le nom de Dieu dans ces choix de mort, mais Dieu ne peut être enrôlé par les ténèbres. Il vient plutôt, toujours, apporter lumière, espérance et paix à l’humanité, et c’est la paix que doivent rechercher ceux qui l’invoquent.

 

 

15 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de sa Visite dans la paroisse romaine isse du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo

    Au-delà de tout abîme dans lequel l’homme peut tomber à cause de ses péchés, le Christ vient apporter une lumière plus forte, capable de le libérer de l’aveuglement du mal, afin qu’il commence une vie nouvelle.

     La rencontre entre Jésus et l’aveugle de naissance (cf. Jn 9, 1-41) peut en effet être comparée à la scène d’un accouchement, grâce auquel celui-ci, comme un enfant qui vient au monde, découvre un monde nouveau, en se voyant lui-même, en voyant les autres et la vie avec les yeux de Dieu (cf. 1 S 16, 9).

     Demandons-nous donc : en quoi consiste ce regard ? Que révèle-t-il ? Que signifie « regarder avec les yeux de Dieu » ?

     Selon le récit de l’évangéliste Jean, cela signifie avant tout dépasser les préjugés de ceux qui, face à un homme qui souffre, ne voient qu’un paria à mépriser, ou un problème à éviter, en se repliant dans la tour d’ivoire d’un individualisme égoïste. On entend si souvent des phrases du genre : « Tant que tout allait bien, ils étaient nombreux à être mes amis ; mais au moment de l’épreuve, beaucoup sont partis, ont disparu ! ». Jésus n’agit pas ainsi : il regarde l’aveugle avec amour, non pas comme un être inférieur ou une présence gênante, mais comme une personne chère et ayant besoin d’aide. Ainsi, leur rencontre devient une occasion pour que l’œuvre de Dieu se manifeste en chacun.

     Dans le « signe », dans le miracle, Jésus révèle sa puissance divine et l’homme, comme s’il retraçait les gestes de la création – la boue, la salive –, retrouve pleinement sa beauté et sa dignité de créature faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. Ainsi, en recouvrant la vue, il devient témoin de la lumière.

     Certes, cela implique un effort : il doit s’habituer à tant de choses qui lui étaient auparavant inconnues, apprendre à distinguer les couleurs et les formes, redéfinir ses relations, et ce n’est pas facile. Au contraire, l’hostilité qui l’entoure grandit, le provoque, et même ses parents n’ont pas le courage de le défendre (cf. Jn 9, 18-23). Il semble presque, de manière absurde, que ceux qui l’entourent veuillent effacer ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas tout : lors de l’interrogatoire auquel est soumis l’aveugle qui voit désormais, c’est surtout Jésus qui est jugé, accusé d’avoir violé le sabbat pour le guérir.
 


    

16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles

     Aucune innovation technologique ne peut remplacer la créativité, le discernement critique et la liberté de pensée. Et si le défi de notre époque est celui de l’intelligence artificielle, je pense à la nécessité de réguler la communication selon le paradigme humain et non technologique. Ce qui signifie, en fin de compte, savoir faire la distinction entre les moyens et les fins.

 

16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles

     Les traits distinctifs qui vous ont caractérisés dès le début sont la laïcité et le pluralisme des sources d’information, même au sein de la télévision d’État. La laïcité comprise comme un rejet des préjugés idéologiques et comme une vision ouverte de la réalité.

 

16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles

   Nous savons tous combien il est difficile de se laisser surprendre par les faits, par les rencontres, par les regards et les voix des autres ; combien la tentation est forte de ne rechercher, de ne voir et de n’écouter que ce qui confirme nos propres opinions. Mais il ne peut y avoir de bonne communication, ni de véritable liberté ni de pluralisme sain, sans cette ouverture.

 

16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles

     Les médias doivent se prémunir contre le risque de devenir de la propagande. Et la tâche des journalistes, qui consiste à vérifier l’information pour ne pas devenir le porte-parole des puissants.

 

16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles        

     C’est à vous qu’il revient de montrer les souffrances que la guerre inflige toujours aux populations ; de montrer le visage de la guerre et de la raconter à travers le regard des victimes, afin de ne pas la transformer en jeu vidéo.

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     Ceux qui regardent Jésus découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit. Pour connaître cette beauté, les yeux du corps ou les critères esthétiques ne suffisent pas : il faut la contemplation et l’intériorité. Seulement celui qui s’arrête, écoute, prie et accueille son regard, peut dire avec confiance : « Je lui fais confiance, avec Lui la vie peut être vraiment belle, je veux parcourir le chemin de cette beauté ».

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     Outre la bonté, ce qui distingue les saints, c’est la beauté spirituelle lumineuse qui rayonne de ceux qui vivent en Christ.

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

      Augustin perçoit la présence de Dieu au plus profond de son âme, ce qui implique d’avoir compris et vécu l’importance de prendre soin de son intériorité comme espace de relation avec Jésus, comme moyen d’expérimenter la beauté et la bonté de Dieu dans sa propre vie.

 

 

 

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir, devenant un chemin de bonheur et de salut pour chacun et pour le monde.

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     Saint Augustin nous rappelle combien il est important d’apprendre à s’arrêter, à construire des espaces de silence intérieur pour pouvoir écouter la voix de Jésus-Christ.

Chers jeunes, écoutez cette voix ! Écoutez la voix du Seigneur qui vous invite à vivre une vie pleine, épanouie, en mettant à profit vos talents (cf. Mt 25, 14-30) et en clouant à la Croix glorieuse du Christ vos limites et vos faiblesses. Arrêtez-vous donc pour l’adoration eucharistique, méditez assidûment la Parole de Dieu pour la vivre chaque jour, participez activement et pleinement à la vie sacramentelle et ecclésiale.

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

      Connaître le Seigneur signifie avant tout apprendre à lui faire confiance, ainsi qu’à sa Providence, qui surabonde en chaque vocation.

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     La vie, en effet, se révèle comme une confiance et un abandon continus au Seigneur, même lorsque ses plans bouleversent les nôtres.

  

 

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

       C’est précisément grâce à la lumière et à la force de son Esprit, même à travers les épreuves et les crises, que nous pouvons voir notre vocation mûrir, refléter de plus en plus la même beauté de Celui qui nous a appelés, une beauté faite de fidélité et de confiance, malgré les blessures et les chutes.

 

 

 

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     Rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation.

 

 

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     Comme il est précieux d’avoir un guide spirituel sûr qui accompagne la découverte et le développement de notre vocation ! Combien sont importants le discernement et la vérification à la lumière du Saint-Esprit, afin qu’une vocation puisse se réaliser dans toute sa beauté.

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     La vocation n’est pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe de manière analogue à la vie humaine, dans lequel le don reçu, en plus d’être préservé, doit se nourrir d’une relation quotidienne avec Dieu pour pouvoir grandir et porter ses fruits.

 

 

 

16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026

     Chers frères et sœurs, très chers jeunes, je vous encourage à cultiver votre relation personnelle avec Dieu à travers la prière quotidienne et la méditation de sa Parole. Arrêtez-vous, écoutez, confiez-vous : de cette manière, le don de votre vocation mûrira, vous rendra heureux et portera des fruits abondants pour l’Église et pour le monde.

18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »

      Dans de nombreux pays, les inégalités dans le domaine de la santé augmentent : de moins en moins de personnes peuvent se soigner grâce aux services proposés. Un regard urgent doit aussi être porté sur la santé mentale, en particulier celle des jeunes, car les blessures invisibles de la psyché ne sont pas moins lourdes que celles qui sont visibles.

 

 

18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »

     La santé ne peut être un luxe réservé à quelques-uns, mais elle est une condition essentielle pour la paix sociale. Une couverture sanitaire universelle n’est pas seulement un objectif technique à atteindre, elle est avant tout un impératif moral pour les sociétés qui veulent se dire justes. La protection et les soins de santé doivent être accessibles aux plus vulnérables, car cela est exigé par leur dignité, et aussi pour éviter qu’une injustice ne devienne une semence de conflits.

 

 

18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »

     « Le Seigneur dit à Caïn : “Où est Abel, ton frère ?” Il répondit : “Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ?” » (Genèse 4,9). Dans la parabole du bon Samaritain, nous trouvons la réponse : oui, tu es le gardien de ton frère, parce que tu es appelé à prendre soin de son humanité.

 

 

 


18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »

     Chaque homme et chaque femme, en particulier le chrétien, est appelé à fixer son regard sur celui qui souffre, sur la douleur des personnes seules, sur ceux qui, pour diverses raisons, sont marginalisés et considérés comme des “déchets”, car sans eux, nous ne pourrons pas construire des sociétés justes, à taille humaine.

 

 


18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »

     Il est illusoire de penser qu’en ignorant ces frères et ces sœurs, il serait plus facile d’atteindre le bonheur.

 

 

18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »

     Prendre soin de l’humanité d’autrui aide à vivre la sienne.
 

18 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Le Baptême nous rend capables d’adorer Dieu en esprit et en vérité et de « professer devant les hommes la foi que par l’Église ils ont reçue de Dieu » (LG, 11).

18 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Réveillons en nous la conscience et la gratitude d’avoir reçu le don de faire partie du Peuple de Dieu ; ainsi que la responsabilité que cela implique.

 

19 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’occasion du 10ème anniversaire de Amoris Laetitia. Et convocation des Présidents des Conférences des Evêques du monde en octobre 2026 à Rome.

     Notre époque est marquée par des transformations rapides qui, plus encore qu’il y a dix ans, rendent nécessaire une attention pastorale particulière aux familles, auxquelles le Seigneur confie la tâche de participer à la mission de l’Église d’annoncer et de témoigner l’Évangile. [6]  Il existe en effet des lieux et des circonstances où l’Église « ne peut devenir le sel de la terre » [7] que par l’intermédiaire des fidèles laïcs et, en particulier, des familles. C’est pourquoi l’engagement de l’Église dans ce domaine doit être renouvelé et approfondi, afin que ceux que le Seigneur appelle au mariage et à fonder une famille puissent vivre leur amour conjugal dans le Christ et que les jeunes se sentent attirés par l’intensité de la vocation matrimoniale dans l’Église.

[6] Cf. Exhort. ap. Familiaris consortio (22 novembre 1981), 17.

[7] Conc. Œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 33.

 

21 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée générale du Mouvement des Focolari

     Tout charisme dans l’Église exprime un aspect de l’Évangile que l’Esprit Saint met en lumière à un moment donné de l’histoire, pour le bien de l’Église et du monde entier.

21 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée générale du Mouvement des Focolari

     « Que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi » (Jn 17,21).
     Ce ferment d’unité est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, car le poison de la division et de la conflictualité tend à contaminer les cœurs et les relations sociales, et doit être combattu par le témoignage évangélique de l’unité, du dialogue, du pardon et de la paix. À travers vous aussi, Dieu a préparé, au fil des décennies, un grand peuple de paix, appelé en ce moment de l’histoire à faire contrepoids et rempart face aux nombreux semeurs de haine qui ramènent l’humanité vers des formes de barbarie et de violence.

22 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     C’est dans le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et vivant en nous par la grâce du baptême, que ces événements trouvent leur accomplissement, pour notre salut et pour la plénitude de la vie.

     Sa grâce illumine ce monde, qui semble constamment en quête de nouveauté et de changement, même au prix de sacrifier des choses importantes – temps, énergies, valeurs, affections – comme si la renommée, les biens matériels, les divertissements, les relations éphémères pouvaient combler notre cœur ou nous rendre immortels. C’est le symptôme d’un besoin d’infini que chacun de nous porte en soi, mais dont la réponse ne peut être confiée à ce qui est éphémère. Rien de fini ne peut étancher notre soif intérieure, car nous sommes faits pour Dieu, et nous ne trouvons pas la paix tant que nous ne nous reposons pas en Lui (cf. Confessions, I, 1.1).

 

22 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus

     Le récit de la résurrection de Lazare nous invite donc à prêter l’oreille à ce besoin profond et, avec la force de l’Esprit Saint, à libérer nos cœurs des habitudes, des conditionnements et des modes de pensée qui nous enferment, tels des rochers, dans le tombeau de l’égoïsme, du matérialisme, de la violence et de la superficialité. Dans ces lieux, il n’y a pas de vie, mais seulement la désorientation, l’insatisfaction et la solitude.

     À nous aussi, Jésus crie : « Viens dehors ! » (Jn 11, 43), nous exhortant à sortir, régénérés par sa grâce, de ces espaces étroits, pour marcher dans la lumière de l’amour, comme des femmes et des hommes nouveaux, capables d’espérer et d’aimer à l’image de sa charité infinie, sans calcul ni mesure.

 

22 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière Mariale de l’Angelus

     Je continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient, ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence. Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes sans défense, victimes de ces conflits. Ce qui les blesse, blesse l’humanité tout entière. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri lancé vers Dieu ! Je réitère avec force l’appel à persévérer dans la prière, afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine.

 

23 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux dirigeants et au personnel de la compagnie aérienne ITA Airways

          Les vols papaux sont l’un des symboles les plus éloquents de la mission des successeurs de Pierre à l’époque contemporaine. En particulier, lors de ses voyages apostoliques, le Pape apparaît à tous comme un messager de paix : ses routes sont ce qu’elles devraient toujours être, c’est-à-dire des ponts de dialogue, de rencontre et de fraternité. Les avions devraient toujours être des instruments de paix, jamais de guerre ! Personne ne devrait avoir peur que du ciel arrivent des menaces de mort et de destruction. Après les tragiques expériences du XXe siècle, les bombardements aériens auraient dû être bannis pour toujours ! Pourtant — comme nous le savons — ils existent encore, et le développement technologique, en soi positif, est mis au service de la guerre. Ce n’est pas un progrès, c’est une régression !
 

25 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Le Concile enseigne que la structure hiérarchique n’est pas une construction humaine, fonctionnelle à l’organisation interne de l’Église en tant que corps social (cf. LG, 8), mais une institution divine visant à perpétuer la mission confiée par le Christ aux Apôtres jusqu’à la fin des temps.

 

 

25 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Prions le Seigneur afin qu’il envoie à son Église des ministres qui soient ardents de charité évangélique, dévoués au bien de tous les baptisés et courageux missionnaires partout dans le monde.

 

27 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV à la Commission biblique pontificale à l'occasion de son Assemblée plénière [13-17 avril 2026]

     Pourquoi la maladie ? Pourquoi la souffrance ? Pourquoi la mort ? Face à ces questions, même les croyants vacillent parfois, allant jusqu’à éprouver un sentiment de désarroi, même de désespoir et de rébellion contre Dieu.

 

 

 

27 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV à la Commission biblique pontificale à l'occasion de son Assemblée plénière [13-17 avril 2026]

     À la lumière de la foi, nous savons en revanche que la douleur et la maladie peuvent rendre la personne plus sage et plus mûre, en aidant à discerner dans leur vie ce qui n’est pas essentiel pour s’adresser ou revenir au Seigneur. Nous puisons cette vision de foi de l’Écriture Sainte et de la Tradition de l’Église

 

27 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV à la Commission biblique pontificale à l'occasion de son Assemblée plénière [13-17 avril 2026]

     Fortifiés par la foi dans le Christ, nous pouvons alors vaincre la peur de la maladie et de la mort, précisément en prenant davantage conscience de notre fragilité à la lumière de sa passion, de sa mort et de sa résurrection. En effet, dans le Christ, la souffrance et la maladie ne sont plus le destin cruel devant lequel se soumettre sans comprendre. Avec Jésus, la douleur se transforme en amour, en rédemption et en aide fraternelle. Accueillons donc le Christ dans notre vie : Il est le seul médecin qui peut guérir pour toujours les maladies de l’âme.

 

27 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV à la Commission biblique pontificale à l'occasion de son Assemblée plénière [13-17 avril 2026]

     Contemplons la Vierge Marie souffrante avec Jésus, au pied de la Croix: en tant que Mère, elle endure sur le Calvaire les souffrances de son Fils et y participe avec un cœur rempli de foi, en offrant sa souffrance déchirante pour le bien de tous. De cette façon, son intercession acquiert pour nous une valeur unique.

28 mars 2026 – Salutation du Pape Léon XIV à la population de Monaco, depuis le Palais Princier.

     Dans la Bible, comme vous le savez, ce sont les petits qui font l’histoire !

 

28 mars 2026 – Salutation du Pape Léon XIV à la population de Monaco, depuis le Palais Princier.

     Il faut avoir confiance en la providence de Dieu, même lorsque le sentiment d’impuissance ou d’insuffisance prévaut, car nous croyons que le Royaume de Dieu est semblable à une minuscule graine qui devient un arbre (cf. Mt 13, 31-32). Cette foi ne change le monde que si nous assumons nos responsabilités historiques.

 

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco

     Le Christ est le centre dynamique, le cœur de notre foi,

 

 28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco

    Il me semble toutefois nécessaire de souligner un deuxième aspect : l’annonce de l’Évangile comme défense de l’homme. En souhaitant que tout le monde accueille la bonne nouvelle de l’amour du Père, Jésus se pose en “avocat”, afin surtout de défendre ceux qui sont considérés comme abandonnés par Dieu, qui sont jugés, oubliés et marginalisés. Il se fait la voix et le visage du Dieu miséricordieux qui « défend le droit de tous les opprimés » (Ps 103, 6).

     Je pense alors à une Église appelée à se faire “avocate”, c’est-à-dire à défendre l’homme : tout l’homme et tous les êtres humains.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco

      Annoncez l’Évangile de la vie, de l’espérance et de l’amour ; apportez à tout le monde la lumière de l’Évangile afin que la vie de chaque homme et de chaque femme soit défendue et promue, de sa conception à sa fin naturelle ; offrez de nouveaux repères capables d’endiguer ces poussées de sécularisme qui risquent de réduire l’homme à l’individualisme et de fonder la vie sociale sur la production de richesses.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco

     Une foi vivante est toujours prophétique, capable de susciter des questions et de présenter des défis : défendons-nous vraiment l’être humain ? Protégeons-nous la dignité de la personne en préservant la vie à toutes ses étapes ? Le modèle économique et social actuel est-il vraiment juste et empreint de solidarité ? Est-il animé par l’éthique de la responsabilité qui nous aide à dépasser la « logique de l’échange d’équivalents et du profit comme fin en soi » (Benoît XVI, Enc. Caritas in veritate, n. 38), pour construire une société plus juste ?

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco

     Garder les yeux fixés sur Jésus-Christ, notre avocat auprès du Père, suscite une foi enracinée dans une relation personnelle avec Lui, une foi qui se fait témoignage capable de transformer la vie et de renouveler la société. Cette foi doit être annoncée avec des moyens et des langages nouveaux, y compris numériques, et chacun doit y être initié et formé avec persévérance et créativité.

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     Le bien est plus fort que le mal, même lorsque, parfois, il semble dans l’immédiat avoir le dessous.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

      Le témoignage de la foi est une semence qui peut atteindre et féconder des cœurs et des lieux éloignés, bien au-delà de nos propres attentes et possibilités.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     La foi rencontre des défis et des obstacles, mais rien ne peut en ternir la beauté et la vérité.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     Les époques moderne et postmoderne nous ont enrichis de nombreuses choses positives qui nous offrent des opportunités et des possibilités, jusque-là inconnues à bien des égards : du domaine culturel à celui de la médecine et de la santé, du domaine technique à celui de la communication. Elles nous confrontent cependant aussi à de grands défis que nous ne pouvons pas ignorer et que nous devons affronter avec lucidité et conscience.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     Nous vivons dans un monde qui semble toujours pressé, avide de nouveautés, qui cultive une fluidité sans attaches, marqué par un besoin presque compulsif de changements constants : dans les modes, l’apparence, les relations, les idées et même dans les dimensions de la personne qui constituent son identité même.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     Ce qui donne de la solidité à la vie, c’est l’amour : l’expérience fondamentale de l’amour de Dieu avant tout, puis, par ricochet, l’expérience éclairante et sacrée de l’amour mutuel. Si d’un côté s’aimer demande d’être ouvert à la croissance et donc au changement, cela exige d’un autre côté de la fidélité, de la constance et une disposition au sacrifice quotidien. C’est seulement de cette manière que l’inquiétude trouve la paix …et que le vide intérieur est comblé, non pas par des choses matérielles et éphémères, ni même par des marques d’approbation virtuelles que sont des milliers de like, ni par des appartenances contraignantes, artificielles, voire parfois violentes. Il est nécessaire de débarrasser la porte du cœur de toutes ces choses afin que l’air sain et oxygénant de la grâce revienne en rafraîchir et revitaliser les pièces, et que le vent puissant du Saint-Esprit recommence à gonfler les voiles de notre existence, en la poussant vers le vrai bonheur.

     Tout cela, chers amis, a besoin de la prière, de moments de silence, d’écoute, pour faire taire la frénésie de l’action et de la parole, des messages, des reels, des chats, et pour approfondir et savourer la beauté d’être véritablement et concrètement ensemble. À ce propos, saint Carlo Acutis parlait de l’Eucharistie comme d’une “autoroute vers le Ciel” et de l’adoration eucharistique comme d’un bain de soleil, capable de faire bronzer l’âme.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

      Les paroles et les gestes de témoignage et d’espérance ne s’improvisent pas, et nous ne les donnons pas de nous-mêmes. Ils viennent d’une relation profonde avec Dieu, dans laquelle nous trouvons les réponses fondamentales de la vie. Si le canal de son action est ouvert en nous, et s’il y a réciprocité, alors nous faisons de cette relation d’amour un don commun et partagé, et nous pouvons avoir confiance que les paroles justes et la force nécessaire pour agir viendront, au moment opportun.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     On peut interpréter cette phrase magnifique, mais parfois mal comprise, de saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux » (In litteram Ioannis ad Parthos, 7, 8). Aime, c’est-à-dire sois un don gratuit pour Dieu et pour les autres ; sois proche, ne t’éloigne pas, même lorsque tu ne peux pas résoudre tous les problèmes ni régler toutes les difficultés. Reste, avec amour et avec foi. C’est toi qui en apportes la véritable beauté, quand tu sais regarder dans les yeux ceux qui souffrent ou ceux qui se sentent invisibles dans les lumières de la ville.

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     Le monde a besoin de votre témoignage pour surmonter les dérives de notre époque et en affronter les défis, et surtout pour redécouvrir la douce saveur de l’amour de Dieu et du prochain.

 

28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.

     Portez l’Évangile dans vos choix professionnels, dans votre engagement social et politique, pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, en diffusant la culture de l’attention aux autres. Vivez tout comme une mission et faites de toute chose un don à Dieu qui vous veut les uns pour les autres amis dans le Christ, et fidèles compagnons de route.

 

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     Si les hommes oublient la Loi qui commande de ne pas tuer, Dieu n’oublie pas la promesse qui prépare le monde au salut.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

      De même qu’au commencement des temps Dieu donna la vie à l’être à partir du néant, de même, à la plénitude des temps, Il rachètera toute vie de la mort qui ruine la création.

 

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     La joie de la foi et la force de notre témoignage découlent de cette rédemption, en tout lieu et en tout temps.

 

 28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

    L’histoire de Jésus résume en effet le destin de chacun de nous, à commencer par les plus petits et les opprimés.

 

 28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     Encore aujourd’hui, combien de calculs sont faits dans le monde pour tuer des innocents ; combien de fausses raisons sont revendiquées pour les éliminer ! Cependant face à l’insistance du mal la justice éternelle de Dieu se dresse, qui sans cesse nous délivre de nos tombeaux, comme pour Lazare, et nous donne une vie nouvelle. Il convertit la dureté du cœur en transformant le pouvoir en service, en manifestant le véritable nom de sa toute-puissance : miséricorde.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     C’est la miséricorde qui sauve le monde : elle prend soin de chaque existence humaine, depuis son apparition dans le sein maternel jusqu’au moment où elle se flétrit, et dans toute ses fragilités.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

    La voix des prophètes, témoigne de la manière dont Dieu accomplit son dessein de salut.  Ézéchiel annonce que l’œuvre divine commence par une libération (Ez 37,23) et s’accomplit par la sanctification du peuple (cf. v. 28) : un chemin de conversion. Il ne s’agit pas d’une initiative privée ou individuelle, mais d’une initiative qui nous engage tous, qui transforme nos relations avec Dieu et avec notre prochain.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     La libération prend avant tout la forme d’une purification des « idoles immondes » (v. 23). Que sont-elles ? Par ce terme, le prophète désigne toutes ces choses qui asservissent le cœur, qui l’achètent et le corrompent. Le mot idole signifie “petite idée”, c’est-à-dire une vision réduite qui diminue non seulement la gloire du Tout-Puissant, en le transformant en objet, mais aussi l’esprit de l’homme. Les idolâtres sont des personnes à la vue courte : ils regardent ce qui captive leur yeux en les aveuglant. Les grandes et bonnes choses de cette terre se changent en idoles qui deviennent des servitudes, non pas pour ceux qui en sont privés, mais pour ceux qui s’en repaissent, laissant le prochain dans la misère et la tristesse.  L’affranchissement des idoles libére d’un pouvoir qui se fait domination, de la richesse qui devient convoitise, de la beauté qui porte à vanité.

 

 28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

    Dieu ne nous abandonne pas dans ces tentations. Il vient au secours de l’homme, faible et triste, qui croit que les idoles du monde lui sauveront la vie.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     Le Seigneur change l’histoire du monde en nous appelant de l’idolâtrie à la vraie foi, de la mort à la vie.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     Chaque vie brisée est une blessure infligée au Corps du Christ. Ne nous habituons pas au fracas des armes, aux images de guerre ! La paix n’est pas un simple équilibre des forces, elle est l’œuvre de cœurs purifiés, l’œuvre de ceux qui voient dans l’autre un frère à protéger, et non un ennemi à abattre.

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     Rendez heureux beaucoup de personnes par votre foi en manifestant la joie authentique, celle qui ne se gagne pas par un pari, mais qui se partage par la charité. La source de cette joie est l’amour de Dieu : amour pour la vie naissante et indigente, à accueillir et à soigner sans cesse ; amour pour la vie jeune et âgée, à encourager dans les épreuves de chaque âge ; amour pour la vie, en bonne santé comme malade, parfois solitaire, qui a toujours besoin d’être accompagnée avec attention.   

 

28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.

     Donner la vie de Dieu. Une tâche sublime et impossible sans donner notre vie au prochain. Une tâche passionnante et féconde, lorsque l’Évangile éclaire nos pas.

29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre

     Alors que Jésus parcourt le chemin de la croix, nous nous mettons à sa suite, nous suivons ses pas. Et en marchant avec Lui, nous contemplons sa passion pour l’humanité, son cœur qui se brise, sa vie qui se fait un don d’amour.

 

 

 

 29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre

    Nous regardons Jésus, qui se présente comme le Roi de la paix, alors qu’autour de Lui la guerre se prépare. Lui reste ferme dans la douceur, tandis que les autres s’agitent dans la violence. Il s’offre comme une caresse pour l’humanité, tandis que d’autres brandissent épées et bâtons. Il est la lumière du monde, alors que les ténèbres s’apprêtent à recouvrir la terre. Il est venu apporter la vie, alors que le plan visant à le condamner à mort s’accomplit.

En tant que Roi de la paix, Jésus veut réconcilier le monde dans l’étreinte du Père et abattre les murs qui nous séparent de Dieu et de notre prochain, car « C’est lui qui est notre paix » (Ep 2,14).

29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre

     En tant que Roi de la paix, alors qu’Il était chargé de nos souffrances et transpercé pour nos fautes, Il « n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche » (Is 53, 7). Il n’a pas pris les armes, Il ne s’est pas défendu, Il n’a mené aucune guerre. Il a manifesté le doux visage de Dieu, qui refuse toujours la violence, et au lieu de se sauver lui-même, Il s’est laissé clouer à la croix, pour embrasser toutes les croix plantées à toutes les époques et en tous lieux dans l’histoire de l’humanité.

29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre

     Frères et sœurs, voici notre Dieu : Jésus, Roi de la paix. Un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre, qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et rejette celle-ci en disant : « Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang » (Is 1, 15).

29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre

     En le regardant, Lui qui a été crucifié pour nous, nous voyons les crucifiés de l’humanité. Dans ses plaies, nous voyons les blessures de tant de femmes et d’hommes d’aujourd’hui. Dans son dernier cri adressé au Père, nous entendons les pleurs de ceux qui sont abattus, de ceux qui sont sans espoir, de ceux qui sont malades, de ceux qui sont seuls. Et surtout, nous entendons le gémissement de douleur de tous ceux qui sont opprimés par la violence et de toutes les victimes de la guerre.

29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre

     Le Christ, Roi de la paix, s’écrie encore depuis sa croix : Dieu est amour ! Ayez pitié ! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères !

30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Scolastica à Subiaco ; à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Maria del Monte à Cesena et aux moniales bénédictines de l'Abbaye de Santa Scolastica à Bari

     Dans un monde souvent marqué par le repli sur soi et l’individualisme, la vie monastique devient un modèle pour tout le peuple de Dieu.

30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Scolastica à Subiaco ; à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Maria del Monte à Cesena et aux moniales bénédictines de l'Abbaye de Santa Scolastica à Bari

     Chers frères et sœurs, merci pour le bien immense et caché que vous faites à l’Église, par votre offrande, par votre prière incessante, par votre service, par le témoignage de votre vie. Continuez cette œuvre, qui est « œuvre de Dieu » (cf. saint Benoît, Règle, 43, 3).

30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League

      Par le Mystère pascal, le Seigneur nous montre que même les circonstances les plus difficiles et exigeantes peuvent être transformées de l’intérieur par la force de l’amour.

 30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League

     Peut-être que la souffrance ne peut pas toujours être évitée ou éliminée, mais elle peut recevoir un sens rédempteur qui non seulement rend la dignité perdue, mais ouvre aussi la porte à une vie nouvelle.

 

30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League

     La Résurrection de Jésus est la source ultime d’espérance pour tous ceux qui croient en lui et attendent la promesse de la vie éternelle.


30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League

     La victoire du Seigneur ressuscité sur la mort révèle également que le cœur de toute autorité authentique est le service, car Jésus n’est pas venu « pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 28).

 

30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League

     Imiter la docilité du Christ à la volonté du Père vous ouvrira davantage au véritable dynamisme du service et vous permettra d’apporter à vos concitoyens la paix qui nous a été donnée par le Christ ressuscité.
 

1er avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Plus le don est grand, plus l’engagement l’est aussi.

 

 

1er avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Que la Pâque que nous nous apprêtons à célébrer renouvelle en nous la grâce d’être, comme Marie de Magdala, comme Pierre et Jean, des témoins du Ressuscité !

1er avril 2026 – Paroles du Pape Léon XIV en langue française, au terme de l’Audience Générale

     Demandons au Seigneur de renouveler nos sociétés par le ferment de l’Évangile. Que les fidèles appelés à vivre au cœur du monde soient animés par l’Esprit du Christ pour accomplir leur mission et travailler à l’avènement de son règne.

 

1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

     La doctrine sociale de l’Église catholique considère le pouvoir non comme une fin en soi, mais comme un moyen ordonné au bien commun. Cela implique que la légitimité de l’autorité ne dépend pas de l’accumulation de puissance économique ou technologique, mais de la sagesse et de la vertu avec lesquelles elle est exercée pour le bien commun (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1903).

 

 

1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

     La sagesse nous permet de discerner et de poursuivre le vrai et le bien, plutôt que des biens apparents et la vaine gloire, dans les circonstances de la vie quotidienne. Cette sagesse est inséparable des vertus morales, qui renforcent notre désir de promouvoir le bien commun.

 

 

1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

     Nous savons que la justice et la force d’âme sont indispensables pour prendre des décisions réfléchies et les mettre en œuvre.

 

 

   1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

   La tempérance s’avère essentielle pour l’usage légitime de l’autorité, car une véritable compréhension de la tempérance modère l’exaltation excessive de soi et constitue une barrière contre les abus de pouvoir.

 

 

1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

     Cette compréhension du pouvoir légitime trouve l’une de ses plus hautes expressions dans la démocratie authentique. Loin d’être une simple procédure, ce type de démocratie reconnaît la dignité de chaque personne et appelle chaque citoyen à participer de manière responsable à la poursuite du bien commun. En reflétant cette conviction, saint Jean-Paul II a affirmé que l’Église apprécie la démocratie parce qu’elle garantit la participation aux choix politiques et «la possibilité de choisir et de contrôler leurs gouvernants, ou de les remplacer de manière pacifique lorsque cela s'avère opportun» (Centesimus annus, n. 46).

 

1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

    La démocratie ne demeure saine que si elle est enracinée dans la loi morale et dans une juste vision de la personne humaine. En l’absence de ce fondement, elle risque de devenir soit une tyrannie de la majorité, soit un masque pour la domination d’élites économiques et technologiques.

 

1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

     Les mêmes principes qui guident l’exercice de l’autorité au sein des nations doivent également façonner l’ordre international —  une vérité particulièrement importante à rappeler à une époque où les rivalités stratégiques et les changements d’alliances redessinent les relations mondiales. Nous devons nous souvenir qu’un ordre international juste et stable ne peut naître d’un simple équilibre de pouvoir ni d’une logique purement technocratique. La concentration du pouvoir technologique, économique et militaire entre les mains de quelques personnes menace à la fois la participation démocratique au sein des peuples et la concorde internationale.

 

 

1er avril 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales. Publié sur le site du Vatican le 14 avril 2026

     La toute-puissance de Dieu se manifeste surtout dans la miséricorde et dans le pardon (cf. saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, I, q. 25, a. 3, ad 3); le pouvoir divin ne domine pas, mais guérit et restaure. C’est précisément cette logique de charité qui doit animer l’histoire, car l’action humaine inspirée par la charité contribue à façonner la «cité terrestre» dans l’unité et dans la paix, faisant d’elle — bien que de façon imparfaite — une anticipation et une préfiguration de la «Cité de Dieu» (cf. Benoît XVI, Caritas in veritate, n. 7).

 

2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

     Nous savons qu’être envoyé demande avant tout un détachement, c’est-à-dire le risque de quitter ce qui est familier et sûr pour s’aventurer vers la nouveauté. Il est intéressant de noter que « dans la puissance de l’Esprit » (Lc 4, 14) descendu sur Lui après son baptême dans le Jourdain, Jésus retourne en Galilée et vient « à Nazareth, où il avait été élevé » (Lc 4, 16). C’est le lieu qu’Il doit désormais quitter. Il se déplace « selon son habitude » (v. 16), mais pour inaugurer un temps nouveau. Il devra désormais quitter définitivement ce village afin que mûrisse ce qui y a germé, sabbat après sabbat, dans l’écoute fidèle de la Parole de Dieu. De même, Il appellera d’autres personnes à partir, à prendre des risques afin qu’aucun lieu ne devienne une clôture, aucune identité une tanière.

 

 

2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

     Nous suivons Jésus qui « ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais qui s’est anéanti » (Ph 2, 6-7). Toute mission commence par ce genre de dépouillement dans lequel tout renaît. Notre dignité d’enfants de Dieu ne peut pas nous être enlevée, ni se perdre, pas plus que les affections, les lieux, les expériences qui sont à l’origine de notre vie ne peuvent être effacés. Nous sommes les héritiers de tant de biens et, à la fois, des limites d’une histoire dans laquelle l’Évangile doit apporter lumière et salut, pardon et guérison. Il n’y a donc pas de mission sans réconciliation avec nos origines, avec les dons et les limites de la formation reçue. Mais, en même temps, il n’y a pas de paix sans départs, il n’y a pas de conscience sans détachement, il n’y a pas de joie sans risque. Nous sommes le Corps du Christ si nous allons de l’avant, en faisant le point sur le passé sans en être prisonniers. Tout se retrouve et se multiplie si l’on a d’abord su lâcher prise, sans crainte. C’est un premier secret de la mission. Et on ne l’expérimente pas une seule fois, mais à chaque nouveau départ, à chaque nouvel envoi.

 

2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

     Le cheminement de Jésus nous révèle que la disponibilité à se perdre, à se dépouiller, n’est pas une fin en soi mais une condition à la rencontre et à l’intimité. L’amour n’est véritable que s’il est désarmé. Il n’a besoin que de peu de choses, d’aucune ostentation. Il préserve délicatement la faiblesse et la nudité. Nous avons du mal à nous lancer dans une mission aussi exposée, et pourtant il n’y a pas de “bonne nouvelle pour les pauvres” (cf. Lc 4, 18) si nous allons vers eux avec les signes du pouvoir ; ni de véritable libération si nous ne nous libérons pas de ce que nous possédons. Nous touchons ici à un deuxième secret de la mission chrétienne. Après la loi du détachement, il y a celle de la rencontre. Nous savons qu’au cours de l’histoire, la mission a souvent été dénaturée par des logiques de domination, tout à fait étrangères à la voie de Jésus-Christ. Saint Jean-Paul II a eu la lucidité et le courage de reconnaître qu’ « en raison du lien qui, dans le Corps mystique, nous unit les uns aux autres, nous tous, bien que nous n’en ayons pas la responsabilité personnelle et sans nous substituer au jugement de Dieu qui seul connaît les cœurs, nous portons le poids des erreurs et des fautes de ceux qui nous ont précédés ». [1]

     [1] Saint Jean-Paul II, Bulle d’indiction du Grand Jubilé de l’an 2000 Incarnationis mysterium (29 novembre 1998), n. 11.

 

 

 2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

    Il est désormais primordial de rappeler que, ni dans le domaine pastoral, ni dans le domaine social et politique, le bien ne peut découler de l’abus de pouvoir. L

 

 2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

    Il existe une troisième dimension, peut-être la plus radicale, de la mission chrétienne. La dramatique “possibilité de l’incompréhension et du rejet” se manifeste déjà dans la violente réaction des habitants de Nazareth face à la parole de Jésus : « À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas » (Lc 4, 28-29). Bien que la lecture liturgique ait omis cette partie, ce que nous nous apprêtons à célébrer à partir de ce soir nous engage à ne pas fuir, mais à “passer au milieu” de l’épreuve, comme Jésus qui, « passant au milieu d’eux, allait son chemin » (Lc 4, 30). La croix fait partie de la mission : l’envoi devient plus amer et effrayant, mais aussi plus gratuit et libérateur. L’occupation impérialiste du monde est alors interrompue de l’intérieur, la violence qui, jusqu’à aujourd’hui fait loi, est démasquée. Le Messie pauvre, prisonnier, opprimé, plonge dans les ténèbres de la mort, mais c’est ainsi qu’Il met en lumière une création nouvelle.

 

 2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

    Dans la vie, nous pouvons traverser des situations où tout semble fini. Nous nous demandons alors si la mission n’a pas été vaine. C’est vrai, contrairement à Jésus, nous connaissons aussi des échecs qui dépendent de nos insuffisances ou de celles des autres, souvent d’un enchevêtrement de responsabilités, d’ombres et de lumières. Mais nous pouvons faire nôtre l’espérance de nombreux témoins.

 

 2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

    Ce sont les saints qui font l’histoire.

 2 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe Chrismale, en la Basilique Saint Pierre

     En cette heure sombre de l’histoire, il a plu à Dieu de nous envoyer répandre le parfum du Christ là où règne l’odeur de la mort.    

 

2 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe In Cena Domini, célébrée à Saint Jean de Latran

     La liturgie solennelle de ce soir nous fait entrer dans le Triduum de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur. Nous franchissons ce seuil, non comme spectateurs ou par inertie, mais parce que Jésus lui-même nous y implique spécialement : en qualité d’invités à la Cène où le pain et le vin deviennent pour nous Sacrement du salut. Nous participons à un banquet au cours duquel le Christ, « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1). Son amour se fait geste et nourriture pour tous, en révélant la justice de Dieu. Là même où le mal fait rage dans le monde, Jésus aime définitivement, pour toujours, de tout son être.

 

 

 

2 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe In Cena Domini, célébrée à Saint Jean de Latran

 Laver les pieds est un geste qui résume la révélation de Dieu, signe exemplaire du Verbe fait chair, sa mémoire incomparable. En s’appropriant la condition du serviteur, le Fils révèle la gloire du Père, bouleversant les critères mondains qui ternissent notre conscience.

 

 

2 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe In Cena Domini, célébrée à Saint Jean de Latran

     A l’instar de Pierre, qui résiste d’abord à l’initiative de Jésus, nous devons nous aussi « réapprendre sans cesse que la grandeur de Dieu diffère de notre conception de la grandeur, […] car nous désirons systématiquement un Dieu de succès et non de Passion » (Homélie de la Messe in coena Domini, 20 mars 2008). Ces paroles du Pape Benoît XVI reconnaissent lucidement que nous sommes toujours tentés de rechercher un Dieu qui “nous serve”, qui nous fasse gagner, qui soit utile comme l’argent et le pouvoir. Nous ne comprenons pas, en revanche, que Dieu nous sert vraiment, certes, mais par le geste gratuit et humble du lavement des pieds : voilà la toute-puissance de Dieu. C’est ainsi que s’accomplit la volonté de consacrer sa vie à celui qui, sans ce don, ne peut exister. Le Seigneur s’agenouille pour laver l’homme, par amour pour lui. Et le don divin nous transforme.

     Par son geste, en effet, Jésus purifie non seulement notre image de Dieu des idolâtries et des blasphèmes qui l’ont souillée, mais il purifie notre image de l’homme qui se croit puissant quand il domine, qui veut vaincre en tuant ceux qui lui sont égaux, qui se croit grand quand il est craint. Vrai Dieu et vrai homme, le Christ nous donne au contraire un exemple de dévouement, de service et d’amour. Nous avons besoin de son exemple pour apprendre à aimer, non pas parce que nous en sommes incapables mais pour nous éduquer nous-mêmes, les uns les autres, à l’amour véritable. Apprendre à agir comme Jésus, Signe que Dieu inscrit dans l’histoire du monde, est la tâche de toute une vie.

     Il est le critère authentique, le « Maître et Seigneur » (Jn 13, 13) qui fait tomber tous les masques du divin et de l’humain. Il ne donne pas cet exemple quand tout le monde est heureux et l’aime, mais durant la nuit où il était trahi, dans l’obscurité de l’incompréhension et de la violence, afin qu’il soit bien clair que le Seigneur ne nous aime pas parce que nous sommes bons et purs. Il nous aime, et c’est pourquoi Il nous pardonne et nous purifie. Le Seigneur nous aime pas à condition de nous faire laver par sa miséricorde : il nous aime, et c’est pourquoi il nous lave, afin que nous puissions répondre à son amour.

     Apprenons de Jésus ce service réciproque.

 

2 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe In Cena Domini, célébrée à Saint Jean de Latran

     En lavant notre chair, Jésus purifie notre âme. En Lui, Dieu a donné un exemple non de la manière dont on domine, mais de celle dont on libère ; de la manière de donner sa vie, non celle de la détruire.

4 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe de la Nuit de Pâques

     Cette veillée, est une veillée lumineuse, la plus ancienne de la tradition chrétienne appelée “mère de toutes les veillées”. Nous revivons en elle le mémorial de la victoire du Seigneur de la vie sur la mort et les enfers. Nous le faisons après avoir parcouru, ces derniers jours, comme dans une unique grande célébration, les mystères de la Passion du Dieu fait pour nous « homme de douleur » (Is 53, 3), « méprisé, abandonné des hommes » (ibid.), torturé et crucifié.

     Y a-t-il une charité plus grande ? Une gratuité plus totale ? Le Ressuscité est le Créateur même de l’univers qui, comme aux origines de l’histoire, nous a donné l’existence à partir de rien ; de même, sur la croix, pour nous montrer son amour sans limites, il nous a donné la vie.

 

4 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe de la Nuit de Pâques

     Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre (cf. Gn 1, 1), tirant le cosmos du chaos, l’harmonie du désordre, et en confiant, à nous qui sommes faits à son image et à sa ressemblance, la tâche d’en être les gardiens. Et même lorsque, par le péché, l’homme n’a pas répondu à ce projet, le Seigneur ne l’a pas abandonné mais lui a révélé, de manière encore plus surprenante, dans le pardon, son visage miséricordieux.

 

4 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe de la Nuit de Pâques

     Le “saint mystère de cette nuit” plonge donc ses racines là où s’est consommé le premier échec de l’humanité, et il s’étend à travers les siècles comme un chemin de réconciliation et de grâce.

 

4 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe de la Nuit de Pâques

     À tous les moments de l’histoire du salut, nous avons vu comment Dieu répond à la dureté du péché qui divise et tue, par la puissance de l’amour qui unit et redonne la vie.

 

4 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe de la Nuit de Pâques

    Le matin de Pâques, les femmes, surmontant leur peine et leur peur, se sont mises en route. Elles voulaient se rendre au tombeau de Jésus. Elles s’attendaient à le trouver scellé avec une grande pierre à l’entrée et des soldats montant la garde. Voilà ce qu’est le péché : une barrière très lourde qui nous enferme et nous sépare de Dieu, et cherche à faire mourir en nous ses paroles d’espérance. Marie de Magdala et l’autre Marie, cependant, ne se sont pas laissées intimider. Elles se sont rendues au sépulcre et, grâce à leur foi et à leur amour, elles ont été les premiers témoins de la résurrection. Dans le tremblement de terre et dans l’ange assis sur le rocher renversé, elles ont vu la puissance de l’amour de Dieu, plus fort que n’importe quelle force du mal, capable de “dissiper la haine” et de “soumettre toute puissance”. L’homme peut tuer le corps, mais la vie du Dieu d’amour est une vie éternelle, qui va au-delà de la mort et qu’aucun tombeau ne peut emprisonner. Ainsi, le Crucifié règne-t-il depuis la croix. L’ange s’est assis sur la pierre et Jésus s’est présenté à elles, vivant, en disant : « Je vous salue ! » (Mt 28, 9).

 

4 avril 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe de la Nuit de Pâques

     De nos jours encore, des tombeaux sont à ouvrir, et les pierres qui les scellent sont souvent si lourdes et si bien surveillées qu’elles semblent inamovibles. Certaines oppriment le cœur de l’homme, comme la méfiance, la peur, l’égoïsme, la rancœur. D’autres, conséquence de ces dernières, brisent les liens entre nous, comme la guerre, l’injustice, la fermeture entre les peuples et les nations. Ne nous laissons pas paralyser par elles ! Au fil des siècles, nombre d’hommes et de femmes, avec l’aide de Dieu, les ont fait rouler, parfois au prix de grands efforts, parfois au prix de leur vie, mais avec de bons fruits dont nous bénéficions encore aujourd’hui. Ils ne sont pas des figures inaccessibles mais des personnes comme nous qui, fortifiées par la grâce du Ressuscité, dans la charité et la vérité, ont eu le courage de parler, comme le dit l’apôtre Pierre, « avec les paroles de Dieu » (1 P 4, 11) et d’agir « avec la force que Dieu leur a donnée, afin que Dieu soit glorifié en tout » (ibid.).

 

 

4 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe du Jour de Pâques, célébrée Place Saint-Pierre

     La création tout entière resplendit aujourd’hui d’une lumière nouvelle, un chant de louange s’élève de la terre, notre cœur exulte de joie : le Christ est ressuscité d’entre les morts et, avec Lui, nous ressuscitons nous aussi à une vie nouvelle !

 

4 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe du Jour de Pâques, célébrée Place Saint-Pierre

     Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés. Elle nous ouvre à l’espérance qui ne faiblit pas, à la lumière qui ne se couche pas, à cette plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !

    C’est un message qui n’est pas toujours facile à accueillir, une promesse que nous avons du mal à accepter, car le pouvoir de la mort nous menace sans cesse, à l’intérieur comme à l’extérieur.

 

4 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe du Jour de Pâques, célébrée Place Saint-Pierre

     Au plus profond de nous-mêmes, lorsque le boulet de nos péchés nous empêche de prendre notre envol, lorsque les déceptions ou la solitude que nous vivons assèchent nos espérances, lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie.

 

 

4 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe du Jour de Pâques, célébrée Place Saint-Pierre

   Aussi en dehors de nous, la mort est toujours à l’affût. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.

 

4 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe du Jour de Pâques, célébrée Place Saint-Pierre

     Dans cette réalité, la Pâques du Seigneur nous invite à lever les yeux et à ouvrir notre cœur.

 

4 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe du Jour de Pâques, célébrée Place Saint-Pierre

     Le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités.

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

     Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine. Une victoire au prix très élevé : le Christ, le Fils du Dieu vivant (cf. Mt 16,16), a dû mourir, et mourir sur une croix, après avoir subi une injuste condamnation, avoir été moqué et torturé, et avoir versé tout son sang. En tant que véritable Agneau immolé, il a pris sur lui le péché du monde (cf. Jn 1,29 ; 1 P 1,18-19) et nous a ainsi tous libérés, avec la création, de la domination du mal.

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

     Mais comment Jésus a-t-il vaincu ? Quelle est la force avec laquelle il a vaincu une fois pour toutes l’ancien Adversaire, le Prince de ce monde (cf. Jn 12, 31) ? Quelle est la puissance avec laquelle Il est ressuscité d’entre les morts, non pas pour revenir à la vie d’avant, mais pour entrer dans la vie éternelle et ouvrir ainsi, dans sa propre chair, le passage de ce monde vers le Père ?

     Cette force, cette puissance, c’est Dieu lui-même, Amour qui crée et donne la vie, Amour fidèle jusqu’à la fin, Amour qui pardonne et rachète.

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

     La force par laquelle le Christ est ressuscité est totalement non violente. Elle est semblable à celle d’un grain de blé qui, décomposé dans la terre, grandit, se fraye un chemin entre les sillons, germe et devient un épi doré. Elle est plus semblable encore à celle d’un cœur humain qui, blessé par une offense, repousse l’instinct de vengeance et, rempli de pitié, prie pour celui qui l’a offensé.

     Frères et sœurs, telle est la véritable force qui apporte la paix à l’humanité, puisqu’elle produit des relations respectueuses à tous les niveaux : entre les personnes, les familles, les groupes sociaux, les nations. Elle ne vise pas un intérêt particulier, mais le bien commun ; elle ne veut pas imposer son propre projet, mais contribuer à l’élaborer et à le réaliser avec les autres.

 

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

     Oui, la résurrection du Christ est le commencement de l’humanité nouvelle. Elle marque l’entrée dans la véritable terre promise où règnent la justice, la liberté et la paix, où tous se reconnaissent comme frères et sœurs, enfants du même Père qui est Amour, Vie et Lumière.

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

     Par sa résurrection, le Seigneur nous confronte avec encore plus d’intensité au drame de notre liberté. Devant le tombeau vide, nous pouvons nous remplir d’espérance et d’émerveillement, comme les disciples, ou de peur comme les gardes et les pharisiens, contraints de recourir au mensonge et à la ruse pour ne pas reconnaître que celui qui avait été condamné est vraiment ressuscité (cf. Mt 28, 11-15) !

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

     À la lumière de Pâques, laissons-nous émerveiller par le Christ ! Laissons son immense amour changer notre cœur ! Que ceux qui ont des armes en main les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !

 

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

      La croix du Christ nous rappelle sans cesse la souffrance et la douleur qui environnent la mort, ainsi que l’angoisse qu’elle engendre. Nous avons tous peur de la mort et, par crainte, nous détournons le regard, préférant ne pas voir. Nous ne pouvons pas continuer à rester indifférents ! Et nous ne pouvons pas nous résigner au mal ! Saint Augustin enseigne : « Si tu as peur de la mort, aime la résurrection ! » (Sermo 124, 4). Aimons, nous aussi, la résurrection qui nous rappelle que le mal n’a pas le dernier mot, car il a été vaincu par le Ressuscité.

 

5 avril 2026 – Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV en la Solennité de Pâques. Depuis la Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre

     La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur !

8 avril 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     La sainteté, selon la Constitution conciliaire, n’est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais un don qui engage chaque baptisé à tendre vers la perfection de la charité, c’est-à-dire vers la plénitude de l’amour envers Dieu et envers son prochain.

8 avril 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     La charité est le cœur de la sainteté à laquelle tous les croyants sont appelés : infusée par le Père, à travers son Fils Jésus, cette vertu « oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin » (LG, 42).

 

8 avril 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Le plus haut degré de sainteté, comme aux origines de l’Église, est le martyre, « témoignage suprême de la foi et de la charité » (LG, 50) : c’est pourquoi le texte conciliaire enseigne que tout croyant doit être prêt à confesser le Christ jusqu’à verser son sang (cf. LG, 42), comme cela s’est toujours produit et se produit encore aujourd’hui. Cette disponibilité au témoignage se manifeste chaque fois que les chrétiens laissent dans la société des signes de foi et d’amour, en s’engageant pour la justice.

 8 avril 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

    Tous les sacrements, de façon éminente l’Eucharistie, sont une nourriture qui font croitre une vie sainte, assimilant chaque personne au Christ, modèle et mesure de la sainteté.

 

 8 avril 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     La triste réalité du péché dans l'Église, c'est-à-dire en chacun de nous, invite chacun de nous à entreprendre un changement de vie sérieux, en nous confiant au Seigneur, qui nous renouvelle dans la charité.

 

8 avril 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Nous savons qu’il n’est aucune expérience humaine que Dieu ne rachète : même la souffrance, vécue en union avec la Passion du Seigneur, devient un chemin vers la sainteté. La grâce qui convertit et transforme la vie nous fortifie ainsi dans chaque épreuve, nous indiquant pour but non pas un idéal lointain, mais la rencontre avec Dieu, qui s’est fait homme par amour. Que la Vierge Marie, Mère toute sainte du Verbe incarné, soutienne et protège toujours notre chemin.

 

8 avril 2026 - Message du Saint-Père pour la IVe "Fiesta de la Resurrección". Publié sur le site du Vatican, le 11 avril

     Il faut des jeunes qui n’aient pas honte de l’Évangile, des communautés qui rayonnent d’espérance, des témoins capables de rendre le Seigneur présent dans chaque milieu, des vies enflammées qui rendent visible la beauté de la foi.

 

8 avril 2026 - Message du Saint-Père pour la IVe "Fiesta de la Resurrección". Publié sur le site du Vatican, le 11 avril

     L’évangélisation ne naît pas, avant tout, de stratégies, mais de cœurs transformés par le Seigneur ressuscité.


8 avril 2026 - Message du Saint-Père pour la IVe "Fiesta de la Resurrección". Publié sur le site du Vatican, le 11 avril

     Comme je voudrais qu’il y ait la fête dans le monde entier ! Comme je voudrais que partout la joie pascale trouve des voix, des visages et des chants ! Mais plus encore : comme je voudrais que l’existence même des chrétiens devienne un concert, une grande harmonie de foi, d’unité, de communion et de charité, capable d’annoncer au monde que le Christ vit !

 

8 avril 2026 - Message du Saint-Père pour la IVe "Fiesta de la Resurrección". Publié sur le site du Vatican, le 11 avril

     Que le feu du cierge pascal sorte de vos églises. Qu’il consume toute tiédeur intérieure, toute résignation, toute médiocrité spirituelle. Qu’il pénètre là où la foi s’est affaiblie, là où l’enthousiasme apostolique s’est éteint, là où le christianisme risque de devenir une habitude sans ferveur. Et que s’enflamment les cœurs de ceux qui ont rencontré le Ressuscité (cf. Lc 24, 32). Le Christ est vivant et, pour cette raison, rien en nous n’est condamné à l’obscurité du péché.

 

8 avril 2026 - Message du Saint-Père pour la IVe "Fiesta de la Resurrección". Publié sur le site du Vatican, le 11 avril

     Chers amis, l’Église attend beaucoup de vous. Elle attend votre joie, mais aussi votre profondeur spirituelle ; votre générosité, votre foi et votre courage pour vivre en véritables disciples du Seigneur. Laissez-vous toucher par Pâques. Appuyez-vous sur l’exemple de vos martyrs et honorez leur mémoire en faisant de vos vies et de vos actions le fruit de la semence féconde que leur sang a semée. Faites de votre existence un chant nouveau, qui renouvelle l’Église et apporte au monde la lumière du Ressuscité !Levez les yeux : contemplez le Christ et suivez-le jusqu’à la sainteté !

 

12 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale du Regina Caeli

     Notre rencontre avec Jésus ressuscité. Où le trouver ? Comment le reconnaître ? Comment croire ? Saint Jean, qui raconte l’événement, nous donne des indications précises : Thomas rencontre Jésus le huitième jour, au sein de la communauté réunie, et le reconnaît aux signes de son sacrifice. De cette expérience jaillit sa profession de foi, la plus haute de tout le quatrième Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (v. 28).

 

12 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale du Regina Caeli

     Il n’est pas toujours facile de croire. Cela n’a pas été facile pour Thomas, et ce n’est pas facile pour nous non plus. La foi a besoin d’être nourrie et soutenue.

 

12 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale du Regina Caeli

     Le “huitième jour”, c’est-à-dire chaque dimanche, l’Église nous invite à faire comme les premiers disciples : à nous réunir et à célébrer ensemble l’Eucharistie. En elle, nous écoutons les paroles de Jésus, nous prions, nous professons notre foi, nous partageons les dons de Dieu dans la charité, nous offrons notre vie en union avec le Sacrifice du Christ, nous nous nourrissons de son Corps et de son Sang, pour être à notre tour témoins de sa Résurrection, comme l’indique le terme “Messe”, c’est-à-dire “envoi”, “mission” (cf. Catéchisme de l’Église catholique, 1332).

 

 

12 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale du Regina Caeli

     L’Eucharistie dominicale est indispensable à la vie chrétienne.

 

12 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale du Regina Caeli

     Les martyrs d’Abitène, qui nous ont laissé à ce sujet un très beau témoignage. Face à l’offre de sauver leur vie à condition de renoncer à célébrer l’Eucharistie, ils ont répondu qu’ils ne pouvaient pas vivre sans célébrer le jour du Seigneur. C’est là que notre foi se nourrit et grandit.

12 avril 2026 - Message du Pape Léon XIV au Cad Battista RE, Doyen du Collège des Cardinaux, à l’occasion du 1er anniversaire de la mort du Pape François. Publié sur le site du Vatican le 21 avril 2026

     La mort n’est pas un mur, mais une porte qui s’ouvre en grand sur la Miséricorde.

12 avril Message du Saint-Père, signé par le Cardinal Secrétaire d'État Pietro Parolin, à l'occasion de la 102e « Journée de l'Université Catholique ». Sur le site du Vatican, le 19 avril

     L’acte de connaître est le fruit d’un désir et d’un élan bien précis de l’âme humaine, avant même d’être le résultat d’une application de l’intelligence. Il est fondamental de garder ce principe à l’esprit, tant pour promouvoir une formation qui ne génère pas de court-circuits ni d’utilisations instrumentales et idéologiques de la connaissance, que pour garantir un savoir qui, en reconnaissant le vrai et le bien présents dans la réalité des choses, sache se traduire également en une sagesse de vie.

 

12 avril Message du Saint-Père, signé par le Cardinal Secrétaire d'État Pietro Parolin, à l'occasion de la 102e « Journée de l'Université Catholique ». Sur le site du Vatican, le 19 avril

     Le savoir qui n’est pas orienté vers la rencontre et la justice est à l’origine de nombreux maux, comme en témoigne l’histoire tourmentée dans laquelle nous sommes plongés

13 avril 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux journalistes, lors du vol de Rome vers Alger

     Saint Augustin offre en outre un pont très important dans le dialogue interreligieux. Il est très aimé dans son pays, comme nous le verrons. L’occasion de visiter les lieux de la vie de saint Augustin, où il était évêque dans la ville d’Hippone – Annaba aujourd’hui –, est donc véritablement une bénédiction pour moi personnellement, mais je crois aussi pour l’Église et pour le monde, car nous devons toujours chercher des ponts pour construire la paix et la réconciliation. Ce voyage représente donc vraiment une occasion précieuse de poursuivre, d’une seule voix et avec le même message, ce que nous voulons faire : promouvoir la paix, la réconciliation, le respect et la considération pour tous les peuples.

 

13 avril 2026 – Visite du Pape Léon XIV au Mémorial des martyrs Maqam Echahid. Algérie

     Rappelons-nous que Dieu souhaite la paix pour toutes les nations : une paix qui ne soit pas seulement une absence de conflit, mais l’expression de la justice et de la dignité. Et cette paix, qui permet d’envisager l’avenir avec un esprit réconcilié, n’est possible que par le pardon. La véritable lutte pour la libération ne sera définitivement gagnée que lorsque la paix des cœurs aura enfin été conquise. Je sais combien il est difficile de pardonner. Cependant, alors que les conflits continuent de se multiplier partout dans le monde, on ne peut pas ajouter du ressentiment au ressentiment, de génération en génération.

     L’avenir appartient aux hommes et aux femmes de paix. En fin de compte, la justice triomphera toujours de l’injustice, tout comme la violence, n’aura jamais le dernier mot contrairement aux apparences.

 

 

13 avril 2026 – Visite du Pape Léon XIV au Mémorial des martyrs Maqam Echahid. Algérie

       À ceux qui recherchent des richesses éphémères, trompeuses et décevantes, qui finissent malheureusement souvent par corrompre le cœur humain et créer l’envie, la rivalité et les conflits, Jésus répète encore la question qu’il a posée il y a deux mille ans : « Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? » (Mt 16, 26). C’est une question fondamentale pour chacun à laquelle les défunts que nous honorons ici ont donné leur réponse : ils ont perdu la vie, mais dans un autre sens, en la donnant par amour pour leur peuple. La vraie liberté ne s’hérite pas seulement, elle se choisit chaque jour.

13 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au Corps Diplomatique, la Société Civile au Centre des Congrès de Djamaa el Djazair, à Alger

     La véritable force d’un pays réside dans la coopération de tout le monde à la réalisation du bien commun.

 

13 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au Corps Diplomatique, la Société Civile au Centre des Congrès de Djamaa el Djazair, à Alger

     Les Autorités sont appelées non pas à dominer, mais à servir le peuple et son développement. Le critère de l’action politique réside donc dans la justice, sans laquelle il n’y a pas de paix authentique, et s’exprime par la promotion de conditions équitables et dignes pour tous.

 

 

 13 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au Corps Diplomatique, la Société Civile au Centre des Congrès de Djamaa el Djazair, à Alger

    Celui qui garde son cœur libre et éveille sa conscience peut puiser dans les grandes traditions spirituelles et religieuses de nouvelles visions de la réalité et des motivations inébranlables d’engagement.

 

 

13 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au Corps Diplomatique, la Société Civile au Centre des Congrès de Djamaa el Djazair, à Alger

      Il faut éduquer au sens critique et à la liberté,

13 avril 2026 – Discours improvisé du Pape Léon XIV à la Grande Mosquée D'Alger

     Saint Augustin, a tant voulu enseigner au monde, surtout la recherche de la vérité, la recherche de Dieu, en reconnaissant la dignité de chaque être humain et l’importance de construire la paix.

13 avril 2026 – Discours improvisé du Pape Léon XIV à la Grande Mosquée D'Alger

     Chercher Dieu, c’est aussi reconnaître l’image de Dieu dans chaque créature, dans les enfants de Dieu, dans chaque homme et chaque femme créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Pour nous, cela signifie qu’il est très important d’apprendre à vivre ensemble dans le respect de la dignité de chaque personne humaine.

13 avril 2026 – Discours improvisé du Pape Léon XIV à la Grande Mosquée D'Alger

     Que nous puissions découvrir combien est grande la création, combien est grand ce que Dieu nous a laissé dans toute la création et surtout dans l’être humain !

13 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec la communauté algérienne -  Basilique Notre-Dame d'Afrique (Alger)
     Les 19  [dix-neuf] religieux et religieuses martyrs d’Algérie : leur sang est une semence vivante qui ne cessera jamais de porter du fruit.

 

13 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec la communauté algérienne -  Basilique Notre-Dame d'Afrique (Alger)
     La prière unit et humanise, elle fortifie et purifie le cœur,

 

13 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec la communauté algérienne -  Basilique Notre-Dame d'Afrique (Alger)
     On ne survit pas seul dans le désert. Les rigueurs de la nature remettent à leur juste mesure toute prétention d’autosuffisance, et rappellent à chacun que nous avons besoin les uns des autres, et que nous avons besoin de Dieu. C’est la reconnaissance de cette fragilité qui ouvre le cœur au soutien mutuel et à l’invocation de Celui qui peut donner ce qu’aucun pouvoir humain n’est en mesure de garantir : la réconciliation profonde des cœurs et, avec elle, la paix véritable.

 

14 avril 2026 – Lettre du Pape Léon XIV aux Cardinaux

     L’Église appelle chaque baptisé à renouveler la rencontre avec le Christ, en passant d’une foi simplement reçue à une foi réellement vécue et exercée ; sur ce chemin est évoquée également la qualité même de la vie spirituelle, dans le primat de la prière, dans le témoignage qui précède les paroles et dans la cohérence entre foi et vie.

 

 

14 avril 2026 – Lettre du Pape Léon XIV aux Cardinaux

     La fin de la mission n’est pas sa propre survie, mais la communication de l’amour par lequel Dieu aime le monde.

 

14 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa Visite à  MA MAISON, des Petites Sœurs des Pauvres, à Annaba, en Algérie

     Il me vient spontanément de louer Dieu et de le remercier. Comme l’a fait Jésus ce jour-là, où il s’est réjoui dans l’Esprit Saint et a dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » (Lc 10, 21).

  

14 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa Visite à  MA MAISON, des Petites Sœurs des Pauvres, à Annaba, en Algérie

      Je pense que le Seigneur, depuis le Ciel, en voyant une maison comme celle-ci, où l’on s’efforce de vivre ensemble dans la fraternité, peut se dire : alors, il y a de l’espérance ! Oui, car le cœur de Dieu est déchiré par les guerres, les violences, les injustices et les mensonges. Mais le cœur de notre Père n’est pas avec les méchants, avec les tyrans, avec les orgueilleux : le cœur de Dieu est avec les petits, avec les humbles, et il fait avancer avec eux son Royaume d’amour et de paix, jour après jour. Comme vous essayez de le faire ici dans le service quotidien, dans l’amitié, dans la vie commune.

 

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     Les saints restent nos patrons et sont les témoins fidèles d’un lien avec la terre, qui vient du ciel.

 

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     La foi triomphe des épreuves terrestres et la grâce du Seigneur fait fleurir le désert.

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     Les paroles du Christ ont toute la force d’un devoir : vous devez renaître d’en haut ! Cet impératif résonne à nos oreilles comme un commandement impossible. Nous comprenons cependant, en écoutant attentivement Celui qui le donne, qu’il ne s’agit ni d’une imposition sévère, ni d’une contrainte, et encore moins d’une condamnation à l’échec. Au contraire, le devoir exprimé par Jésus est un don de liberté puisqu’il nous révèle une possibilité inespérée : renaître d’en haut, grâce à Dieu. Il nous faut donc le faire, selon sa volonté aimante qui désire renouveler l’humanité en l’appelant à une communion de vie partant de la foi. Alors que le Christ nous demande de renouveler complètement notre existence, Il nous donne aussi la force de le faire. Saint Augustin en témoigne, lui qui prie ainsi : « Donne, ô Seigneur, ce que tu commandes, et commande ce que tu veux » (Confessions, X, 29, 40).

 

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     Alors, lorsque nous nous demandons comment un avenir de justice et de paix, de concorde et de salut est possible, nous posons à Dieu la même question que Nicodème : notre histoire peut-elle vraiment changer ? Nous sommes tellement encombrés de problèmes, d’embûches et de tribulations ! Notre vie peut-elle vraiment recommencer complètement ? Oui ! Cette affirmation du Seigneur, pleine d’amour, remplit nos cœurs d’espérance. Peu importe à quel point nous sommes accablés par la douleur ou le péché : le Crucifié porte tous ces fardeaux avec nous et pour nous. Peu importe à quel point nous sommes découragés par nos faiblesses : c’est précisément là que se manifeste la force de Dieu qui a ressuscité le Christ d’entre les morts pour donner la vie au monde (cf. Rm 8, 1). Chacun de nous peut faire l’expérience de la liberté de la vie nouvelle qui vient de la foi dans le Rédempteur. Une fois encore, saint Augustin nous en donne l’exemple : il faut voir d’abord sa conversion avant de le considérer pour sa sagesse. Dans cette renaissance, providentiellement accompagnée par les larmes de sa mère, sainte Monique, il est devenu lui-même en s’écriant : « Je ne serais pas, mon Dieu, je ne serais pas du tout, si tu n’étais pas en moi. Ou mieux, je ne serais pas, si je n’étais en toi » (Confessions, I, 2).

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     Une réforme qui, pour être vraie, commence par le cœur et qui, pour devenir efficace, concerne chacun.

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     L’Église naissante ne repose pas sur un contrat social mais sur une harmonie dans la foi, dans les sentiments, dans les idées, dans les choix de vie, harmonie qui a pour centre l’amour de Dieu fait homme pour sauver tous les peuples de la terre.

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     La foi en l’unique Dieu, Seigneur du ciel et de la terre, unit les hommes selon une justice parfaite qui invite chacun à la charité, c’est-à-dire à aimer chaque créature de l’amour que Dieu nous offre dans le Christ.

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

    « Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et tous jouissaient d’une grande faveur » (v. 33). La charité qui les anime, avant d’être un engagement moral, est un signe de salut.

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     Les Apôtres proclament que notre vie peut changer parce que le Christ est ressuscité d’entre les morts.

 

14 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

 

     La première tâche des pasteurs, ministres de l’Évangile, est donc de rendre témoignage à Dieu d’un seul cœur et d’une seule âme devant le monde, sans que les préoccupations ne nous corrompent par la peur, ni que les modes ne nous affaiblissent par le compromis.

14 avril 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la Messe célébrée en la Basilique Saint Augustin d’Annaba, en Algérie

     Dieu est Amour, il est le Père de tous les hommes et de toutes les femmes. Tournons-nous vers Lui avec humilité, reconnaissons que la situation actuelle du monde, comme une spirale négative, provient, au fond, de notre orgueil.

     Nous avons besoin de Lui, de sa miséricorde. Seulement en Lui le cœur humain trouve la paix.

15 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les Autorités, le Corps Diplomatique, au Palais présidentiel de Yaoundé, au Cameroun

    Nous vivons une époque où la résignation se répand et où un sentiment d’impuissance tend à paralyser le renouveau que les peuples ressentent profondément.

 

15 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les Autorités, le Corps Diplomatique, au Palais présidentiel de Yaoundé, au Cameroun

     Servir son pays c’est se consacrer, avec un esprit lucide et une conscience intègre, au bien commun de tout le peuple : de la majorité, des minorités, dans leur harmonie réciproque.

 

15 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les Autorités, le Corps Diplomatique, au Palais présidentiel de Yaoundé, au Cameroun

     …  La paix, en effet, ne se décrète pas : elle s’accueille et se vit. Elle est un don de Dieu qui se développe à travers un travail patient et collectif. Elle est de la responsabilité de tous, en premier lieu celle des Autorités civiles.

 

15 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les Autorités, le Corps Diplomatique, au Palais présidentiel de Yaoundé, au Cameroun

      Il faut libérer le cœur de cette soif de gain qui est une idolâtrie. Le véritable gain c’est le développement humain intégral, c’est-à-dire la croissance équilibrée de tous les aspects qui font de la vie sur cette terre une bénédiction.

 

 15 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les Autorités, le Corps Diplomatique, au Palais présidentiel de Yaoundé, au Cameroun

    Les jeunes représentent l’espérance du pays et de l’Église. Leur énergie et leur créativité sont des richesses inestimables. Bien sûr, lorsque le chômage et l’exclusion persistent, la frustration peut engendrer de la violence. Investir dans l’éducation, dans la formation et dans l’esprit d’entreprise des jeunes est donc un choix stratégique pour la paix.   

     C’est le seul moyen d’endiguer l’hémorragie de talents merveilleux vers d’autres régions de la planète. C’est aussi le seul moyen de lutter contre les fléaux de la drogue, de la prostitution et de la torpeur qui dévastent trop de jeunes vies, de manière toujours plus dramatique.

15 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa visite à l’orphelinat Ngul Zamba, à Yaoundé, au Cameroun

     Dans la grande famille de Dieu, personne n’est jamais un étranger ou un oublié, aussi petit qu’il soit.

15 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa visite à l’orphelinat Ngul Zamba, à Yaoundé, au Cameroun

     Je confie chacun de vous à la protection de la Vierge Marie, notre Mère. Qu’elle veille toujours sur vous. Qu’elle vous console dans les moments de tristesse et qu’elle vous aide à grandir comme de vrais amis de son Fils Jésus.

16 avril 2026 – Discours du Pape lors de la Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda, au Cameroun

     Jésus nous a dit :  Heureux les artisans de paix !  Malheur, en revanche, à ceux qui détournent les religions et le nom même de Dieu à leurs propres fins, militaires, économiques ou politiques, entraînant ce qui est saint dans ce qu’il y a de plus sordide et de plus sombre.

 

16 avril 2026 – Discours du Pape lors de la Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda, au Cameroun

     Soyez l’huile qui se répand sur les blessures de vos frères et sœurs.

 

16 avril 2026 – Discours du Pape lors de la Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda, au Cameroun

     Les seigneurs de la guerre font semblant de l'ignorer, mais il suffit d'un instant pour détruire, alors qu'une vie entière ne suffit souvent pas pour reconstruire. Ils font semblant de fermer les yeux sur le fait qu'il faut des milliards de dollars pour tuer et dévaster, mais qu'on ne trouve pas les ressources nécessaires pour soigner, éduquer et relever. Ceux qui dépouillent votre terre de ses ressources investissent généralement une grande partie des profits dans les armes, dans une spirale de déstabilisation et de mort sans fin. C’est un monde à l’envers, une perversion de la création de Dieu que toute conscience honnête doit dénoncer et rejeter, en choisissant ce revirement à 180 degrés – la conversion – qui conduit dans la direction opposée, sur la voie durable et riche de la fraternité humaine. Le monde est détruit par quelques dominateurs et maintenu sur pied par une myriade de frères et sœurs solidaires ! Ils sont de la descendance d'Abraham, innombrables comme les étoiles du ciel et les grains de sable sur la plage de la mer. Regardons-nous dans les yeux : nous sommes déjà ce peuple immense ! La paix n’est pas à inventer : elle est à accueillir, en accueillant le prochain comme notre frère et comme notre sœur. Personne ne choisit ses frères et sœurs : nous devons simplement nous accueillir les uns les autres ! Nous formons une seule famille et habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les cultures anciennes ont pris soin pendant des millénaires.

16 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à l’Aéroport international de Bamenda, au Cameroun
     Les manifestations festives qui accompagnent vos liturgies et la joie qui jaillit de la prière que vous élevez vers Dieu sont le signe de votre abandon confiant en Dieu Lui, de votre espérance inébranlable en Lui, de votre attachement, par toutes vos forces, à l’amour de Dieu du Père qui se fait proche et regarde avec compassion les souffrances de ses enfants.

 

 

16 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à l’Aéroport international de Bamenda, au Cameroun
     Le courage des Apôtres se transforme en conscience critique, en prophétie, en dénonciation du mal, et c’est là le premier pas pour changer les choses. Obéir à Dieu, en effet, n’est pas un acte de soumission qui nous opprime ou nous prive de notre liberté ; au contraire, l’obéissance à Dieu nous rend libres, car elle signifie Lui confier notre vie et laisser sa Parole inspirer notre façon de penser et d’agir. Ainsi, comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, rapportant la dernière partie du dialogue entre Jésus et Nicodème : « Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous » (Jn 3, 31). Celui qui obéit à Dieu avant d’obéir aux hommes ou à la pensée humaine et terrestre retrouve sa liberté intérieure, parvient à découvrir la valeur du bien et à ne pas se résigner au mal, redécouvre le chemin de la vie, devient artisan de paix et de fraternité.

     Frères et sœurs, la consolation des cœurs brisés et l’espoir d’un changement de société sont possibles si nous nous en remettons à Dieu et à sa Parole. Nous devons cependant toujours garder dans notre cœur l’appel de l’apôtre Pierre et le remémorer : obéir à Dieu, et non aux hommes. Lui obéir parce que Lui seul est Dieu. Et cela nous invite à promouvoir l’inculturation de l’Évangile et à veiller attentivement, y compris sur notre propre religiosité, afin de ne pas tomber dans le piège de suivre ces courants qui mélangent de manière confuse la foi catholique avec d’autres croyances et traditions de type ésotérique ou gnostique qui, en réalité, ont souvent des finalités politiques et économiques. Seul Dieu libère, seule sa Parole ouvre des chemins de liberté, seul son Esprit fait de nous des personnes nouvelles capables de changer ce pays.

 

17 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe à Douala, au Cameroun

     Le témoignage de l’apôtre Jean nous parle d’une grande foule (cf. vv. 2-5) ; comme nous le sommes ici maintenant. Pour toutes ces personnes, cependant, il y a très peu de nourriture : seulement « cinq pains d’orge et deux poissons » (v. 9). En observant cette disproportion, Jésus nous demande aujourd’hui, comme il demanda à ses disciples : comment allez-vous résoudre ce problème ? Voyez cette foule affamée, accablée par la fatigue. Qu’allez-vous faire ?

     Cette question est adressée à chacun d’entre nous. Elle est adressée aux pères et aux mères qui veillent sur leur famille.

 

17 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe à Douala, au Cameroun

    Nous ne sommes pas Dieu : mais, justement, où Dieu est-il face à la faim des peuples ?

    En attendant nos réponses, Jésus donne la sienne : « Il prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient » (v. 11). Un grave problème est résolu par la bénédiction du peu de nourriture disponible, et son partage avec ceux qui ont faim.

 

17 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe à Douala, au Cameroun

     À la nourriture qui nourrit le corps, il faut joindre en effet, avec la même charité, la nourriture de l’âme qui nourrit notre conscience, nous soutient dans les heures sombres de la peur, dans les ténèbres de la souffrance. Cette nourriture, c’est le Christ qui sans cesse nourrit son Église en abondance et nous fortifie en chemin par son Corps.

 

17 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe à Douala, au Cameroun

     Etre témoins du Christ, en imitant ses gestes d’amour, comporte souvent des difficultés et des obstacles, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous-mêmes où l’orgueil peut corrompre le cœur. C’est alors qu’il nous faut répéter avec le psalmiste : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? » (Ps 27, 1). Même si parfois nous hésitons, Dieu nous encourage toujours : « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur » (v. 14).

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     La lumière de la foi est une lumière incarnée, qui procède de la vie lumineuse de Jésus.

 

 

 

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     Aujourd’hui, nous avons un besoin urgent de repenser la foi au sein des réalités culturelles et des défis actuels, afin d’en faire ressortir la beauté et la crédibilité dans les différents contextes, en particulier ceux qui sont le plus marqués par les injustices, les inégalités, les conflits, la dégradation matérielle et spirituelle.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     La grandeur d’une nation ne peut se mesurer uniquement en fonction de l’abondance de ses ressources naturelles, ou de la richesse matérielle de ses institutions.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     Aucune société ne peut prospérer si elle ne repose sur des consciences droites, éduquées à la vérité.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     La conscience humaine, comprise comme sanctuaire intérieur où les hommes et les femmes se découvrent interpellés par la voix de Dieu, est le terrain sur lequel il convient de poser les bases solides et durables de toute société. Former des consciences libres et saintement inquiètes est une condition pour que la foi chrétienne apparaisse comme une proposition pleinement humaine, capable de transformer la vie des individus et de la société, de susciter des changements prophétiques face aux drames et à la pauvreté de notre temps, et d’encourager une recherche de Dieu toujours plus profonde, jamais assouvie.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     C’est dans la conscience que s’élabore le discernement moral, grâce auquel est librement recherché ce qui est vrai et honnête. Lorsque la conscience prend soin d’être éclairée et droite, elle devient la source d’une action cohérente, orientée vers le bien, la justice et la paix.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     Dans les sociétés contemporaines, on observe une érosion des repères moraux qui guidaient autrefois la vie collective. Il en résulte que l’on a tendance aujourd’hui à approuver de manière superficielle certaines pratiques autrefois considérées comme inacceptables. Cette dynamique s’explique en partie par les changements sociaux, les contraintes économiques et les dynamiques politiques qui influencent les comportements individuels et collectifs.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     L’Université catholique a le devoir d’assumer une responsabilité de premier plan. Elle ne se limite pas à transmettre des connaissances spécialisées, mais forme des esprits capables de discerner et des cœurs disposés à l’amour et au service. Elle prépare surtout les futurs dirigeants, les fonctionnaires publics, les professionnels et autres acteurs sociaux de demain à accomplir avec droiture les missions qui leur seront confiées ; à exercer leurs responsabilités avec probité ; à inscrire leur action dans une éthique au service du bien commun.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     L’Afrique a besoin d’être libérée du fléau de la corruption.

 

17 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’Université Catholique d’Afrique centrale, à Yaoundé, au Cameroun

     En témoignant de la vérité, surtout face aux illusions de l’idéologie et des modes, créez un environnement où l’excellence académique s’allie naturellement à la droiture humaine.

 

18 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à l’Aéroport de Yaoundé-Ville, au Cameroun

     La foi ne nous épargne pas les tumultes et les tribulations, et il peut sembler à certains moments que la peur l’emporte. Mais nous savons que, même dans ces moments là, Jésus ne nous abandonne pas, comme pour les disciples sur la mer de Galilée.

 

 18 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à l’Aéroport de Yaoundé-Ville, au Cameroun

    Dans la tradition juive, les “eaux”, avec leur profondeur et leur mystère, évoquent souvent le monde des enfers, le chaos, le danger, la mort. Avec les ténèbres, elles évoquent les forces du mal que l’homme ne peut pas dominer seul. Mais en même temps, elles sont aussi perçues, dans le souvenir des prodiges de l’exode, comme un lieu de passage, un gué par lequel Dieu, avec puissance, libère son peuple de l’esclavage.

 


18 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à l’Aéroport de Yaoundé-Ville, au Cameroun

     Personne ne doit être laissé seul face aux épreuves de la vie.

 

18 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à l’Aéroport de Yaoundé-Ville, au Cameroun

      Dans une société fondée sur le respect de la dignité de la personne, la contribution de tout le monde est importante et a une valeur unique, indépendamment du statut ou de la position de chacun aux yeux du monde.

18 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au Corps Diplomatique et Autorités, à Luanda, en Angola.

     N’ayez pas peur de la dissidence, n’étouffez pas les visions des jeunes et les rêves des anciens, sachez gérer les conflits en les transformant en chemins de renouveau. Faites passer le bien commun avant celui de votre camp, sans jamais confondre votre camp avec le tout. L’histoire vous donnera alors raison, même si, dans l’immédiat, certains vous sont hostiles.

 

18 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au Corps Diplomatique et Autorités, à Luanda, en Angola     La joie sait tracer des trajectoires même dans les zones les plus sombres de l’immobilisme et de l’angoisse.

 

18 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au Corps Diplomatique et Autorités, à Luanda, en Angola     Examinons donc notre cœur, car sans joie il n’y a pas de renouveau ; sans intériorité il n’y a pas de libération ; sans rencontre il n’y a pas de politique ; sans l’autre il n’y a pas de justice.

 

18 avril 2026 - Message du Pape Léon XIV à l'occasion de la rencontre de la Toniolo Young Professional Association

     « In Illo uno unum » : c’est en Jésus-Christ que vous trouvez l’unité qui rend fécond tout travail

 

19 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Kilamba, en Angola.

     Quand on est plongé depuis longtemps dans une histoire marquée par la douleur, on court le risque des deux disciples d’Emmaüs : perdre l’espoir et rester paralysé par le découragement. En effet, ils marchent, mais ils sont encore figés sur les événements survenus trois jours plus tôt, lorsqu’ils ont vu Jésus mourir ; ils conversent entre eux, mais sans espérer une voie de sortie ; ils parlent encore de ce qui s’est passé, avec la peine de ceux qui ne savent pas comment recommencer, ni même si c’est possible.

    

19 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Kilamba, en Angola.

     Nous faisons l’expérience de la compagnie du Seigneur surtout dans notre relation avec Lui, dans la prière, dans l’écoute de sa Parole qui fait brûler nos cœurs comme celui des deux disciples, et surtout dans la célébration de l’Eucharistie. C’est ici que nous rencontrons Dieu. 

19 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Kilamba, en Angola.

     Restez fidèles à ce que l’Église enseigne, ayez confiance en vos pasteurs et gardez le regard fixé sur Jésus qui se révèle en particulier dans la Parole et dans l’Eucharistie. Dans les deux, nous faisons l’expérience que le Seigneur ressuscité marche à nos côtés et, unis à lui, nous aussi, nous vainquons les morts qui nous assiègent et nous vivons comme des ressuscités.

 

19 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Kilamba, en Angola.

     Il faut regarder vers l’avenir avec espérance et construire l’espérance de l’avenir. N’ayez pas peur de le faire ! Jésus Ressuscité, qui chemine avec vous et qui, pour vous, se donne comme le pain, vous encourage à être les témoins de sa résurrection et les acteurs d’une nouvelle humanité et d’une nouvelle société.

    

19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale du Regina Caeli, à Kilamba, en Angola

     Unissons-nous dans la prière à Marie Regina Caeli, Reine du Ciel, pour partager avec elle, notre Mère et compagne de chemin, la joie de la Résurrection.

     Par ce chant joyeux, nous ne voulons ni effacer ni étouffer le cri de ceux qui souffrent, mais plutôt l’embrasser et l’unir à nos voix, dans une harmonie nouvelle, afin que, même dans la douleur, la lumière de la foi reste vivante, et avec elle l’espérance d’un monde meilleur.

 

 

 

19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale du Regina Caeli, à Kilamba, en Angola

     Le Christ a vaincu la mort, et c’est avec cette certitude que chacun de nous, unis à Lui et en Lui comme un seul corps, nous nous engageons aujourd’hui et chaque jour à faire croître autour de nous les fruits de Pâques qui sont l’amour, la vraie justice et la paix, en dépassant tout obstacle et toute difficulté.

 

 

 

19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale du Regina Caeli, à Kilamba, en Angola

     Que la Mère de Jésus, Mère du Cœur, nous aide à ressentir toujours vivante et forte, près de nous, la présence de son Fils ressuscité.

19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière ru Chapelet au sanctuaire Marial de Mamã Muxima en Angola
   Réciter le Rosaire nous engage à aimer chaque personne avec un cœur maternel, de manière concrète et généreuse, et à nous dépenser pour le bien les uns des autres, en particulier celui des plus pauvres. Une mère aime tous ses enfants, bien qu’ils soient différents les uns des autres, de la même manière et de tout son cœur. Nous aussi, devant la Mère de notre cœur, nous voulons promettre de faire de même, en nous dévouant sans réserve pour que personne ne manque d’amour, et avec lui, du nécessaire pour vivre dignement et être heureux : pour que ceux qui ont faim aient de quoi se nourrir, pour que tous les malades puissent recevoir les soins nécessaires, pour que les enfants aient accès à une Instruction adéquate, pour que les personnes âgées puissent vivre sereinement leurs années de vieillesse. Une mère pense à toutes ces choses : Marie pense à toutes ces choses, et elle nous invite, nous aussi, à partager sa sollicitude.

 

 

19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière ru Chapelet au sanctuaire Marial de Mamã Muxima en Angola
     La Vierge Marie nous demande de nous laisser toucher par les sentiments de son cœur, afin d’être, comme elle, des artisans de justice et des porteurs de paix.

 

19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière ru Chapelet au sanctuaire Marial de Mamã Muxima en Angola
     C’est l’amour qui doit triompher, non la guerre ! C’est ce que nous enseigne le cœur de Marie, le cœur de notre Mère à tous.

 

 19 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière ru Chapelet au sanctuaire Marial de Mamã Muxima en Angola
    Offrons tout à Marie, en nous donnant tous à nos frères, et accueillons avec joie, par son intercession, la bénédiction du Seigneur, afin de la transmettre à tous ceux que nous rencontrons.

20 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à l’esplanade de Saurimo, en Angola

     Partout dans le monde, l’Église vit comme un peuple qui marche à la suite du Christ, notre frère et Rédempteur : Lui, le Ressuscité, nous éclaire la route vers le Père et, par la force de l’Esprit, il nous sanctifie afin que nous transformions notre mode de vie selon son amour.

    Le Seigneur voit dans notre cœur et nous demande si nous le cherchons par gratitude ou par intérêt, par calcul ou par amour. Il dit en effet à ceux qui le suivaient : « Vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés » (Jn 6, 26). Ses paroles révèlent les intentions de ceux qui ne souhaitent pas rencontrer une personne, mais seulement consommer des objets. La foule voit Jésus comme un instrument au service d’autre chose, un prestataire de services. S’il ne leur donnait pas à manger, ses gestes et ses enseignements ne les intéresseraient pas.

     Cela se produit lorsque la foi authentique est remplacée par un échange superstitieux, dans lequel Dieu devient une idole que l’on recherche seulement lorsque l’on en a besoin, et tant que l’on en a besoin. Même les plus beaux dons du Seigneur, qui prend toujours soin de son peuple, deviennent dès lors une exigence, une récompense ou un moyen de chantage, et sont mal interprétés par ceux-là mêmes qui les reçoivent. Le récit évangélique nous fait donc comprendre qu’il existe de mauvaises raisons de rechercher le Christ, surtout lorsqu’il est considéré comme un gourou ou un porte-bonheur. Même la fin que cette foule se propose est inadéquate : en effet, elle ne cherche pas un maître à aimer, mais un chef à vénérer pour son propre intérêt.

     L’attitude de Jésus à notre égard est bien différente : en effet, il ne rejette pas cette recherche peu sincère, mais l’encourage à se convertir. Il ne chasse pas la foule, mais invite chacun à examiner ce qui bat dans son cœur. Le Christ nous appelle à la liberté : il ne veut ni serviteurs ni clients, mais il cherche des frères et sœurs auxquels se dévouer de tout son être. Pour répondre avec foi à cet amour, il ne suffit pas d’entendre parler de Jésus : il faut accueillir le sens de ses paroles. Il ne suffit pas non plus de voir ce que Jésus fait : il faut suivre et imiter son initiative. Lorsque, dans le signe du pain partagé, nous voyons la volonté du Sauveur qui se donne lui-même pour nous, alors nous nous approchons de la véritable rencontre avec Jésus qui devient sequela, mission et vie.

     L’avertissement que le Seigneur adresse à la foule se transforme ainsi en une invitation : « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle » (Jn 6, 27). Par ces mots, le Christ nous révèle son véritable don : il ne nous appelle pas à nous désintéresser du pain quotidien, qu’il multiplie au contraire en abondance et nous enseigne à demander dans la prière. Il nous enseigne la bonne manière de rechercher le pain de vie, cette nourriture qui nous soutient pour toujours. Le désir de la foule trouve ainsi une réponse encore plus grande et surprenante : Jésus ne nous donne pas une nourriture qui s’épuise, mais un pain qui ne nous fait pas périr, parce qu’il est aliment de vie éternelle.

     Son don éclaire notre présent : aujourd’hui, en effet, nous voyons que de nombreux désirs des gens sont frustrés par les violents, exploités par les tyrans et trompés par la richesse. Lorsque l’injustice corrompt les cœurs, le pain de tous devient la possession de quelques-uns. Face à ces maux, le Christ écoute le cri des peuples et renouvelle notre histoire : de chaque chute, il nous relève ; dans chaque souffrance, il nous réconforte ; dans la mission, il nous encourage. À l'image du pain vivant qu'il nous donne sans cesse, l'Eucharistie, ainsi son histoire ne connaît pas de fin, et c'est pourquoi elle enlève la fin de notre histoire, à savoir la mort, que le Ressuscité ouvre par la force de son Esprit. Le Christ vit ! Il est notre Rédempteur. Tel est l’Évangile que nous partageons, faisant de tous les peuples de la terre des frères. Telle est l’annonce qui transforme le péché en pardon. Telle est la foi qui sauve la vie !

     Le témoignage pascal concerne donc certes le Christ, le Crucifié qui est ressuscité, mais c’est précisément pour cette raison qu’il nous concerne aussi : c’est en Lui que s’exprime l’annonce de notre résurrection. Nous ne sommes pas venus au monde pour mourir. Nous ne sommes pas nés pour devenir esclaves de la corruption de la chair, ni de celle de l’âme : toute forme d’oppression, de violence, d’exploitation et de mensonge nie la résurrection du Christ, don suprême de notre liberté. Cette libération du mal et de la mort, en effet, ne se produit pas seulement à la fin des temps, mais dans l’histoire de chaque jour. Que devons-nous faire pour accueillir ce don ? L’Évangile lui-même nous l’enseigne : « L’œuvre de Dieu : c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jn 6, 29). Oui, nous croyons ! Aujourd’hui, ensemble, nous le disons avec force et avec gratitude envers Toi, Seigneur Jésus. Nous voulons Te suivre et Te servir en notre prochain : ta parole est pour nous règle de vie, critère de vérité.

 

20 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Luanda, en Angola

     S’il m’appartient, au nom de l’Église universelle, de reconnaître en ce moment la vitalité chrétienne qui anime vos communautés, c’est au Seigneur qu’il revient de vous en récompenser. Il ne manque pas à ses promesses ! À vous aussi, un jour, il a adressé ces paroles que, avec foi, vous avez accueillies et fait fructifier : « Nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple […], avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle » (Mc 10, 29-30).

 

20 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Luanda, en Angola

     Le Seigneur connaît la générosité avec laquelle vous avez embrassé votre vocation et il n’est pas indifférent à tout ce que vous faites, par amour pour lui, afin de nourrir votre peuple de la vérité de l’Évangile. Il vaut donc la peine d’ouvrir tout votre cœur au Christ ! La tentation pourrait peut-être surgir de penser qu’Il vient vous ôter quelque chose, la tentation d’hésiter à lui laisser prendre les rênes de votre vie. Dans ces moments-là, souvenez-vous que « Il n’enlève rien et Il donne tout. Celui qui se donne à Lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ et vous trouverez la vraie vie » (Benoît XVI, Homélie au début du ministère pétrinien, 24 avril 2005).

 

 

20 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Luanda, en Angola

     N’ayez pas peur de dire « oui » au Christ, de modeler entièrement votre vie sur la sienne !

 

 

20 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Luanda, en Angola

     N’ayez pas peur du lendemain : vous appartenez totalement au Seigneur. Il vaut la peine de le suivre dans l’obéissance, la pauvreté, la chasteté. Lui, il n’enlève rien ! La seule chose qu’il nous enlève et prend sur lui, c’est le péché. Oui, de Lui vous recevez tout

 

20 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Luanda, en Angola

     Être disciples de Jésus est au fondement de votre action. Il vous incombe à tous d’être son image et, dans cette tâche, personne ne peut vous remplacer.

 

20 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Luanda, en Angola

     Dans les moments de découragement et d’épreuve, « Qu’il est doux d’être devant un crucifix, ou à genoux devant le Saint-Sacrement, et être simplement sous son regard ! Quel bien cela nous fait qu’il vienne toucher notre existence et nous pousse à communiquer sa vie nouvelle ! » (François, Exhort. apost. Evangelii gaudium, n. 264).

 

 

20 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la Rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux, à la paroisse Notre-Dame de Fatima, à Luanda, en Angola

     Pour votre fidélité et, par conséquent, pour votre mission, la famille sacerdotale ou religieuse est indispensable, mais la famille dans laquelle nous sommes nés et avons grandi l’est tout autant. L’Église a une grande estime pour l’institution familiale, en enseignant que le foyer est le lieu de sanctification de tous ses membres.

 

21 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux Autorités, au Corps Diplomatique, à  Malabo, en Guinée Equatoriale

     Les nouvelles technologies elles-mêmes semblent conçues et utilisées principalement à des fins belliqueuses et dans des contextes qui ne laissent entrevoir aucune amélioration des perspectives pour tous. Au contraire, sans un changement de cap dans l’exercice de la responsabilité politique et sans respect des institutions et des accords internationaux, le destin de l’humanité risque d’être tragiquement compromis. Dieu ne veut pas cela. Son Saint Nom ne peut être profané par la volonté de domination, l’arrogance et la discrimination : surtout, il ne doit jamais être invoqué pour justifier des choix et des actions de mort.

 

21 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV au monde de la Culture, Universitaire, au Campus Universitaire Léon XIV et l’Université Nationale à Malabo. Guinée Equatoriale

     L’histoire de l’homme peut être lue à travers la symbolique de certains arbres bibliques. Dans le jardin du Livre de la Genèse, à côté de l’arbre de vie, se dresse également l’arbre de la connaissance du bien et du mal (cf. Gn 2, 9), dont Dieu ordonne à l’homme et à la femme de ne pas manger les fruits. Il convient de souligner qu’il ne s’agit pas d’une condamnation de la connaissance en tant que telle, comme si la foi craignait l’intelligence ou considérait avec suspicion le désir de savoir. L’être humain a reçu la capacité de connaître, de nommer, de discerner, de s’émerveiller devant le monde et de s’interroger sur son sens (cf. Gn 2, 19).

     Le problème ne réside donc pas dans la connaissance, mais dans son détournement vers une intelligence qui ne cherche plus à correspondre à la réalité, mais à la plier à ses propres exigences, en la jugeant selon la convenance de celui qui prétend la connaître. Là, la connaissance cesse d’être une ouverture et devient une possession ; elle cesse d’être un chemin vers la sagesse et se transforme en une affirmation orgueilleuse d’autosuffisance, ouvrant la voie à des égarements susceptibles de devenir inhumains.

     Cependant, l’histoire biblique ne prend pas fin devant cet arbre. La tradition chrétienne contemple un autre arbre, celui de la Croix, non pas comme une négation de l’intelligence humaine, mais comme signe de sa rédemption (cf. Col 2, 2-3). Si la Genèse présente la tentation d’une connaissance séparée de la vérité et du bien, la croix révèle au contraire une vérité qui, loin d’imposer sa domination, s’offre par amour et élève l’homme à la dignité avec laquelle il a été conçu dès son origine. Là, l’être humain est invité à laisser guérir son désir de connaître : à redécouvrir que la vérité ne se fabrique pas, ne se manipule pas et ne se possède pas comme un trophée, mais qu’elle s’accueille, se cherche avec humilité et se sert avec responsabilité.

     C’est pourquoi, dans une perspective chrétienne, le Christ n’apparaît pas comme une échappatoire fidéiste face à la difficulté intellectuelle, comme si la foi commençait là où la raison s’arrête. Au contraire : en Lui se manifeste la profonde harmonie entre vérité, raison et liberté. La vérité s’offre comme une réalité qui précède l’homme, lui parle et l’appelle à sortir de lui-même, et c’est pourquoi elle peut être recherchée avec confiance. La foi, loin de mettre fin à cette recherche, la purifie de toute autosuffisance et l’ouvre à une plénitude vers laquelle la raison tend, même si elle ne peut la saisir complètement.

     Ce faisant, l’arbre de la Croix ramène l’amour de la connaissance à sa source originelle. Il nous enseigne que connaître signifie s’ouvrir à la réalité, en accueillir le sens et en préserver le mystère. Ainsi, la recherche de la vérité demeure-t-elle véritablement humaine : humble, sérieuse et ouverte à une vérité qui nous précède, nous appelle et nous transcende.

     En effet, il ne suffit pas qu’un arbre porte du fruit : la qualité de ce fruit compte aussi, car c’est à ses fruits qu’on reconnaît l’arbre (cf. Mt 7, 20). De même, une université se jauge à la qualité des étudiants qu’elle offre à la vie de la communauté, plus qu’au nombre de diplômés ou à l’étendue de ses infrastructures. Tel est le désir sincère que l’Église catholique exprime dans son engagement séculaire dans le domaine de l’éducation : que les professionnels excellent grâce à leurs connaissances et à leur savoir-faire ; fruits mûrs pour une véritable fécondité, capables d’aller au-delà de la simple apparence du succès.

    

21 avril 2026 – visite du Pape Léon XIV à l’hôpital psychiatrique « Jean Pierre Olie », à Malabo, en Guinée Equatoriale

     Le Directeur a déclaré : “Une société véritablement grande n’est pas celle qui cache ses faiblesses, mais celle qui les entoure d’amour”. Oui, il en est ainsi. C’est là un principe de civilisation qui a des racines chrétiennes, car c’est le Christ qui, dans l’histoire de l’humanité, a libéré le handicap de la malédiction et lui a rendu sa pleine dignité. Mais le Sauveur ne veut pas et ne peut pas nous sauver sans notre collaboration, tant sur le plan personnel que social : c’est pourquoi il nous demande d’aimer nos frères non pas en paroles, mais en actes.

 

 

 

21 avril 2026 – visite du Pape Léon XIV à l’hôpital psychiatrique « Jean Pierre Olie », à Malabo, en Guinée Equatoriale

     Dieu nous aime tels que nous sommes. Seul Dieu, en réalité, nous aime vraiment tels que nous sommes. Et non pas pour que nous demeurions tels que nous sommes ! Non, Dieu ne nous veut pas toujours malades, il veut nous guérir ! On le voit mille fois dans l’Évangile : Jésus est venu nous aimer tels que nous sommes, et non pas pour nous laisser ainsi, mais pour prendre soin de nous ! Et un hôpital, surtout s’il est d’inspiration chrétienne, c’est justement cela : un lieu où la personne est accueillie telle qu’elle est, respectée dans sa fragilité, mais pour l’aider à aller mieux, dans une vision intégrale. À cette fin, la dimension spirituelle est essentielle

 

22 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique de l’Immaculée Conception, à Mongomo, en Guinée Equatoriale

     L’Eucharistie renferme véritablement tout le bien spirituel de l’Église : c’est le Christ, notre Pâque, qui se donne à nous, c’est le Pain vivant qui nous rassasie, c’est la présence qui nous révèle l’amour infini de Dieu pour toute la famille humaine et sa volonté de venir à la rencontre de chaque femme et de chaque homme, aujourd'hui encore.

 

22 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique de l’Immaculée Conception, à Mongomo, en Guinée Equatoriale

     Les Actes des Apôtres (8,1-8) nous racontent, en quelques versets, comment une Église qui annonce l’Évangile avec joie et sans crainte est aussi une Église qui, précisément pour cette raison, peut être persécutée. En outre, cependant, le Livre des Actes des Apôtres nous dit que, tandis que les chrétiens sont contraints de fuir et se dispersent, de très nombreuses personnes s’approchent de la Parole du Seigneur et peuvent voir de leurs propres yeux que les malades, dans leur corps et dans leur esprit, sont guéris : ce sont les signes prodigieux de la présence de Dieu qui suscitent une grande joie dans toute la ville (cf. vv. 6-8).

22 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique de l’Immaculée Conception, à Mongomo, en Guinée Equatoriale

     Même si les situations personnelles, familiales et sociales que nous vivons ne sont pas toujours favorables, nous pouvons avoir confiance en l’œuvre du Seigneur qui fait germer le bon grain de son Royaume par des voies qui nous sont inconnues, même quand tout autour de nous semble aride, et même dans les moments d’obscurité. Avec cette confiance, enracinée davantage dans la force de son amour que dans nos mérites, nous sommes appelés à rester fidèles à l’Évangile, à l’annoncer, à le vivre pleinement et à en témoigner avec joie. Dieu ne nous fera pas manquer les signes de sa présence et, une fois encore, comme Jésus nous l’a dit dans l’Évangile que nous venons d’entendre, il sera pour nous “le pain de vie” qui rassasiera notre faim (cf. Jn 6, 35).

 

22 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique de l’Immaculée Conception, à Mongomo, en Guinée Equatoriale

     Quelle est cette faim que nous ressentons. Il y a une faim d’avenir, mais d’un avenir habité par l’espérance qui peut faire naître une nouvelle justice, qui peut porter des fruits de paix et de fraternité. Et il ne s’agit pas d’un avenir inconnu que nous devons attendre passivement, mais d’un avenir que nous sommes appelés, avec la grâce de Dieu, à construire dépend de vos choix ; il repose sur votre sens de responsabilité et sur l’engagement partagé pour préserver la vie et la dignité de chaque personne.

 

22 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique de l’Immaculée Conception, à Mongomo, en Guinée Equatoriale

     Il est nécessaire que tous les baptisés se sentent impliqués dans l’œuvre d’évangélisation, deviennent des apôtres de la charité et des témoins d’une nouvelle humanité.

 

22 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée en la Basilique de l’Immaculée Conception, à Mongomo, en Guinée Equatoriale

     Il faut des chrétiens qui prennent en main le destin. C’est pourquoi je voudrais vous encourager : n’ayez pas peur d’annoncer et de témoigner de l’Évangile ! Soyez les bâtisseurs d’un avenir d’espérance, de paix et de réconciliation.

 

22 avril 2026 – Visite du Pape Léon XIV à la prison BATA, en Guinée Equatoriale

     Personne n’est exclu de l’amour de Dieu ! Chacun de nous, avec son histoire, ses erreurs et ses souffrances, continue d’être précieux aux yeux du Seigneur. Nous pouvons le dire avec certitude, car Jésus nous l’a révélé à chaque rencontre, à chaque geste et à chaque parole. Même arrêté, condamné et mis à mort sans aucune faute, il nous a aimés jusqu’au bout, montrant qu’il croyait en la possibilité que l’amour puisse changer même le cœur le plus endurci.

 

22 avril 2026 – Visite du Pape Léon XIV à la prison BATA, en Guinée Equatoriale

    La vie ne se définit pas uniquement par les erreurs commises, qui sont généralement le résultat de circonstances difficiles et complexes : il y a toujours la possibilité de se relever, d’apprendre et de devenir une nouvelle personne.

 

22 avril 2026 – Visite du Pape Léon XIV à la prison BATA, en Guinée Equatoriale

    Et même si certains craignaient d’avoir été abandonnés de tous, Dieu ne vous abandonnera jamais et l’Église sera à vos côtés.

 

 22 avril 2026 – Visite du Pape Léon XIV à la prison BATA, en Guinée Equatoriale

    Dieu ne se lasse jamais de pardonner. Il ouvre toujours une porte nouvelle à ceux qui reconnaissent leurs erreurs et souhaitent changer. Ne laissez pas le passé vous priver de tout espoir en l’avenir. Chaque jour peut être un nouveau commencement.

 

22 avril 2026 – Visite du Pape Léon XIV à la prison BATA, en Guinée Equatoriale

     Une personne qui se relève après être tombée est plus forte qu’avant.

 

22 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’occasion de la rencontre avec les jeunes et les familles, au stade de Bata, en Guinée Equatoriale

     S’en remettre à la volonté de Dieu apporte de la joie et une profonde sérénité. Une vie donnée à Dieu est une vie heureuse, qui se renouvelle chaque jour dans la prière, dans les sacrements et dans la rencontre avec les frères et sœurs que le Seigneur met sur notre chemin.

 

  22 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’occasion de la rencontre avec les jeunes et les familles, au stade de Bata, en Guinée Equatoriale

   Témoignons chaque jour à quel point il est beau d’aimer, que les plus grandes joies, dans tous les domaines, proviennent de la capacité à donner et à se donner, surtout quand on se penche vers ceux qui en ont le plus besoin.

 

22 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l’occasion de la rencontre avec les jeunes et les familles, au stade de Bata, en Guinée Equatoriale

     Prenons ensemble la ferme résolution, dans la joie, de nous engager afin que le Christ, le Crucifié et le Ressuscité, Lumière du monde entier, puisse nous guider tous vers un avenir plein d’espoir.

 

23 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée au stade de Malabo, en Guinée Equatoriale

     La manne est une épreuve, une bénédiction et une promesse, que Jésus vient accomplir. À ce signe ancien succède désormais le sacrement de la nouvelle et éternelle Alliance : l’Eucharistie, pain consacré par celui qui est descendu du ciel pour devenir notre nourriture. Si ceux qui ont mangé la manne « sont morts » (Jn 6, 49), celui qui mange ce pain vit éternellement (cf. v. 51) car le Christ est vivant ! Il est le Ressuscité, et il continue à donner sa vie pour tous.

 

 


23 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée au stade de Malabo, en Guinée Equatoriale

     En la compagnie du Seigneur, nos problèmes ne disparaissent pas, mais ils sont éclairés : comme chaque croix trouve sa rédemption en Jésus, de même, dans l’Évangile, l’histoire de notre vie trouve un sens.

 

23 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée au stade de Malabo, en Guinée Equatoriale

     Dieu nous aime le premier, toujours : sa parole est pour nous l’Évangile, et nous n’avons rien de mieux à annoncer au monde.

 

 

 23 avril 2026 – Paroles du pape Léon XIV au terme de la Messe célébrée au stade de Malabo, en Guinée Equatoriale

    Je quitte l’Afrique avec un trésor inestimable de foi, d’espérance et de charité : c’est un grand trésor, fait d’histoires, de visages, de témoignages joyeux et douloureux qui enrichissent grandement ma vie et mon ministère de successeur de Pierre.

 

 


23 avril 2026 – Paroles du pape Léon XIV au terme de la Messe célébrée au stade de Malabo, en Guinée Equatoriale

    Comme aux premiers siècles de l’Église, l’Afrique est appelée à apporter aujourd’hui une contribution décisive à la sainteté et au caractère missionnaire du peuple chrétien.

23 avril 2026 – Conférence de Presse du Pape Léon XIV dans l’avion de retour vers Rome.

     Je crois que la vie humaine doit être respectée et que la vie de chaque personne – de la conception à la mort naturelle – doit être respectée et protégée. Par conséquent, lorsqu’un régime, lorsqu’un pays prend des décisions qui ôtent injustement la vie à d’autres personnes, il est évident que cela doit être condamné.

24 avril 2026 - Message vidéo du Saint-Père à la cérémonie commémorative du 15e anniversaire de l'abolition de la peine de mort dans l'État de l'Illinois [Université DePaul (Chicago)]

     L’Église catholique a toujours enseigné que chaque vie humaine, depuis le moment de la conception jusqu’à la mort naturelle, est sacrée et mérite d’être protégée. En effet, le droit à la vie est le fondement même de tous les autres droits de l’homme. C’est pourquoi ce n’est que lorsqu’une société préserve le caractère sacré de la vie humaine qu’elle peut s’épanouir et prospérer (cf. Discours aux membres du Corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2026).

24 avril 2026 - Message vidéo du Saint-Père à la cérémonie commémorative du 15e anniversaire de l'abolition de la peine de mort dans l'État de l'Illinois [Université DePaul (Chicago)]

     la dignité de la personne ne se perd pas, même après la commission de crimes très graves.

25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres du Parti populaire européen au Parlement européen

     Poursuivre un idéal ne signifie pas exalter une idéologie. Celle-ci est toujours le fruit d’une falsification de la réalité et d’une violence exercée sur elle. Toute idéologie déforme les idées et asservit l’homme à son propre projet, étouffant ses aspirations véritables, son désir de liberté, de bonheur et de bien-être personnel et social. L’Europe contemporaine est née précisément de la constatation de l’échec des projets idéologiques qui l’avaient détruite et divisée. 

 

 

25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres du Parti populaire européen au Parlement européen

     Le peuple n’est pas seulement un sujet passif, destinataire des propositions et décisions politiques. Il est avant tout appelé à être un sujet actif, coresponsable de toute action politique.

 

 

 

 25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres du Parti populaire européen au Parlement européen

    Pour vaincre une certaine désaffection envers la politique, il faut reconquérir les personnes en allant à leur rencontre personnelle et en reconstruisant un réseau de relations sur le territoire, afin que chacun puisse se sentir membre d’une communauté et acteur de son destin.

 


25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres du Parti populaire européen au Parlement européen

     Être chrétien en politique ne signifie pas être confessionnel, mais laisser l’Évangile éclairer les décisions à prendre, y compris celles qui ne rencontrent pas un consensus facile. Cela signifie travailler pour que ne disparaisse pas le lien entre loi naturelle et loi positive, entre racines chrétiennes et action politique.


25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres du Parti populaire européen au Parlement européen

     Être chrétien engagé en politique signifie investir dans la liberté, non pas une liberté banalisée réduite au simple plaisir, mais une liberté enracinée dans la vérité, qui protège la liberté religieuse, de pensée et de conscience en tout lieu et en toute condition humaine, en évitant d’alimenter « un court-circuit des droits de l’homme », [7] qui finit par laisser place à la force et à la domination.
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[7] Discours au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (9 janvier 2026).

25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre nationale des enseignants de religion catholique, promue par la Conférence épiscopale italienne

     La soif d’infini, inscrite en chaque personne, peut devenir une énergie pour promouvoir la paix, pour renouveler la société et pour en combler les contradictions.

 

25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre nationale des enseignants de religion catholique, promue par la Conférence épiscopale italienne

     La fascinante aventure du dialogue intérieur est un élément indispensable de cette alliance éducative dont on ressent aujourd’hui tant le besoin.

 


25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre nationale des enseignants de religion catholique, promue par la Conférence épiscopale italienne

     La véritable laïcité n’exclut pas le fait religieux, mais sait au contraire en faire une richesse éducative. Cela fait partie d’une attitude plus large, indispensable à tout dialogue, à l’école comme dans la société : connaître et aimer ce que l’on est, pour pouvoir rencontrer l’autre avec respect et ouverture.

 



25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre nationale des enseignants de religion catholique, promue par la Conférence épiscopale italienne

       « Le cœur parle au cœur » (Cor ad cor loquitur), inspirée de la devise de saint John Henry Newman, docteur de l’Église et co-patron du monde éducatif. À une époque où nous sommes constamment assaillis de stimulations de toute sorte, faire taire cette voix est très facile. C’est pourquoi apprendre à l’écouter ou à la retrouver est l’un des plus grands dons que l’on puisse faire aux nouvelles générations. L’homme ne peut vivre sans vérité ni sans sens authentique, et les jeunes, même lorsqu’ils paraissent parfois apathiques ou insensibles, cachent souvent, derrière une apparente indifférence, l’inquiétude et la souffrance de ceux qui « ressentent trop » et de manière trop intense, sans parvenir à nommer ce qu’ils éprouvent.

 


25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre nationale des enseignants de religion catholique, promue par la Conférence épiscopale italienne

     Eduquer demande la patience de semer sans prétendre à des résultats immédiats, dans le respect des temps de croissance de chacun. Et surtout cela demande de l’amour.

 


25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre nationale des enseignants de religion catholique, promue par la Conférence épiscopale italienne

     La vérité passe par les personnes, et pour vos élèves, ces personnes, c’est aussi vous, appelés à être des maîtres crédibles parce qu’amoureux de Dieu et d’eux, à transmettre des valeurs sans protagonisme ni moralisme, à offrir des regards qui relèvent et à être témoins de cette cohérence humble et proche qui rend aimables et désirables même les contenus les plus exigeants.

 

 

25 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre nationale des enseignants de religion catholique, promue par la Conférence épiscopale italienne

     Vos élèves n’ont pas besoin de réponses toutes faites, mais de proximité et d’honnêteté de la part d’adultes qui les accompagnent avec autorité et responsabilité, tandis qu’ils affrontent les grandes questions de la vie. Ils se souviendront des regards et des paroles de ceux qui ont su reconnaître en eux un don unique, de ceux qui les ont pris au sérieux, de ceux qui n’ont pas eu peur de partager avec eux un bout de chemin, en se montrant eux-mêmes hommes et femmes qui cherchent, pensent, vivent et croient.

 

26 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe d’ordination de 10 nouveaux prêtres, en la Basilique Saint Pierre de Rome

     C’est l’Esprit Saint qui unit les personnes et les vocations dans la liberté, afin que personne ne vive plus pour lui-même.

 

26 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe d’ordination de 10 nouveaux prêtres, en la Basilique Saint Pierre de Rome

     Chers ordinands, plus votre lien avec le Christ est profond, plus votre appartenance à l’humanité commune est radicale. Il n’y a ni opposition, ni rivalité entre le ciel et la terre : ils s’unissent pour toujours en Jésus. Ce mystère vivant et dynamique engage le cœur dans un amour indissoluble ; il l’engage et le comble. Certes, tout comme l’amour des époux, l’amour qui inspire le célibat pour le Royaume de Dieu doit être préservé et sans cesse renouvelé, car tout véritable amour mûrit et devient fécond avec le temps. Vous êtes appelés à aimer d’une manière spécifique, délicate et difficile et, plus encore, à vous laisser aimer dans la liberté. Une manière qui fera de vous, outre de bons prêtres, des citoyens honnêtes, disponibles, des artisans de paix et d’amitié sociale.

 

26 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe d’ordination de 10 nouveaux prêtres, en la Basilique Saint Pierre de Rome

     Aujourd’hui, le besoin de sécurité rend les esprits agressifs, renferme les communautés sur elles-mêmes, pousse à chercher des ennemis et des boucs émissaires. La peur est souvent présente autour de nous et peut-être même en nous. Votre sécurité ne doit pas résider dans la fonction que vous occupez, mais dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, dans l’histoire du salut à laquelle vous participez avec votre peuple. C’est un salut qui fait déjà beaucoup de bien accompli en silence, chez les personnes de bonne volonté, dans les paroisses et dans les milieux auxquels vous serez proches, comme des compagnons de route. Ce que vous annoncez et célébrez vous protégera, même dans les situations et les moments difficiles.

 

26 avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe d’ordination de 10 nouveaux prêtres, en la Basilique Saint Pierre de Rome

     Émerveillez-vous pour ce que Dieu fait pousser sans que nous l’ayons semé. Ceux pour qui vous serez prêtres – fidèles laïcs et familles, jeunes et personnes âgées, enfants et malades – vivent dans des pâturages que vous devez connaître. Parfois, vous aurez l’impression de ne pas en avoir les cartes. Mais le Bon Pasteur les possède, et c’est sa voix, si familière, qu’il faut écouter. Combien de personnes se sentent perdues aujourd’hui ! Beaucoup ont l’impression de ne plus pouvoir s’orienter. Il n’y a donc pas de témoignage plus précieux que celui qui confie : « Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom » (Ps 22, 2-3). Son nom est Jésus : « Dieu sauve » ! Vous en êtes les témoins. « Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie » (Ps 22, 6).

26 avril 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale du Regina Caeli, dimanche du Bon Pasteur

     L’Évangile nous rapporte les paroles de Jésus qui se compare à un berger, puis à la porte de la bergerie (cf. Jn 10, 1-10).

     Jésus oppose le berger et le voleur. Il affirme en effet : « Celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit » (v. 1). Et plus loin, de manière encore plus claire : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance » (v. 10). La différence est claire : le berger a un lien particulier avec ses brebis et, par conséquent, il peut entrer par la porte de la bergerie ; si, au contraire, quelqu’un doit escalader la clôture, c’est certainement un voleur qui veut voler les brebis.

     Jésus nous dit qu’il est lié à nous par une relation d’amitié : il nous connaît, nous appelle par notre nom, nous guide et, comme le berger le fait avec ses brebis, vient nous chercher quand nous nous égarons et panser nos blessures quand nous sommes malades (cf. Ez 34,16). Jésus ne vient pas comme un voleur pour nous dérober notre vie et notre liberté, mais pour nous conduire sur les bons chemins. Il ne vient pas pour asservir ou tromper notre conscience, mais pour l’illuminer de la lumière de sa sagesse. Il ne vient pas pour ternir nos joies terrestres, mais pour les ouvrir à un bonheur plus complet et plus durable. Celui qui se confie en Lui n’a rien à craindre : Il ne mortifie pas notre vie, mais vient pour nous la donner en abondance (cf. v. 10).

     Nous sommes invités à veiller sur la clôture de notre cœur et de notre vie, car celui qui y entre peut multiplier la joie ou, comme un voleur, nous la voler. Les « voleurs » peuvent prendre bien des visages : ce sont ceux qui, malgré les apparences, étouffent notre liberté ou ne respectent pas notre dignité ; ce sont les convictions et les préjugés qui nous empêchent d’avoir un regard serein sur les autres et sur la vie ; ce sont les idées fausses qui peuvent nous conduire à faire des choix négatifs ; ce sont des modes de vie superficiels ou marqués par le consumérisme, qui nous vident intérieurement et nous poussent à vivre toujours en dehors de nous-mêmes.

     Nous pouvons nous interroger : par qui voulons-nous nous laisser guider dans notre vie ? Quels sont les « voleurs » qui ont tenté de pénétrer dans notre enclos ? Y sont-ils parvenus, ou avons-nous été capables de les repousser ?

     L’Évangile nous invite à faire confiance au Seigneur : Il ne vient pas nous voler quoi que ce soit, bien au contraire, Il est le Bon Pasteur, qui multiplie la vie et nous l’offre en abondance.

26 avril 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière Mariale du Regina Caeli

     Nous commémorons aujourd’hui le 40e anniversaire du tragique accident de Tchernobyl, qui a marqué la conscience de l’humanité. Il reste un avertissement quant aux risques inhérents à l’utilisation de technologies toujours plus puissantes. Confions à la miséricorde de Dieu les victimes et tous ceux qui en subissent encore les conséquences. Je souhaite que, à tous les niveaux décisionnels, le discernement et la responsabilité prévalent, afin que l'utilisation de l'énergie atomique soit toujours au service de la vie et de la paix.

27 avril 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa Visite à l'Académie pontificale ecclésiastique

     Vous vous préparez à exercer un ministère particulier, qui ne se limite pas à la défense du bien de la communauté catholique, mais qui s’étend à toute la famille humaine vivant dans un pays donné ou participant aux instances des différentes organisations internationales. Cela vous appelle à être les promoteurs de toutes les formes de justice qui contribuent à reconnaître, à reconstruire et à protéger l’image de Dieu imprimée en chaque personne. Dans la défense des droits de l’homme — parmi lesquels se distinguent ceux à la liberté religieuse et à la vie —, je vous recommande donc de continuer à montrer la voie, non pas celle de l’opposition et de la revendication, mais celle de la protection de la dignité de la personne, du développement des peuples et des communautés, et de la promotion de la coopération internationale. Ce sont là les seuls instruments qui permettent d’engager de véritables chemins de paix.

    

2 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux employés de la Conférence épiscopale italienne, avec leurs familles

     Dans l’Église, servir ne consiste pas simplement à remplir une fonction, mais à participer activement, comme des membres, à la vie d’un corps dont le Christ est la tête. Le centre n’est donc jamais nous-mêmes, ni nos bureaux, ni nos programmes, mais Lui ; et toute activité trouve son sens lorsqu’elle aide, même humblement et discrètement, à la rencontre et à l’union avec Lui.

 

2 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux employés de la Conférence épiscopale italienne, avec leurs familles

     L’Épouse du Christ ne peut être servie en spectateurs, mais seulement avec l’amour de ceux qui savent lui appartenir, dans un lien de foi et de communion qui est avant tout un don de grâce, un don de Dieu.

 

2 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux employés de la Conférence épiscopale italienne, avec leurs familles

     Nous vivons une époque de profonds changements, dans la famille, dans l’école, dans le travail, dans la communication, dans la participation sociale, dans la transmission de la foi. Dans ce contexte, le Seigneur nous demande de ne pas nous replier sur nous-mêmes ni d’avoir peur, mais plutôt de nous donner généreusement pour que l’Évangile puisse rejoindre et éclairer aujourd’hui encore chaque femme et chaque homme, avec leurs difficultés, leurs questions et leurs espérances (cf. Concile Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 1), afin que tous « soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2,4).

2 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de consécration de 4 nouveaux Evêques, Auxiliaires du diocèse de Rome ; célébrée dans la Basilique saint Jean de Latran.

     Se rapprocher du Christ, c’est ainsi se rapprocher les uns des autres et grandir ensemble dans l’unité: voilà le Mystère qui nous engage et transforme de l’intérieur la ville elle-même.

 

 

2 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de consécration de 4 nouveaux Evêques, Auxiliaires du diocèse de Rome ; célébrée dans la Basilique saint Jean de Latran     La pierre rejetée est au cœur de l’annonce messianique, face à ceux que la société rejetait et continue de rejeter. Elle est au cœur de notre annonce, de notre mission.

2 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de consécration de 4 nouveaux Evêques, Auxiliaires du diocèse de Rome ; célébrée dans la Basilique saint Jean de Latran     On devient des pierres rejetées par les hommes et choisies par Dieu: quand, par notre vie et notre parole, nous nous opposons aux projets qui écrasent les plus faibles, qui ne respectent pas la dignité de chaque personne, qui utilisent les conflits pour sélectionner les plus forts, tout en négligeant ceux qui restent à la traîne, ceux qui n’y parviennent pas, considérant ceux qui succombent comme des déchets de l’histoire. Jésus a marché parmi nous en tant que prophète désarmé et désarmant, et lorsqu’il a été rejeté, il n’a pas changé de style.

3 mai 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale du Regina Caeli

     (cf. Jn 1, 39). Face à la mort, Jésus parle d’une maison, cette fois-ci très grande : c’est la maison de son Père et de notre Père où il y a de la place pour tous. Le Fils se décrit comme le serviteur qui prépare les chambres, afin que chaque frère et chaque sœur, en arrivant, trouve la sienne prête et se sente attendu depuis toujours et enfin retrouvé.

     Chers amis, dans l’ancien monde où nous sommes encore en chemin, ce sont les lieux exclusifs, les expériences réservées à quelques-uns et le privilège d’entrer là où personne d’autre ne peut aller qui attirent l’attention. Cependant, dans le monde nouveau où le Ressuscité nous conduit, ce qui a le plus de valeur est à la portée de tous. Mais cela n’enlève rien à son attrait. Au contraire, ce qui est ouvert à tous procure désormais de la joie : la gratitude remplace la compétition ; l’accueil efface l’exclusion ; l’abondance n’entraîne plus d’inégalité. Surtout, personne n’est confondu avec quelqu’un d’autre, personne n’est perdu. La mort menace d’effacer le nom et la mémoire, mais en Dieu, chacun est enfin lui-même. En vérité, c’est là la place que nous recherchons toute notre vie, parfois prêts à tout pour obtenir un peu d’attention et de reconnaissance.

     « Ayez la foi », nous dit Jésus. Voilà le secret ! « Croyez en Dieu, croyez aussi en moi » (Jn 14, 1). C’est précisément cette foi qui libère notre cœur de l’angoisse d’avoir et d’obtenir,

6 mai 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     L’Église chemine dans cette histoire terrestre en restant toujours tournée vers son but ultime, qui est la patrie céleste. Il s’agit d’une dimension essentielle que pourtant nous négligeons ou minimisons souvent, car nous sommes trop concentrés sur ce qui est immédiatement visible et sur les dynamiques plus concrètes de la vie de la communauté chrétienne.

    

6 mai 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

      Gardienne d’une espérance qui éclaire le chemin, l’Eglise est investie de la mission de prononcer des paroles claires pour rejeter tout ce qui mortifie la vie et en empêche le développement,

 

  6 mai 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

    L’Église ne s’annonce pas elle-même ; au contraire, en elle, tout doit renvoyer au salut en Christ.

 

 

6 mai 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Dans la perspective du Royaume de Dieu, il faut également prendre en compte la relation entre les chrétiens qui accomplissent aujourd’hui leur mission et ceux qui ont déjà achevé leur existence terrestre et se trouvent dans un état de purification ou de béatitude. Lumen gentium affirme en effet que tous les chrétiens forment une seule Église, qu’il existe une communion et une participation aux biens spirituels fondée sur l’union avec le Christ de tous les croyants, une sollicitude fraternelle entre l’Église terrestre et l’Église céleste : cette communion des saints qui se vit en particulier dans la liturgie (cf. LG, 49-51). En priant pour les défunts et en suivant les traces de ceux qui ont déjà vécu en tant que disciples de Jésus, nous sommes nous aussi soutenus dans notre cheminement et nous renforçons l’adoration de Dieu : marqués par l’unique Esprit et unis dans l’unique liturgie, avec ceux qui nous ont précédés dans la foi, nous louons et rendons gloire à la Très Sainte Trinité.

 

7 mai 2026 - Aux membres des rédactions de la Libreria Editrice Vaticana (LEV)

     Le livre est d’abord une occasion de penser. À l’époque du numérique, la réalité physique du livre nous renvoie au rôle de la pensée, de la réflexion et de l’étude. Lire, c’est nourrir l’esprit ; cela aide à alimenter un sens critique conscient et formé, à se garder des fondamentalismes et des raccourcis idéologiques. C’est pourquoi j’exhorte chacun à lire des livres, comme antidote à la fermeture d’esprit, qui se reflète dans des attitudes rigides et dans des visions réductrices de la réalité.

 

7 mai 2026 - Aux membres des rédactions de la Libreria Editrice Vaticana (LEV)

     Pour nous chrétiens, le livre est une occasion d’annoncer le Christ. Nous savons bien combien la lecture d’une biographie de saint ou d’une réflexion spirituelle bien présentée peut toucher le cœur. La Vierge Marie est souvent représentée, dans l’Annonciation, occupée à lire les Saintes Écritures. Saint Antoine de Padoue tient le Livre des Évangiles ouvert, sur lequel se tient debout l’Enfant Jésus. Saint Augustin, nous le voyons souvent assis à un pupitre devant un grand livre et, parfois, tenant un cœur dans sa main : vérité et charité. À l’école de Marie et des saints, nourrissons-nous de la Parole de Dieu, afin qu’elle façonne notre mentalité et notre manière d’agir.

8 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa Visite al « Temple de la Charité, à Pompei

     Je vous recommande de garder toujours vivante et de diffuser cette ancienne et très belle dévotion du Rosaire, grâce à laquelle, en contemplant les Mystères de la vie de Jésus avec les yeux simples et maternels de Marie, « ce qu’Il a accompli » pénètre dans nos cœurs et transforme notre existence (cf. saint Jean-Paul II, Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 16 octobre 2002, n. 13).

 

8 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa Visite al « Temple de la Charité, à Pompei

     Que la prière du Rosaire soit votre programme de vie : être des hommes et des femmes de prière, afin de refléter, comme des miroirs limpides et humbles, la lumière qui vient de Dieu.

 

8 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa Visite al « Temple de la Charité, à Pompei

     Attachons-nous à Dieu, tandis que nous lui confions, par les mains de Marie, l’humanité tout entière, certains qu’avec l’aide de sa grâce, rien ne pourra nous arrêter dans l’accomplissement du bien, et que l’espérance d’un avenir de paix, ici et partout, trouvera son accomplissement.

8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi

     Il y a exactement un an, lorsque le ministère de Successeur de Pierre m’a été confié, c’était précisément le jour de la Supplique à la Vierge, cette très belle journée de la Supplique à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi ! Je devais donc venir ici, placer mon service sous la protection de la Vierge Sainte. Le fait d’avoir ensuite choisi le nom de Léon me place sur les traces de Léon XIII, qui eut, entre autres mérites, celui d’avoir développé un vaste Magistère sur le Saint Rosaire. À tout cela s’ajoute la récente canonisation de saint Bartolo Longo, apôtre du Rosaire. Ce contexte nous donne une clé pour réfléchir à la Parole de Dieu que nous venons d’entendre.


8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi

     L’Évangile de l’Annonciation nous introduit au moment où le Verbe de Dieu se fait chair dans le sein de Marie. De ce sein rayonne la Lumière qui donne son plein sens à l’histoire et au monde. La salutation que l’ange Gabriel adresse à la Vierge est une invitation à la joie : « Réjouis-toi, comblée de grâce » (Lc 1, 28 ; cf. So 3, 14). Oui, l’Ave Maria est une invitation à la joie : il dit à Marie, et en elle à nous tous, que sur les ruines de notre humanité éprouvée par le péché, et donc toujours inclinée aux abus, aux oppressions et aux guerres, est venue la caresse de Dieu, la caresse de la miséricorde, qui prend en Jésus un visage humain.


8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi 

    Marie devient ainsi Mère de la miséricorde. Disciple de la Parole et instrument de son incarnation, elle se révèle vraiment la « pleine de grâce ». Tout en elle est grâce ! En offrant au Verbe sa propre chair, elle devient aussi, comme l’enseigne le Concile Vatican II à la suite de saint Augustin, « mère des membres du Christ […] parce qu’elle a coopéré par la charité à la naissance des fidèles dans l’Église, qui sont les membres de ce Chef » (Constitution dogmatique Lumen gentium, 53 ; cf. saint Augustin, De sancta virginitate, 6). Dans le « Me voici » de Marie naît non seulement Jésus, mais aussi l’Église, et Marie devient à la fois Mère de Dieu — Theotokos — et Mère de l’Église.
     Grand mystère ! Tout se réalise dans la puissance de l’Esprit Saint, qui couvre Marie de son ombre et rend fécond son sein virginal.

 

8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi 

     Précédé par la proclamation de la Parole de Dieu, enchâssé entre le Notre Père et le Gloria, l’Ave Maria qui se répète dans le Saint Rosaire est un acte d’amour. N’est-il pas propre à l’amour de répéter sans se lasser : « Je t’aime » ? C’est un acte d’amour qui, sur les grains du chapelet,  nous fait remonter vers Jésus et nous conduit à l’Eucharistie, « source et sommet de toute la vie chrétienne » (Lumen gentium, 11).

 

8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi 

      Dans l’Eucharistie, tous les mystères de la vie du Christ se retrouvent, pour ainsi dire, concentrés dans le mémorial de son sacrifice et dans sa présence réelle. Le Rosaire a une physionomie mariale, mais un cœur christologique et eucharistique (cf. Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, 1). Si la Liturgie des Heures rythme les temps de la louange de l’Église, le Rosaire rythme le mouvement de notre vie en la ramenant sans cesse à Jésus et à l’Eucharistie.

 


8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi 

     Des générations de croyants ont été formées et gardées par cette prière simple et populaire, et en même temps capable d’élévations mystiques et dépositaire de la théologie chrétienne la plus essentielle. Qu’y a-t-il en effet de plus essentiel que les mystères du Christ, que son saint Nom, prononcé avec la tendresse de la Vierge Marie ? C’est en ce Nom, et en aucun autre, que nous pouvons être sauvés (cf. Ac 4, 12). En le répétant dans chaque Ave Maria, nous faisons en quelque sorte l’expérience de la maison de Nazareth, comme si nous entendions à nouveau la voix de Marie et de Joseph durant les longues années où Jésus vécut avec eux.

 

8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi 

     « si le Rosaire est « prié » et, j’oserais dire, « célébré » de cette manière, il devient aussi, par conséquence naturelle, source de charité. Charité envers Dieu, charité envers le prochain : deux faces d’une même médaille, comme nous le saint Jean, : « N’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18).

 

8 mai 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de Messe et supplication à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi 

     Nous ne pouvons pas nous résigner aux images de mort que l’actualité nous présente chaque jour. .., Aucune puissance terrestre ne sauvera le monde, mais seulement la puissance divine de l’amour, cette puissance divine de l’amour que Jésus, le Seigneur, nous a révélée et donnée. Croyons en Lui, espérons en Lui, suivons-Le !

 

8 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa rencontre avec le clergé et les personnes consacrées, dans la Cathédrale de Naples 

    Il y a une parole qui résonne dans mon cœur lorsque j’écoute le récit évangélique des deux disciples d’Emmaüs : le mot soin. Comme ces deux disciples, nous aussi, souvent, nous poursuivons notre chemin sans réussir à interpréter les signes de l’histoire et, parfois, découragés et déçus par tant de problèmes ou par les espérances personnelles et pastorales qui semblent ne pas se réaliser, nous avons le visage triste et l’amertume dans le cœur. Jésus, cependant, s’approche et marche avec nous ; il nous accompagne pour nous ouvrir à une lumière nouvelle : son attitude est celle de quelqu’un qui prend soin.
 

 

8 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa rencontre avec le clergé et les personnes consacrées, dans la Cathédrale de Naples 

     Le contraire du soin, c’est la négligence. Et aussitôt viennent à l’esprit quelques exemples : la négligence des routes et des coins de la ville, celle des espaces communs, celle des périphéries et, plus encore, toutes ces situations où c’est la vie elle-même qui est négligée, lorsqu’on a du mal à en garder la beauté et la dignité. Je voudrais cependant que nous nous arrêtions, avant tout, sur l’importance du soin intérieur, qui est soin de notre cœur, de notre humanité et de nos relations.
 

8 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de sa rencontre avec le clergé et les personnes consacrées, dans la Cathédrale de Naples 

     Nous avons besoin de soin. Avant tout, le soin de la vie intérieure et spirituelle, en nourrissant constamment notre relation personnelle avec le Seigneur dans la prière et en cultivant la capacité d’écouter ce qui s’agite en nous, afin de discerner et de nous laisser éclairer par l’Esprit. Cela exige aussi le courage de savoir s’arrêter, de ne pas avoir peur d’interroger l’Évangile sur les situations personnelles et pastorales que nous vivons,

 

9 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la délégation des Représentants des Communautés musulmanes du Sénégal

     Chrétiens et musulmans, nous croyons ensemble que tout être humain est façonné par les mains de Dieu, ainsi revêtu d’une dignité que nulle loi ni aucun pouvoir humain n’a le droit de confisquer (cf. Gn 1,27). Les nations du monde l’ont aussi proclamé : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». C’est sur ce fondement de la fraternité, dans l’origine de l’humanité et dans la foi, que nous assumons ensemble notre responsabilité commune : condamner toute forme de discrimination et de persécution fondée sur la race, la religion ou l’origine ; refuser toute instrumentalisation du nom de Dieu à des fins militaires, économiques ou politiques ; élever notre voix en faveur de chaque minorité qui soufre. Comme je l’ai dit à Bamenda au Cameroun : « Malheur à ceux qui détournent les religions et le nom même de Dieu à leurs propres fins [...], entrainant ce qui est saint dans ce qu’il y a de plus sordide et de plus sombre » (Discours pour la paix, Bamenda, 16 avril 2026).

11 Mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres du Conseil de la Fondation de l’Observatoire du Vatican

     Il y a 135 ans, mon prédécesseur, le Pape Léon XIII, refonda l’Observatoire du Vatican afin que «tout le monde puisse voir clairement que l’Église et ses pasteurs ne sont pas opposés à la science véritable et solide, humaine ou divine, mais qu’ils l’embrassent, l’encouragent et la promeuvent avec la plus grande dévotion possible» (Ut Mysticam, 14 mars 1891). À cette époque, la science était de plus en plus présentée comme une source de vérité rivale de la religion, si bien que l’Église ressentit le besoin urgent de lutter contre l’idée de plus en plus répandue selon laquelle la foi et la science étaient ennemies.

     Pourtant, aujourd’hui, la science et la religion sont confrontées à une menace différente et peut-être plus insidieuse : ceux qui nient l’existence même d’une vérité objective. Trop nombreux sont ceux qui, dans notre monde, refusent de reconnaître ce que la science et l’Église enseignent clairement — que nous avons la responsabilité solennelle de prendre soin de notre planète et de veiller au bien-être de ceux qui y vivent, en particulier les plus vulnérables, dont la vie est mise en péril par l’exploitation irresponsable tant des personnes que du monde naturel. C’est précisément pour cette raison que l’adhésion de l’Église à une science rigoureuse et honnête reste non seulement précieuse, mais essentielle.

14 mai 2026 - Message vidéo du Pape Léon XIV pour « Thy Kingdom come 2026 »

      S’il est vrai que parfois nous trébuchons et que nous oublions Dieu ainsi que notre besoin de lui, au plus profond de notre être nous savons que lui seul peut combler nos désirs les plus profonds et notre inquiétude intérieure. Peut-être la plus belle expression de cela se trouve-t-elle dans les écrits de saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi » (Confessions, I, i, 1). En Jésus, Dieu s’est véritablement fait proche. Il s’est révélé à nous dans la chair, et par son Esprit Saint il est avec nous maintenant.
 

14 mai 2026 - Message vidéo du Pape Léon XIV pour « Thy Kingdom come 2026 »

      S’il est vrai que parfois nous trébuchons et que nous oublions Dieu ainsi que notre besoin de lui, au plus profond de notre être nous savons que lui seul peut combler nos désirs les plus profonds et notre inquiétude intérieure. Peut-être la plus belle expression de cela se trouve-t-elle dans les écrits de saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi » (Confessions, I, i, 1). En Jésus, Dieu s’est véritablement fait proche. Il s’est révélé à nous dans la chair, et par son Esprit Saint il est avec nous maintenant.
    

14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

      Celui qui recherche, celui qui étudie, celui qui cherche la vérité, cherche finalement Dieu ; il rencontrera Dieu, il trouvera Dieu précisément dans la beauté de la création, dans les nombreuses formes où Dieu a voulu mettre son empreinte, dans tout ce que nous sommes, surtout comme fils et filles de Dieu, créatures faites à son image, mais aussi dans sa création.

 

 

14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

     Les études que vous faites, les amitiés qui naissent au cours de ces années et la rencontre avec différents maîtres de pensée sont la promesse de ce qui peut nous changer en mieux, nous-mêmes, avant même de changer la réalité autour de nous. Lorsque le désir de vérité devient recherche, notre audace dans l’étude témoigne de l’espérance d’un monde nouveau.


14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

     Vous savez que je suis spirituellement lié à saint Augustin, qui fut un jeune homme inquiet : il commit aussi de graves erreurs, mais rien ne fut perdu de sa passion pour la beauté et la sagesse

 

14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

     L’inquiétude a un visage triste : nous ne devons pas nous cacher que beaucoup de jeunes vont mal. Pour tous, il existe des saisons difficiles ; mais certains peuvent avoir l’impression qu’elles ne finissent jamais. Aujourd’hui, cela dépend de plus en plus du chantage des attentes et de la pression de la performance. C’est le mensonge envahissant d’un système déformé, qui réduit les personnes à des chiffres en exacerbant la compétition et en nous abandonnant à des spirales d’anxiété. Ce malaise spirituel de nombreux jeunes nous rappelle précisément que nous ne sommes pas la somme de ce que nous possédons, ni une matière assemblée par hasard dans un cosmos muet. Nous sommes un désir, non un algorithme ! C’est précisément cette dignité particulière qui me conduit à partager avec vous deux questions.

 


14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

     À vous, les jeunes, ce malaise demande : « Qui es-tu ? » Être nous-mêmes, en effet, est l’engagement caractéristique de la vie de tout homme et de toute femme. « Qui es-tu ? » est la question que nous nous posons les uns aux autres ; la question que nous adressons silencieusement à Dieu ; la question à laquelle nous seuls pouvons répondre, pour nous-mêmes, mais à laquelle nous ne pouvons jamais répondre seuls. Nous sommes nos liens, notre langage, notre culture

 

 14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

    A ceux qui sont plus adultes, le malaise des jeunes demande : « Quel monde sommes-nous en train de laisser ? » Un monde malheureusement défiguré par les guerres et par les paroles de guerre. Il s’agit d’une pollution de la raison qui, du plan géopolitique, envahit toute relation sociale. La simplification qui fabrique des ennemis doit donc être corrigée, spécialement à l’université, par le soin apporté à la complexité et par le sage exercice de la mémoire. En particulier, le drame du XXe siècle ne doit pas être oublié. Le cri « plus jamais la guerre ! » de mes prédécesseurs, si proche du rejet de la guerre inscrit dans la Constitution italienne, nous pousse à une alliance spirituelle avec le sens de la justice qui habite le cœur des jeunes, avec leur vocation à ne pas se refermer dans les idéologies et les frontières nationales.

 


 14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

    Vous qui êtes si peu considérés par une société qui a de moins en moins d’enfants, témoignez que l’humanité est capable d’avenir lorsqu’elle le construit avec sagesse.

 

 

14 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à l'université Sapienza de Rome

     Quel sens y aurait-il, à former un chercheur ou un professionnel qui ne cultiverait pas sa conscience, le sens de la justice et le respect de ce que l’on ne peut ni ne doit dominer ?

 

16 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux confirmands de l'archidiocèse métropolitain de Gênes

     Si donner la Confirmation est l’une des plus grandes joies de l’évêque, il y a aussi une autre chose qui est une tristesse. C’est que parfois, lorsque l’évêque donne la Confirmation, le don de l’Esprit Saint, on ne voit plus jamais les jeunes ! Ils disparaissent de la paroisse. Et à ce sujet, je voudrais vous demander ceci : portez une attention particulière à l’un des dons de l’Esprit Saint, que l’on appelle la persévérance.

 

16 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux confirmands de l'archidiocèse métropolitain de Gênes

     Jésus-Christ veut marcher avec toi

 

16 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux confirmands de l'archidiocèse métropolitain de Gênes

     Nous ne vivons pas la foi tout seuls, nous la vivons ensemble. Et former ces relations d’amitié, de communauté, est une manière de vivre la persévérance comme disciples de Jésus.


16 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux confirmands de l'archidiocèse métropolitain de Gênes

     Il est beau de recevoir le sacrement, il est très beau de recevoir la plénitude de l’Esprit Saint, mais il est très important que chacun de vous prenne aussi cet engagement, fasse cette promesse au Seigneur : vouloir vraiment continuer comme ses amis, ses disciples, ses missionnaires, et vouloir persévérer dans la foi. Je vous laisse donc avec cette parole.
 

17 mai 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale du Regina Caeli

     Toute la vie du Christ, à travers son humanité, est un mouvement ascendant qui embrasse et englobe toute la réalité du monde, élevant et rachetant l’homme de sa condition pécheresse, apportant lumière, pardon et espérance là où régnaient les ténèbres, l’injustice et le désespoir, afin de parvenir à la victoire définitive de Pâques, où le Fils de Dieu « en mourant a détruit notre mort, en ressuscitant nous a rendu la vie » (Préface pascale I).

 

17 mai 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale du Regina Caeli

     L’Ascension ne nous parle donc pas d’une promesse lointaine, mais d’un lien vivant, qui nous attire, nous aussi, vers la gloire céleste, élargissant et élevant dès cette vie notre horizon et rapprochant toujours davantage notre façon de penser, de ressentir et d’agir de la mesure du cœur de Dieu.

18 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à une délégation de la « Catholic Extension Society »

     Ce n’est qu’après avoir reçu la promesse de l’Esprit Saint que les apôtres commencèrent à proclamer Jésus de Nazareth aux hommes et aux femmes « de toutes les nations qui sont sous le ciel » (Ac 2, 5), annonçant la Bonne Nouvelle du salut et de la vie nouvelle dans le Christ. Ce qui suit dans le livre des Actes est l’histoire de l’Église primitive et de la diffusion de l’Évangile, d’abord à Jérusalem, puis dans les régions voisines. À mesure que le Seigneur augmentait leur nombre, ils commencèrent à former des communautés fondées sur l’unité fraternelle et sur l’enseignement des apôtres, nourries et fortifiées par l’Eucharistie et par une vie de prière (cf. vv. 42-47).

18 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV à une délégation de la « Catholic Extension Society »

     L’Église primitive témoigne du fait que, partout où existe une véritable communauté de foi, la charité chrétienne inspire ses membres à soulager les souffrances des autres et à prendre soin de ceux qui sont dans le besoin, spécialement des pauvres (cf. Ac 2, 45 ; 6, 1-6). L’amour des pauvres peut donc être compris comme « la garantie évangélique d’une Église fidèle au cœur de Dieu » (Dilexi te, n. 103), et il ouvre aussi la porte pour que ceux que nous servons puissent connaître plus profondément le Seigneur, tandis que nous rendons témoignage à son amour.

20 mai 2026 - Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

     Le Christ lui-même est le principe intérieur du mystère de l’Église, peuple saint de Dieu, né de son côté transpercé sur la croix.

20 mai 2026 - Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale

    Dans la sainte liturgie, par la puissance de son Esprit, il continue d’agir. Il sanctifie et associe l’Église, son épouse, à son offrande au Père. Il exerce son sacerdoce absolument unique, lui qui est présent dans la Parole proclamée, dans les Sacrements, dans les ministres qui célèbrent, dans la communauté rassemblée et, au plus haut degré, dans l’Eucharistie (cf. SC, 7). C’est ainsi que, selon saint Augustin (cf. Serm., 277), en célébrant l’Eucharistie, l’Église « reçoit le Corps du Seigneur et devient ce qu’elle reçoit » : elle devient le Corps du Christ, « demeure de Dieu par l’Esprit » (Ep 2, 22). Telle est « l’œuvre de notre rédemption », qui nous configure au Christ et nous édifie dans la communion.

23 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV, lors de sa rencontre avec les évêques, le clergé, les religieux et les familles des victimes de la pollution environnementale

     Je suis venu avant tout recueillir les larmes de ceux qui ont perdu des personnes chères, tuées par la pollution environnementale provoquée par des personnes et des organisations sans scrupules, qui ont pu agir trop longtemps dans l’impunité.

 

23 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV, lors de sa rencontre avec les évêques, le clergé, les religieux et les familles des victimes de la pollution environnementale

     Vous, familles frappées par la mort, engendrez une vie nouvelle en transmettant à vos fils et filles, à vos petits-enfants et à vos voisins ce sens de la responsabilité qui a trop souvent manqué jusqu’ici. Laissez mourir le ressentiment, pratiquez les premiers la justice que vous demandez, témoignez de la vie, éduquez au soin.
 

23 mai 2026 – Discours du Pape Léon XIV, lors de sa rencontre avec les évêques, le clergé, les religieux et les familles des victimes de la pollution environnementale

     Que Jésus ressuscité nous donne d’habiter ensemble ainsi, capables d’accueillir et de mettre en pratique la Parole de Dieu, pèlerins ici-bas et citoyens dans son éternité.

 

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